Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.
Après un été émaillé par des canicules à répétition, le centre des monuments nationaux publie les résultats d’un rapport sur les risques environnementaux auxquels seront confrontés les sites de son réseau d’ici 2050 et 2100.
« 100 % des sites seront fortement exposés aux aléas liés à la chaleur et à l’eau. » C’est un des chiffres frappants de l’étude que publie le Centre des monuments nationaux (CMN) aujourd’hui sur la vulnérabilité du patrimoine français aux aléas environnementaux à l’horizon 2050 et 2100, quand le changement climatique aura augmenté les températures à + 4 degrés en France.
Ce rapport n’intervient pas par hasard : l’édition 2026 des Journées européennes du patrimoine démarre ce week-end sous le thème « Patrimoine en péril », et la France se remet tout juste d’un été caniculaire sans précédent au cours duquel plusieurs monuments ont fermé en raison des fortes chaleurs.
Stress thermique, précipitations et feux de forêt
Le CMN a défini dix aléas climatiques prioritaires, avec en tête le changement de température, le stress thermique, le changement et la variabilité des précipitations – qui concernent la totalité des monuments du réseau –, mais aussi les incendies et feux de forêt ou encore le stress hydrique, qui toucheront respectivement 83% et 73% des sites.
D’autres facteurs environnementaux concernent moins de monuments, comme le retrait-gonflement des argiles (la variation du volume des sols argileux en fonction de leur quantité d’eau, qui peut fragiliser les fondations des édifices notamment) ou l’élévation du niveau de la mer, mais « peuvent avoir des conséquences majeures et potentiellement irréversibles », selon le CMN.
La maison de Clémenceau sous les eaux
L’audit du CMN s’est basé sur trois sites pilotes choisis pour « leurs différentes topologies, régions et expositions aux aléas ». La maison de Georges Clémenceau, à Saint-Vincent-sur-Jard dans les Pays de la Loire, est l’un d’eux.
Face à l’océan, le monument est « fortement exposé » à trois aléas : l’élévation du niveau de la mer, l’intrusion saline et le stress hydrique. Selon les projections, il y aurait une « aggravation marquée » du risque de submersion de la maison et du jardin d’ici à 2120.
À lire aussi : Grand Ballon : avec la fin des remontées mécaniques, un nouveau coup de chaud pour le ski alpin alsacien
Au total, ce sont huit sites patrimoniaux qui seront sujets aux variations climatiques du littoral.
Alors que le rapport insiste sur le fait que le changement climatique met déjà les activités des monuments français « sous tension ». Malgré la mise en place d’un plan fortes chaleurs à l’été 2025, le CMN insiste sur la nécessité d’aller vers une logique d’adaptation des sites patrimoniaux. « Les événements de l’été 2026 ont montré que le sujet de l’adaptation dépasse la notion de confort et devient un véritable facteur de rupture opérationnelle […]. Ces conséquences certaines peuvent être minimisées avec de l’anticipation et en allant plus loin que la gestion court terme. »
Alice Billia édité par Héloïse Lartia
14h50
Pour Loïc Muller, l'endettement de la municipalité et de l'Eurométropole ont une explication simple : « Ça a été un mandat très dynamique au niveau de l’investissement. Mais comme l’épargne brute a fortement baissé, la seule possibilité de payer, c’est d’avoir recours très fortement à l’endettement. » En effet, durant le mandat de l'ancienne maire écologiste, les dépenses d'équipement ont atteint 649 millions d'euros.
« Pour redresser la situation et garantir une trajectoire soutenable, Deloitte a estimé qu’il faudrait une épargne brute à 51 millions d’euros en 2027, contre un atterrissage prévu à 23 millions d’euros en 2026. »
14h45
L’épargne brute a été en forte baisse durant le mandat Barseghian : 41,6 millions d’euros en 2020 ; 36,1 en 2023 ; 23 en 2026. « Cela signifie simplement que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de manière bien plus rapide que les recettes. » Les charges à caractère général [dépenses de fonctionnement, ndlr] ont augmenté de 52 %. Loïc Muller explique ce dernier paramètre par une économie bousculée par la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine.
14h40
Loïc Muller, expert-comptable et commissaire aux comptes, patron de toutes les activités de Deloitte dans le Grand-Est présente cet audit, qui a duré plus de trois mois. « Pour la période 2020-2025 que nous avons analysée, les données financières que nous avons utilisées sont publiques. La transparence et la vérification sont relativement simples. Nous avons réalisé des comparatifs entre Strasbourg et l'EMS avec leurs homologues. »
Cette présentation sera suivie de la publication de documents bien plus complets.
Bienvenue dans ce direct du Webex. Les résultats de l'audit sur l'endettement de Strasbourg lancé par la nouvelle édile, Catherine Trautmann, ont été annoncés. La ville de Strasbourg est endettée à hauteur de 500 millions d'euros, et la municipalité a évoqué l'impossibilité, en l'état, de financer tous les projets en cours. Notre journaliste Carl Lefebvre était sur place.