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15:30 Émirats : l'une des plus grandes raffineries au monde ferme
La raffinerie de Ruwais, l'une des plus importantes au monde, a suspendu son activité ce mardi après une attaque de drones dans la région. Le site est opéré par la compagnie nationale Adnoc et a fermé le site par précaution, d'après une source proche du dossier auprès de l'AFP. Un témoin cité par l'agence raconte avoir vu des grandes flammes s'élever du complexe et des bruits d'explosion.
15:20 Chute du trafic dans le détroit d'Ormuz: l'ONU inquiète pour les pays en développement
L'ONU Commerce et Développement (Cnuced) s'est inquiétée mardi des répercussions des perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz sur des secteurs comme l'énergie et les engrais, avec un impact à craindre pour les pays en développement.
Depuis les frappes israélo-américaines lancées le 28 février en Iran, les Gardiens de la Révolution bloquent le trafic dans le détroit d'Ormuz, l'un des corridors commerciaux les plus stratégiques au monde par lequel passent un quart du pétrole et un cinquième du gaz naturel liquéfié mondiaux. Cette situation suscite « des préoccupations quant à ses répercussions sur les marchés de l'énergie, le transport maritime et les chaînes d'approvisionnement mondiales », souligne la Cnuced dans un rapport publié mardi. Environ un tiers du commerce mondial d'engrais transporté par voie maritime (près de 16 millions de tonnes) transite par Ormuz, souligne encore la Cnuced, « ce qui soulève des préoccupations quant à l’accès aux engrais pour certains des pays les plus pauvres ».
15:10 Les Etats-Unis continuent d'intensifier leurs frappes sur l'Iran
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé mardi que les Etats-Unis continuaient d'intensifier leurs frappes sur l'Iran et a refusé de préciser la durée envisagée par Washington pour cette guerre, soulignant que la décision revenait à Donald Trump. « Aujourd'hui sera, à nouveau, le jour le plus intense de frappes sur l'Iran », depuis le début de la guerre le 28 février, a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.
« Le plus grand nombre d'avions de combat, de bombardiers, de frappes », a-t-il ensuite énuméré. Présent à ses côtés, le chef d'état-major américain Dan Caine a déclaré que les Etats-Unis continuaient de « chasser et frapper des navires poseurs de mines et des sites de stockage de mines », au moment où la question de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz - essentiel à l'économie mondiale et actuellement bloqué par l'Iran - est un sujet omniprésent. Pete Hegseth a affirmé en outre que « les dernières 24 heures ont vu l'Iran lancer le plus faible nombre de missiles qu'ils ont été capables de lancer jusque-là ».
Selon lui, les dirigeants iraniens « lancent des missiles depuis des écoles et des hôpitaux, ciblant de manière délibérée des innocents parce qu'ils savent que leurs forces armées sont en train d'être abimées et annihilées de manière systématique ».
Plus de deux mois après l’incursion étasunienne au Venezuela qui avait amené à la capture du président Nicolas Maduro, la Maison-Blanche tourne encore son regard vers l’Amérique du Sud. Samedi dernier, Donald Trump, accompagné de son secrétaire d’État Marco Rubio, accueillait les dirigeants de douze pays d’Amérique Latine lors du sommet Shield of the Americas (Bouclier des Amériques), dans son golf-club de la région de Miami. Le multimilliardaire y a annoncé sa volonté de créer une alliance transnationale de lutte contre le trafic de drogue, un des leitmotivs de la politique étrangère de son second mandat.
« Comme l’on a créé une alliance pour éradiquer l’État islamique, on a maintenant besoin d’une coalition pour éliminer les cartels », a martelé le président américain, engagé en parallèle dans des frappes continues sur l’Iran. Conséquence directe, l’U.S. Army a annoncé la conduite d’« opérations militaires conjointes » avec le gouvernement équatorien, afin de mettre à mal le « narco-terrorisme » dans le pays. Si l’on sait peu de la nature concrète de ces actions, l’Équateur a déjà annoncé avoir bombardé la semaine dernière des cibles (campements de narcotrafiquants, entrepôts de campagne) avec l’appui de l’armée de l’air américaine.
Le Pentagone a également diffusé une vidéo montrant des forces spéciales héliportées effectuant des raids aux côtés de commandos du pays. Selon le gouvernement équatorien, la cache de Mono Tole, chef supposé du groupe de narcotrafiquants CDF (Commandos de la Frontière), a été détruite dans la province de Sucumbíos, près de la frontière avec la Colombie. Le président du pays voisin, Gustavo Petro, a de son côté critiqué l’exclusion de son gouvernement de cette alliance anti-drogue.
Une nouvelle étape d’un plan plus large
L’initiative a été saluée par le président équatorien Daniel Noboa, fidèle allié de Trump, qui a affirmé que 70% du trafic mondial de cocaïne transite par les ports du pays. Reste à savoir comment la population équatorienne réagira à cette alliance : en novembre 2025, elle avait voté « Non » à 67% lors d’un référendum sur l’autorisation de l’établissement de bases militaires étrangères dans le pays, frustrant alors les volontés d’expansion américaines dans la région. À l’aune des opérations conjointes, certains Équatoriens condamnent sur les réseaux l’utilisation par les États-Unis des troupes des pays d’Amérique Latine comme de la « chair à canon ».
Cette action du gouvernement américain vient renforcer l’opération Southern Spear (Lance du Sud), la campagne militaire lancée par l’administration Trump contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, le Pacifique et l’Amérique du Sud continentale. Un déploiement inédit qui a pour but sous-jacent de restaurer la suprématie incontestée du pays de l’Oncle Sam sur les Amériques, justifiée par le fait que l’Amérique Latine est historiquement le premier producteur de cocaïne dans le monde.
C’est ce que Trump lui-même a baptisé la « Doctrine Donroe » : une reprise d’un concept du nom du cinquième président des États-Unis James Monroe, qui établissait, dès 1823, la domination exclusive du pays sur le continent américain.
AXEL GUILLOU
14:42 Liban : frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien
Selon un communiqué de l'armée israélienne publié sur Telegram, cette dernière « a commencé à frapper l’infrastructure du Hezbollah à Dahiyé à Beyrouth ».
14:20 Le chancelier allemand ne voit « aucun plan commun » pour mettre « rapidement » fin à la guerre
Friedrich Merz a annoncé mardi ne voir « aucun plan commun » venant des États-Unis et d'Israël pour mettre un terme à la guerre déclenchée par leurs frappes contre l'Iran « de manière convaincante ».
« Beaucoup» des « objectifs » fixés par les Américains et les Israéliens « sont aussi les nôtres, mais chaque jour de guerre soulève davantage de questions », a souligné lors d'une conférence de presse à Berlin le dirigeant allemand, qui recevait le Premier ministre tchèque Andrej Babis.