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Ce mercredi 16 septembre, le Congrès américain a voté, à la quasi unanimité, une loi permettant aux Etats de faire payer le coût de l’électricité supplémentaire lié aux data centers aux entreprises de la tech. Dans le pays, la colère citoyenne monte contre ces installations.
Outre-Atlantique, les citoyens américains grondent contre les géants de la tech et l’installation de leurs data centers. Et ils ont été entendus par leurs élus. Ce mercredi 16 septembre, la « loi de protection des contribuables » a été adoptée par la Chambre des représentants. Votée à 417 voix pour et 3 contre.
Le texte cible les coûts liés à la construction et le fonctionnement des centres de données, au moment où le boom de l'intelligence artificielle provoque un débat politique majeur sur ces infrastructures énergivores. Il prévoit l'obligation pour chacun des Etats américains d'envisager de nouvelles régulations pour s'assurer que les entreprises derrière les plus grands centres de données paient bien les coûts supplémentaires provoqués par une hausse de la demande en électricité.
Cette législation pourrait ne pas entrer en vigueur avant deux ans, selon le Washington Post. Le texte doit maintenant passer devant le Sénat.
Un coût important pour les ménages
Selon l’AFP, sur l'un des réseaux électriques du pays couvrant 67 millions de foyers, la poussée de la demande en énergie due aux nouveaux centres de données a provoqué une explosion (+174%) du coût total sur le réseau.
La hausse des factures d’électricité vient s’ajouter à l’explosion du prix du carburant pour les Américains qui se rendront aux urnes pour les élections de mi-mandat le 3 novembre prochain. Également gênés par les nuisances sonores d'installations gourmandes en eau, sept américains sur dix sont défavorables à l’implantation d’un data center dans leur commune, d’après un sondage Gallup publié en mai dernier.
Aux Etats-Unis, la fronde contre les centres de données dépassent les clivages politiques. Même si cette opposition transpartisane reste plus ancrée chez les démocrates, traditionnellement plus sensibles aux enjeux environnementaux, 63 % des républicains se disent eux aussi opposés à ces installations.
Comment décrirais-tu l’influence de l’armée au sein de l’université ?
Il y avait beaucoup d’étudiants internationaux, alors Tsahal faisait son recrutement chez ceux qui n'avaient pas fait leur Alyah (installation pour un juif en Israël, NDLR) et donc leur service militaire. On recevait en permanence des mails pour soutenir l’armée, ils organisaient des cagnottes et envoyaient des colis avec des bonbons et des couvertures aux militaires. Au début, je ne considérais pas forcément ça comme de la propagande, parce que c’était juste après le 7 octobre. Après, j’ai compris que c’était toujours comme ça.
Et sur la qualité des enseignements académiques ?
D’un point de vue purement académique, ce n’était pas un enseignement propagandiste. J’ai trouvé les cours sur le conflit israélo-palestinien très objectifs. Les professeurs n’étaient pas que des fervents défenseurs d’Israël, loin de là.
Cette université comprend l’Institut de lutte contre le terrorisme (ICT), où des travaux sont jugés « problématiques ».
Avant mon échange, mon école en France m’a vendu que je pouvais faire un stage à mi-temps dans cet institut pour y faire de la recherche universitaire. J’y ai mis les pieds en novembre et n’y suis pas resté très longtemps. On m’a fait travailler sur le terrorisme d’extrême droite en France et en Belgique, ce qui n’est pas problématique en soi. D’autres étudiants ont travaillé sur le Liban ou la Palestine. À notre niveau de stagiaire, je ne pense pas qu’on ait pu faire un travail utile pour les renseignements ou l’armée…
Comment considérez-vous désormais les partenariats universitaires avec Reichman ?
Un partenariat aujourd’hui, ce n’est pas pareil qu’avant. C’est devenu un problème depuis que la lumière a été faite sur le soutien de cette université à Tsahal. Par contre, je ne suis pas pour généraliser le boycott, ce que je trouve dangereux. Je trouverais ça absurde d’arrêter le partenariat avec l’université hébraïque de Jérusalem par exemple, alors que la moitié de ses étudiants sont Palestiniens.
Vous avez été visé par des critiques au sein de votre école. Comment l’avez-vous vécu ?
J’ai parfois ressenti un malaise dans mon école. Je me suis senti ciblé par certaines manifestations pendant mon échange même si je sais que ce n’était pas personnel. En plus, mes opinions ne sont pas si éloignées des étudiants mobilisés. À propos du conflit, je suis un défenseur d’un État de Palestine. Si c’est ça être pro-palestinien, alors je le suis. Je défends tout autant le droit d’Israël à exister, en sécurité. Ce qui, d’ailleurs, ne m’empêche pas de m’opposer à son gouvernement génocidaire qui mène une guerre et une colonisation atroces.
* Le prénom a été modifié
Propos recueillis par Clément Vaillat. Edité par Alice Billia
Pratique :
Service de santé étudiante (SSE) : Campus Esplanade, 6 rue de Palerme, 67000 Strasbourg. Mail : sante.etudiants@unistra.fr. Site :https://sante.unistra.fr. Tél. : 03 68 85 50 24.
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Pour les personnes atteintes d'endométriose, la Mission handicap propose un accompagnement.
16h15
C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis ! Vous pouvez toujours (re)lire notre point sur la situation : Fin de l’audit, et vite la suite !
16h10
Interrogée sur la difficulté de concilier la réalisation de projets municipaux avec « l’urgence financière », selon le constat qu’elle a dressé aujourd’hui, la maire socialiste ne ferme pas totalement la porte aux impôts, mais pas tout de suite : « On fera appel à la solidarité des habitants, mais d’une autre manière. Je considère que la fiscalité est un ultime recours. Je refuse cette solution de facilité, les impôts sur la taxe foncière ne touchent pas que les riches. »
Les audits auront coûté 57 000 euros à la Ville, 46 000 euros à l’Eurométropole. Reste encore celui des sociétés d’économie mixte. La saison des audits n'est donc pas terminée.
15h45
Interrogé sur les projets qui sont pour l'instant « gelés », Mathieu Cahn indique ne pas encore pouvoir répondre : « Aujourd’hui, nous sommes en train de balayer les PPI (plans pluriannuels d’investissement), et ce n’est pas le jour pour annoncer la mise à l’arrêt ou l’abandon de tel ou tel projet. » Ces décisions seront prises en 2027.
500 millions
C'est le montant de la dette de la Ville de Strasbourg, selon Loïc Muller, du cabinet de conseil Deloitte.
Un rejet qui ne plaît pas à Trump
Peu après le vote, le député républicain Bryan Steil a déclaré sur X : « C'est simple: n'imposez pas aux familles les coûts des centres de données. » Il ajoute être « fier » d’avoir soutenu le texte.
Une unanimité qui ne risque pas de faire plaisir à Donald Trump. Le président des Etats-Unis s’est engagé en faveur de l’implantation des data centers, en faisant du sujet l’une de ses priorités. Selon le chef d’Etat, sa résidence de Mar a Lago aurait même tout intérêt à accueillir l’une de ses infrastructures. Fin août, il écrivait sur son réseau social Truth Social « Let Data Reign [“Vive le règne des data centers”] ».
D’après les données de Data Center Map, sur 18 110 infrastructures de data centers à travers le monde, près de la moitié se trouvent aux Etats-Unis, qui en comptent 8 818, dont près de 4 800 data centers en activité, selon un comptage réalisé par Reporterre. Le pays devance largement ses concurrents. La France en totalise 393, soit douze fois moins que son concurrent étasunien.
Poussée par ses parents, elle s’engage en politique dès ses études de droit. D’abord conseillère juridique pour Die Linke, elle finit par adhérer au parti en 2017, « le jour où l’AfD est entré au Parlement », raconte-t-elle régulièrement. Son premier mandat débute en 2021, quand elle entre au conseil municipal de la ville de Berlin comme élue d’opposition au maire chrétien-démocrate Kai Wegner.
Exproprier les maxipropriétaires
L’élection de dimanche prend place dans un contexte politique étouffant. À une centaine de kilomètres de la capitale, le parti d’extrême droite allemand vient de remporter une victoire significative lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, en raflant 44 % des voix. Tout le pays retient son souffle dans l’attente de la signature d'une coalition entre les autres partis élus, qui pourraient ainsi dépasser le score de l’AfD et obtenir une majorité relative. Autre conséquence de ce scrutin : la CDU, le parti du chancelier Friedrich Merz, élu sur la promesse de freiner la progression du parti nationaliste, qui n’a récolté que 17 % pour des voix, suscite de plus en plus de méfiance.
C’est dans cette ambiance électrique, qui pousse toute l’Allemagne à scruter les résultats de dimanche, qu’Elif Eralp a choisi de déterrer un référendum proposé à la population berlinoise en 2021. Cette année-là, les habitants de la ville, longtemps scindée en deux, avaient voté à 59,1 % en faveur de l’expropriation des propriétaires de plus de 3 000 logements.
Une réforme qui toucherait 220 000 à 240 000 habitations, selon le Süddeutsche Zeitung, et qui s’inscrirait dans une politique profondément socialiste, à rebours de la tendance actuelle en Allemagne. Au point que toute la presse nationale imagine la juriste rendre littéralement rouge l’hôtel de ville de Berlin, qui porte le nom de « rotes Rathaus » en allemand – « l'hôtel de ville rouge » –, en référence aux briques avec lesquelles il a été construit.
Myriam Blanc
Édité par Bertille Lietar
L’établissement, dont le partenariat désormais terminé a suscité de vives contestations à Sciences Po Strasbourg, est liée à de nombreuses écoles et universités. Plusieurs rapports ont, depuis le début de la guerre à Gaza, pointé du doigt les liens tant financiers qu’idéologiques entre l'université basée à Tel Aviv et les forces de sécurité israéliennes. Romain*, étudiant de 23 ans, y a suivi un échange d’un an, il témoigne.
Dans quel cadre avez-vous étudié à l’université Reichman ?
Le Proche et Moyen-Orient sont les régions sur lesquelles je me spécialise. Les seuls partenariats qu’avait mon école n’étaient ni en Égypte, ni au Liban, mais en Israël. Je suis donc allé là-bas en tant qu’étudiant intéressé par le conflit israélo-palestinien et passionné par la région. Je commençais à l’époque mon orientation vers les métiers de la diplomatie, alors je voulais aussi apprendre l’hébreu et l’arabe.
Pourquoi avoir choisi l’université Reichman ?
Il y avait deux établissements partenaires. L’enseignement du premier, à Jérusalem, était très théologique. J’ai opté pour le second, Reichman, à Tel Aviv, axé sur les questions de défense. Je me suis dit que ce serait à l’image de la ville : ouvert et progressiste. J’ai découvert au fil des semaines la réalité : c’est l’inverse de ce que j’avais imaginé. Certains Israéliens modérés m’ont vite dit que cet endroit était réputé pour être politisé très à droite. Au début, je ne savais pas que les liens avec Tsahal (l’armée israélienne, NDLR) étaient si étroits. Les révélations sur les financements de l’armée sont arrivés ensuite, avec la guerre.
Peu après votre arrivée, Israël a été attaqué le 7 octobre 2023.
La société israélienne était choquée, pleurait l’attaque. L’objectif pour tous était la récupération des otages donc le soutien à l’armée n’était pas vu comme mauvais. Plongé dans ce pays, tu as instinctivement envie de venir en aide aux gens meurtris qui combattent les terroristes. Très vite, les cours sont pour la plupart passés à distance. Je n’allais donc que très peu sur le campus et ne côtoyais pas les autres étudiants. J’étais bien plus ancré dans la société modérée, de gauche.