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Les élections municipales ont lieu ce dimanche à Berlin. Parmi les prétendants au poste, celle qui mène la liste de gauche se place volontairement dans le lignage du nouveau maire de New York. 

 

Le premier ministre a dévoilé jeudi ses premières mesures pour le budget de 2027. Objectif : abaisser le déficit public à 5 % du PIB, au détriment des retraités et des fonctionnaires. 

« Nous sommes très loin de l’austérité », déclare Sébastien Lecornu dans le Figaro. Si le premier ministre tente de rassurer sur la situation économique de la France, le budget 2027 s’annonce encore plus difficile à accepter que les précédents. Pour ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB) l’année prochaine, les économies devront être drastiques : 54 milliards d’euros de dépenses en moins. Un but qui paraît ambitieux, alors que le gouvernement a reconnu que le déficit public dépassera les 5 % prévus au budget de 2026, pour atteindre 5,4 % du PIB. 

Mais le locataire de Matignon garde espoir. Pour y arriver, l’État sera « le premier » à contribuer à cet effort, en continuant de geler ses dépenses, hormis celles militaires et de la charge de la dette — qui nécessitera 10 milliards d’euros supplémentaires en 2027. La plus grande coupe sera effectuée au ministère du Travail, avec une réduction de 2,5 milliards d’euros. Pour autant, certains ministères auront droit à une certaine largesse : la Justice, l’Intérieur, la Recherche et l’Écologie verront leurs crédits rehaussés. Cependant, cette prise de responsabilité peine à faire oublier le coup de rabot général exigé, et en particulier la participation contrainte des retraités et des fonctionnaires.
 

Des supporters confiants pour samedi

A quoi peut-on s’attendre de la part des supporters strasbourgeois ce samedi ? Antoine, qui ne fera pas le déplacement à Paris, ne se verrait pas siffler son ancien entraîneur, bien qu’il imagine « un peu de contestation » de la part du Kop. Une évidence pour « un mec qui a claqué la porte en plein milieu de saison ».

Après un début de saison encourageant de la part du Racing – deux victoires, un nul et une défaite – Hugo et Alexis ne redoutent pas un revers face au Paris FC. Le club parisien affiche pourtant un très bon niveau et est allé chercher, lors de la troisième journée de Ligue 1, une victoire face à l’OM au Vélodrome. Hugo espère surtout que « le tacticien soit reconnaissant au club » qu’il supporte depuis tant d’années

Antoine a, lui, déjà coché le 6 février dans son agenda, date à laquelle Liam Rosenior fera son retour à la Meinau. Il sera surtout attentif à l’attitude d’après match du coach anglais. « Je ne jugerai jamais un acteur pendant un match. Par contre je l’imagine mal aller au milieu du terrain, applaudir tout le monde à la fin de la rencontre. » Reste à savoir qui, de Rosenior ou du Racing, paiera les pots cassés de ces retrouvailles demain à 17h15.

Léo Sallé

Édité par Sacha Laudrin Laroche

Archive cuej.info - Racing Club de Strasbourg contre le Racing de Lens en décembre 2016

Paris FC-Strasbourg signe ce samedi la première rencontre entre le club alsacien et l’entraîneur anglais depuis son départ à Chelsea, également propriété de BlueCo, en janvier 2026.

Peut-on pardonner son ex après que ce dernier vous ait trompé avec un membre de votre famille ? Voilà un dilemme auquel sont confrontés les supporters strasbourgeois ce week-end. Neuf mois après son départ, Liam Rosenior, tacticien du Racing de juillet 2024 à janvier 2026, affronte son ancien club ce samedi 17h15. Une retrouvaille particulière, sous fond de multipropriété, en plein essor dans le monde du ballon rond.

Le 1er janvier, le club londonien Chelsea, propriété de BlueCo, annonce le licenciement d’Enzo Maresca. Son successeur : Liam Rosenior, toujours son contrat avec le Racing Club de Strasbourg, également dans le giron du fonds américain. Les supporters, dépossédés de l’entraîneur qui les a qualifiés dans une compétition européenne, n’en reviennent pas. Antoine, étudiant en master comptabilité, est l’un des leurs. Voir le coach de son équipe partir en milieu de saison du jour au lendemain a été l'illustration parfaite des dérives de de la multipropriété.

Pour Hugo, abonné à la tribune Ouest, le Racing est avant tout une histoire de famille. L’amour qu’il voue au club : un héritage de son père et son grand-père qui l'accompagnent dès l’âge de 6 ans, en 2009, saison où le club est relégué en Ligue 2, à la Meinau. Mais l’épisode de l’hiver dernier reste toujours en travers de sa gorge. « Quand il est parti à Chelsea, c'était mission impossible », analyse-t-il. Arrivé dans un club de haut standing avec des attentes conséquentes sur les résultats en Premier League et en Ligue des Champions, le coach anglais est viré le 22 avril 2026, après trois mois passés à la tête de l'équipe. « Il a été envoyé au casse-pipe », résume le militaire âgé de 23 ans.

A lire aussi : Les fidèles du Racing se sentent relégués

« C’était un choix perdant-perdant »

Pour la plupart des personnes interrogées, un mot revient à l’évocation du cas Rosenior : la « rancœur ». « On a vécu des trucs avec lui qu'on n'aurait pas forcément vécu avec d'autres coachs », résume Hugo. Si ce sentiment domine chez les Strasbourgeois, c’est notamment parce que l’anglais a emmené le club à des sommets. Aussi bien tactiquement que sportivement. 

« On a vécu des trucs avec lui qu'on n'aurait pas forcément vécu avec d'autres coachs »

Hugo, abonné à la tribune de Ouest

Antoine retient de son passage principalement du « positif ». Les matchs à la Meinau le week-end était synonyme de plaisir pour lui. Avec un jeu porté vers l’avant, Liam Rosenior semblait proche de ses joueurs. « Pour moi, il était parfait avec le groupe », s'enthousiasme le jeune homme. Pour Alexis, membre de l’association Kop Bleu Ciel, la réalité était un peu différente. Dès le début de saison 2025/2026, il commence à se poser des questions sur ses limites tactiques. Liam Rosenior aura également vécu une courte – uniquement six matchs, sans compter les barrages – épopée européenne. La victoire 2-1 face au club londonien Crystal Palace est probablement son match référence. Un « bon souvenir » pour Alexis, entaché par cette séparation précipitée. 

Pour autant, Antoine, son départ, il l’a toujours compris. « Il vient de Londres, t'as Chelsea qui t’appelle, je m’attendais pas à ce que le mec dise non ». Même s’il juge avec du recul qu’il s’agissait d’un « choix perdant-perdant », il se dit « content » de voir Liam Rosenior s’épanouir avec le Paris FC. Une décision « digérée » du côté d’Alexis, malgré ses « déclarations complétements lunaires » en conférence de presse. « Quand il s’explique en disant qu'il était obligé de partir parce que Chelsea est le meilleur club au monde, j'ai pas compris », souffle-t-il. Des arguments inaudibles pour l’abonné à la tribune Ouest de la Meinau.

Loïc Muller est responsable des activités Grand Est de Deloitte, le cabinet de conseil qui a réalisé l'audit sur l'endettement de Strasbourg et de l'EMS. Crédits photo : Carl Lefebvre

15h20

Le mandat précédent a été marqué par une quantité importante de recettes exceptionnelles : « On a utilisé du ponctuel pour faire du permanent. » Mathieu Cahn cite la vente de propriétés appartenant jusque-là à la ville, par exemple l'hôtel Mercure dans le quartier Wacken. Il précise qu’il n’y a « aucun problème à percevoir ce genre de recettes. Mais quand il n’y a plus d’hôtels à vendre, la recette disparaît mais la dépense reste. »

Sur les dépenses de fonctionnement, le premier adjoint appelle à interroger la politique d’emploi de la collectivité, en évaluant « le bien-fondé de chaque poste créé ». « Nous avons été élus pour agir, pas pour commenter pendant six ans l’héritage que nous avons reçu. Il nous faudra distinguer ce qui est indispensable, ce qui est prioritaire, ce qui devra être redimensionné et ce qu’il faudra décaler. Comme vous l’avez vu, nous ne pourrons pas tout financer », dresse Mathieu Cahn tout en précisant que la nouvelle équipe municipale ne renoncera pas à ses promesses.

Qu'est-ce qu'un PPI ?

Le plan pluriannuel d’investissement est un outil de gestion pour les collectivités, il les aident à prévoir et prioriser les dépenses sur plusieurs années (au moins cinq ans).

Un plan pluriannuel d'investissement n'est pas une lettre au Père Noël.

Mathieu Cahn, premier adjoint à la mairie de Strasbourg

15h10

Après une présentation exhaustive de la part de l'expert-comptable, c'est maintenant aux élus de s'exprimer. Mathieu Cahn, premier adjoint à la maire de Strasbourg et vice-président de l'Eurométropole, prend la parole : « Il faut dire les choses assez simplement, la situation qui vous a été présentée aujourd'hui est grave et préoccupante. Nous ne sommes pas face à un accident budgétaire, mais face à une dégradation progressive. » 

« S’endetter pour investir, disons-le tout de suite, ce n’est pas un problème. Encore faut-il que cet effort soit soutenable. Or, comme cela vous a été montré, la dette de la ville a plus que doublé. Nous sommes clairement dans une situation de surendettement », s'inquiète-t-il.

Mathieu Cahn accuse un plan pluriannuel d’investissement « complètement déconnecté des capacités de la Ville », avec, selon ses chiffres, 1,3 milliard d’euros inscrits pour 600 millions d’euros de capacité réelle. « On se retrouve avec des projets annoncés, financés, promis aux habitants, mais peut-être pas réalisables. Un PPI n’est pas une lettre au Père Noël. »

15h00

À l’Eurométropole, « un fort investissement et un très fort endettement », accompagnés d’une « explosion » des frais financiers (+ 133 %) sont aussi constatés par Loïc Muller. Sur l’épargne brute, l’expert-comptable observe une tendance plutôt stable. Mais une perte de 30 millions d'euros se détache dentre 2025 et 2026. « Une situation qui s'explique par les frais financiers, par les coups de rabot de l’État, et par des recettes exceptionnelles qui n’ont pas eu lieu en 2026. »

Deloitte considère qu'il faudrait chercher 45 millions d'euros supplémentaires dans les recettes et dépenses de fonctionnement pour redresser la situation d'ici 2027.

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