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10h30
La réponse de la majorité, non sans ironie, ne se fait pas attendre”. Non sans ironie, le conseiller eurométropolitain et adjoint en charge du logement à Strasbourg Paul Meyer insiste sur la mauvaise répartition des logements sociaux sur le territoire de l’Eurométropole. Une solution : “nouer un dialogue avec les maires pour permettre une production plus harmonieuse sur le territoire”.
9h55
Syamak Agha Babaei, au nom du groupe écologiste, défend le bilan de la majorité du mandat précédent. “Ce rapport rappelle le rôle majeur que joue l’EMS sur l’accès au logement social vu qu’elle concentre 70% des logements sociaux du département. L’ancien premier adjoint de la mairie de Strasbourg met l’accent sur le manque de petits logements, “vampirisés par les Airbnb et le logement du tourisme”.
10h35
Etienne Westphal (PS, groupe “Pour Strasbourg”), prend la parole, évoquant “une crise de la production très forte, avec l’augmentation des prix du foncier et le renforcement des coûts de construction”.
Selon lui, “l’enjeu de mixité sociale est fort. Notre effort doit être partagé au sein de la métropole et entre l’EMS et l’Alsace, ce qui ne peut se faire qu’en étroite collaboration avec les maires”.
“On peut faire mieux et améliorer le système de cotation de l’EMS pour améliorer les attributions [de logements sociaux]”.
L’élu socialiste demande un “soutien à la rénovation, une régulation des meublés de touristes, et une lutte contre logements vacants” au sein du parc de logements existant.
10h20
Florian Kobryn (LFI) sur le logement social :
“La motion résonne comme un cri d’alarme”. Il évoque “31 000 demandes en attente”, avec “seulement une demande de logement social sur 8 qui obtient une réponse positive”. Selon lui, la politique publique “censée permettre de donner un toît à un tout le monde” ne remplit pas son objectif, avec “18 communes sur 21 qui font sécession sociale”. Pour l’élu insoumis, cette situation résulte de la “politique macroniste”, mais aussi de “la crise de l’offre de logements sociaux”. Une explosion de la demande qui reflète une “explosion des inégalités, un tassement des salaires” plus général.
Le conseiller municipal plaide pour un encadrement des loyers, afin que “la ville ne soit plus réservée qu’aux riches”. “Aujourd’hui on n’accueille plus de Strasbourgeoises et de Strasbourgeois, mais des touristes.”
Au nom de son groupe, Florian Kobryn parle de quatre décisions fortes : un minimum de 1600 logements construits par an, le déploiement de moyens drastiques pour lutter contre les plateformes touristiques, du logement social réparti sur l'ensemble du territoire, et “faire du logement social vraiment social”, c’est-à-dire “l’attribuer à ceux qui ne peuvent vraiment pas”.
10h15
Jean-Philippe Maurer (Union du centre, de la droite et de la société civile) sur le logement social :
“Au-delà des chiffres et des tableaux, c’est un problème majeur pour des femmes, des enfants, des familles.” Il note une tension entre l’offre et la demande. “ Il y a eu une attribution pour huit demandes en 2024, or nous savons que la tension s’installe à partir d’une attribution sur 4 demandes.”
Il reste cependant nuancé : “La motion qui laisse 24 mois pour obtenir un logement me semble très optimiste.”
10h10
Dans l’Eurométropole, le taux de refus de logements sociaux par les demandeurs était de 43% en 2024. “La question des refus est à regarder, insiste la maire de Schiltigheim, Nathalie Jampoc-Bertrand, dans la lignée du rapport de la Chambre. Plus de 60% des ménages avec famille demandent à aller en deuxième couronne”. En creux, la socialiste expose les enjeux de sécurité dans les quartiers qui concentrent des logements sociaux comme motif de refus.
10h00
Antoine Splet (PCF) sur le logement social :
“J’ai peur qu’on prenne un peu le problème par le bout de la lorgnette, expose-t-il, ce rapport a une vertu, c’est qu’il met la question sociale au cœur du débat de ce matin”.
Le conseiller élu à la ville de Schiltigheim poursuit : “Je ne suis pas très à l’aise avec le terme de logement social, je préfère celui de logement public. Il n’est pas réservé aux plus pauvres, mais doit être accessible à 70% de la population.” Il rappelle que chaque année, 31 000 demandes ne sont pas prises en compte, et que de nombreuses communes n’atteignent pas la moitié des seuils demandés par la loi SRU.