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Un effort plus ou moins commun
En parallèle, le chef du gouvernement propose d’instaurer un délai de carence pour le versement du RSA, des APL et des allocations familiales aux étrangers. Les collectivités locales, déjà sous pression, ne pourront pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement au-delà de l’inflation. Et les dépenses de la Sécurité sociale seront réduites de 2 milliards d’euros en faisant notamment des « efforts sur les arrêts maladie », dont la durée est déjà davantage encadrée depuis le 1er septembre.
Les grandes entreprises, elles, pourront souffler un peu. La surtaxe sur leurs bénéfices, introduite en 2025 à titre exceptionnel, mais reconduite au budget de 2026, rapportait 8 milliards d’euros chaque année. Elle sera abaissée à 5 milliards d’euros dans une volonté de préserver les firmes de taille intermédiaire et envoyer « un message aux investisseurs », selon Sébastien Lecornu. La taxe ne concerne pourtant que la poignée de compagnies françaises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros.
Mais rien n’est joué. Après une présentation au Conseil des ministres le 1er octobre, le plan budgétaire fera l’objet d’un débat au Parlement. La France Insoumise a déjà décidé d’y brandir la censure, pendant que le Parti socialiste, le Rassemblement national et les partis de droite entretiennent le doute.
Bertille Lietar. Edité par Salomé Cadon
15h40
Des impôts ou une réduction à la hache de toutes les dépenses ? Ce n’est pas si simple pour Catherine Trautmann, pour qui on ne doit « imposer cela à personne ». « Il faut trouver une façon de gérer la dette, de trouver des économies, de créer de la valeur, avec sérieux. »
Elle souligne la nécessité d’une stratégie de « sobriété » en matière de dépenses publiques. « Ce qui m’indigne particulièrement, c’est ce qui a été dit aux Strasbourgeois par l’équipe précédente, prétextant que tout allait bien. Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’une alerte. En ne faisant rien, on aurait pu prendre le chemin d’une mise sous tutelle. »
Cette situation est beaucoup plus dégradée que ce que j’imaginais.
Catherine Trautmann, maire de Strasbourg et présidente de l'Eurométropole
15h34
Catherine Trautmann est beaucoup plus directe à propos du mandat de sa prédécesseuse. « Le précédent mandat a été lancé sur l’urgence sociale et climatique, pour celui-ci, j’ajouterais l’urgence financière. Je vous le dis en toute honnêteté, cette situation est beaucoup plus dégradée que ce que j’imaginais. Ces schémas qui vous ont été présentés montrent le sens de la gestion de la mandature précédente. Strasbourg s’est retrouvée dans une situation de cavalerie financière. »
15h27
C'est au tour de Caroline Barrière, vice-présidente en charge des finances à l’EMS, de tirer des conclusions des résultats de l'audit. « Si nous continuons dans les mêmes pas que le mandat qui vient de s'écouler, ce ne sera pas soutenable. Et en même temps, ce mandat a d'énormes enjeux. Nous devons faire ce que toute collectivité responsable doit faire : prioriser. Certains projets devront être rephasés, réinterrogés, redimensionnés. »
« Nous devrons agir sur tous les leviers simultanément », c'est-à-dire diminuer les dépenses, et augmenter les recettes de fonctionnement. « Il faudra chercher des économies, maîtriser les charges générales, regarder notre masse salariale, ce qui ne sera pas simple », résume l'élue.