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Frédérique Neau, prenant la parole pour Jean-Philippe Vetter (LR), ne veut pas avoir "son livre à côté de celui de M. Bardella” © Jeanne-Esther Eichenlaub

12h32

La motion anti Bolloré est adoptée

Catherine Trautmann rappelle la nécessité de cette motion et appelle à voter pour. 55 élus se sont positionnés en faveur, 42 n'ont pas pris part au vote et un s'est abstenu. Les Républicains Jean-Philippe Vetter et Irène Weiss ont voté contre.

12h17

La maire de Schiltigheim Nathalie Jampoc-Bertrand relance le débat législatif pour la loi anti-concentration des médias. “Quand les démocraties somnolent sur ce qu’elles pensent être acquis, l’extrême-droite investit les champs de la culture. Tous les jours, ne laissons pas les artistes et le monde de la culture seul se défendre.”

Frédérique Neau, portant la voix du groupe de Jean-Philippe Vetter (LR), rappelle le rôle positif de Canal+ dans le secteur cinématographique. Elle ne comprend pas qu’un débat à portée nationale fasse l’objet d’une motion de l’EMS, qui ne peut selon elle pas interférer. Elle demande cependant la récupération de ses droits d’auteurs auprès de Fayard “pour ne pas avoir son livre à côté de celui de M. Bardella”. Le groupe ne vote pas la motion.

Thierry Sother (PS), lui, rappelle des récents succès au cinéma comme Le chant des forêts “qui font la fierté de notre territoire”. Il dénonce que “ce monde est aujourd’hui menacé” et que le cinéma doit rester un espace de liberté. Le député socialiste souhaite d’ailleurs interpeller le gouvernement à ce propos.

Thierry Sother (PS) s'inquiète de la remise en cause de l'Ademe © Jeanne-Esther Eichenlaub

12h04

L’insoumis Florian Kobryn, à l’initiative de la motion, s’exprime

Pour l'élu à l'initiative de la motion, Vincent Bolloré a toujours la même méthode : “ imposer sa ligne éditoriale réactionnaire”, qui représente “une menace de plus sur notre démocratie et nos imaginaires communs”. Il refuse que son “empire” s’étende à toute la filière du cinéma et justifie sa motion par la “participation à une mission d’intérêt général”, notamment depuis que le mouvement s’est élargi.

À la veille du Festival de Cannes, plus de 600 professionnels du cinéma et le collectif "Zapper Bolloré" ont signé une tribune dans Libération dénonçant la stratégie d'expansion menée par le milliardaire Vincent Bolloré sur le monde du cinéma via son groupe Canal+. Le groupe détient aujourd’hui 34% du capital d’UGC et projette d’acquérir 100% des parts. Suite à cette tribune, le directeur général du groupe Canal+, Maxime Saada, a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires de la pétition. Face à cette réaction, la Ligue des droits de l’homme et la CGT-Spectacle ont annoncé, le 23 mai, avoir engagé une action en justice contre Canal+ pour discrimination. 

La motion présentée par Kobryn (LFI) est débattue : face à l’offensive de Vincent Bolloré, l’EMS solidaire du monde du cinéma

Les différents partis en groupe de travail, sous l'impulsion des Insoumis, ont abouti à un texte commun à propos du débat sur la tribune “Zappons Bolloré”. Vincent Bolloré ne veut plus travailler avec les signataires de la tribune. Cela “pose un problème de concentration des médias et de l’industrie culturelle auprès d’un seul ou d’une domination d’acteurs”, soulève Rebecca Breitmann (groupe de la majorité). 

Rebecca Breitman (majorité), célèbre un “texte commun”, travaillé en groupe avec les différents partis © Bertille Lietar

11h59

Chantal Cutajar (Faire Eurométropole Ensemble, un territoire de progrès et solidaire) répond aux élus :

“Au fond, le sujet est plus large que celui de l’Ademe. C’est celui de la capacité réelle des territoires à opérer les changements qu’on lui demande aujourd’hui.” Les collectivités territoriales sont pour elle en première ligne.  Elle rappelle que “ce ne sont pas des structures administratives abstraites mais des moyens concrets permettant aux communes du territoire d’engager des investissements indispensables”, regrettant que ce ne soit pas voté par le groupe d'Irène Weiss (Union du Centre, de la Droite et de la Société civile).

Catherine Trautmann dit “souscrire pleinement” à la motion, qui est finalement adoptée à 82 votes pour, 9 absentions (de la droite) et 5 personnes ne prenant pas part au vote.

11h53

Irène Weiss (LR) se positionne : “Nous sommes réservés sur cette motion.” La conseillère déléguée à la cybersécurité souligne l’importance d’une bonne utilisation de l’argent public et pointe du doigt les liens entre l’exécutif de Catherine Trautmann et les membres de l’Ademe. “Le président de l’Ademe a soutenu ouvertement un candidat strasbourgeois aux municipales.”  Elle conclut : “Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas cette motion.”

Danielle Dambach (écologiste), ancienne maire de Schiltigheim, décrit les “aides indispensables de l’Ademe” © Nina Brulaire

11h47

Floriane Varieras (écologiste), s’aligne avec le discours de Thierry Sother et souligne l’importance cruciale de l’Ademe comme outil nécessaire pour la transition écologique et le dérèglement climatique. Elle alerte au sujet de la situation actuelle : “Toute personne de plus de 15 ans n’a jamais connu ça en Alsace.”

L’ancienne maire de Schiltigheim Danielle Dambach (écologiste) s’inquiète des “détracteurs” qui “déprécient” l’agence pour réduire ses budgets, elle qui juge les aides distribuées comme “indispensables”. “Pour une EMS en commun, nous soutenons pleinement cette motion”, affirme-t-elle en conclusion.

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