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Le procès de l'ancienne eurodéputée dans l’affaire Renault-Nissan s’ouvre ce mercredi. L’ex-ministre de la culture de Macron, comparaît devant le tribunal pour « corruption », « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de pouvoirs et d’abus de confiance ».
Sacha Laudrin Laroche
Edité par Bertille Lietar
Cependant, les contrôles ne servent pas uniquement à repérer des entrées irrégulières, explique à Webex Jana Disch, porte-parole de la police fédérale allemande : « Nous constatons des franchissements illégaux de la frontière, de personnes recherchées par les autorités, possédant des faux documents et ayant commis des actes de délinquance, y compris à motivation politique ». Selon la direction de la police fédérale de Stuttgart, 686 entrées illégales ont été constatées en août 2026 à la frontière franco-allemande, contre 479 en août 2024.
Dans la tente de la police, à l’entrée de Kehl, les agents semblent préparés à toute éventualité. Tandis que son collègue contrôle les voitures, une autre policière est assise sur une chaise, juste derrière lui, une arme posée sur ses genoux.
Dix-huit heures : Il est l’heure de la ronde du soir. Une longue file de voiture s’est formée sur la route devant le poste de contrôle situé juste après le pont de l’Europe, en direction de Kehl. Un policier fait signe à environ un conducteur sur trois de se garer sur le côté.
« Il n’est pas dans notre intérêt que la circulation soit bloquée »
Les forces de l’ordre veilleraient également à ce que les contrôles ne perturbent pas le quotidien des travailleurs : « En cas de bouchon ou ralentissement, les collègues s’occupent de fluidifier la circulation. Il n’est pas dans notre intérêt que la circulation soit bloquée à la sortie de Strasbourg », explique Jana Disch.
À la frontière, Français et Allemands travaillent main dans la main. La coopération entre les deux polices a commencé en 2001. Depuis cinq ans, une unité franco-allemande effectue des contrôles conjoints des deux côtés du Rhin. « Travailler ensemble rend les choses beaucoup plus simples », raconte la porte-parole.
Le soir, la présence policière se multiplie, y compris sur les quais de la gare et à l’arrêt du tram. Un TGV entre en gare, alors que son arrêt n’est pas prévu. Le but : repérer les passagers en situation irrégulière. Quand il redémarre, les forces de l’ordre aperçoivent un homme assis dans la gare et vont à sa rencontre. Papiers en main, il est accompagné au commissariat. Impossible de savoir si son voyage s’arrêtera là.
Theresa Ludwig & Veronika Schürr
Édité par Emeric Eymet