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Mais le Sak Yant n’est pas qu’un simple tatouage. C’est un rituel. Chaque séance commence par un entretien entre le maître tatoueur et le client. L'objectif : comprendre l’histoire personnelle du futur tatoué et établir des objectifs. À main levée, le dessin est ensuite tracé. Pas de calque, pas de modèle, juste de la magie et de l’adresse. Une fois les inscriptions tracées, le maître sort la longue tige de bambou ou d’acier avec laquelle il va piquer la peau. À la fin de ce processus, une prière bouddhiste est récitée afin d’activer les pouvoirs du tatouage, désormais ancré dans la peau.
« On ne peut pas leur faire confiance »
Wisanu Kengsamut estime surtout que c’est au gouvernement de trouver des solutions à l’affaissement et à la montée des eaux. Seulement, « la priorité est concentrée sur Bangkok elle-même et moins sur les provinces avoisinantes », analyse le chercheur Thanawat Bremard. La seule aide offerte aux locaux est une compensation financière en cas de destruction de leur maison par les inondations. Mais elle ne couvre que le coût des matériaux de construction. Elle peut aller jusqu’à 50 000 bahts (1 300 euros) selon le chef du village, mais cela dépend du coût total des dégâts matériels. Par exemple, pour sa dernière maison, Thong Yoo a reçu entre 1 000 à 2 000 bahts (25 à 50 euros).
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À 25 minutes au nord, au marché de l'embarcadère de Phra Samut Chedi en amont de l’estuaire du Chao Phraya, une méfiance s’est aussi installée envers les responsables politiques. « Des représentants du gouvernement sont venus nous voir après une inondation. Mais on ne peut pas leur faire confiance. En réalité, ils ne font rien pour les empêcher », accuse Ding. L’homme, âgé de 56 ans, vend des chaussures et des vêtements depuis dix ans sur le marché, avec son épouse Ann. Pour s’informer sur les crues, les quinquagénaires préfèrent consulter une page Facebook tenue par des membres de leur communauté.
Le couple s’est habitué à vivre avec l’eau une grande partie de l’année. D’octobre à décembre, elle monte en journée ; de juin à août, la nuit. Quand l’eau est si haute que les routes ne sont plus visibles, « on doit mettre nos marchandises en hauteur et rester chez nous », explique-t-il. Le manque à gagner pendant ces quelques heures de fermeture de la boutique est important. Durant ces périodes, le couple vit sur ses économies.
À l’est du Chao Phraya, dans la communauté de Mueang Ek Village, qui donne sur le golfe de Thaïlande, la lutte contre les éléments repose aussi sur l’entraide. Les habitants ont érigé une barrière anti-inondation en bordure des villages alentour. Paschamon Visiyakunanart, un responsable de cette communauté, souligne l’efficacité de cette solution faite maison. « L’année dernière, une crue a submergé trois villages voisins, mais grâce à notre barrage, nous avons été épargnés. »
Contacté, le Département des ressources en eaux souterraines n’a pas donné suite à nos sollicitations.
« On ne peut pas leur faire confiance »
Wisanu Kengsamut estime surtout que c’est au gouvernement de trouver des solutions à l’affaissement et à la montée des eaux. Seulement, « la priorité est concentrée sur Bangkok elle-même et moins sur les provinces avoisinantes », analyse le chercheur Thanawat Bremard. La seule aide offerte aux locaux est une compensation financière en cas de destruction de leur maison par les inondations. Mais elle ne couvre que le coût des matériaux de construction. Elle peut aller jusqu’à 50 000 bahts (1300 euros) selon le chef du village, mais cela dépend du coût total des dégâts matériels. Par exemple, pour sa dernière maison, Thong Yoo a reçu entre 1000 à 2000 bahts (25 à 50 euros).
À 25 minutes au nord de Ban Khun Samut Chin, en amont de l’estuaire du Chao Phraya, une méfiance s’est aussi installée envers les responsables politiques. «Des représentants du gouvernement sont venus nous voir après une inondation. Mais on ne peut pas leur faire confiance. En réalité, ils ne font rien pour les empêcher», accuse Ding. L’homme, âgé de 56 ans, vend des chaussures et des vêtements depuis dix ans sur le marché de l’embarcadère de Phra Samut Chedi, avec son épouse Ann. Pour s’informer sur les crues, les quinquagénaires préfèrent consulter une page Facebook tenue par des membres de leur communauté.
Le couple s’est habitué à vivre avec l’eau une grande partie de l’année. D’octobre à décembre, elle monte en journée ; de juin à août, la nuit. Quand l’eau est si haute que les routes ne sont plus visibles, « on doit mettre nos marchandises en hauteur et rester chez nous », explique-t-il. Le manque à gagner pendant ces quelques heures de fermeture de la boutique est important. Pendant ces périodes, le couple vit sur ses économies.
À l’est du Chao Phraya, dans la communauté de Mueang Ek Village, qui donne sur le golfe de Thaïlande, la lutte contre les éléments repose aussi sur l’entraide. Les habitants ont érigé une barrière anti-inondation en bordure des villages alentour. Paschamon Visiyakunanart, un responsable de cette communauté, souligne l’efficacité de cette solution faite maison. « L’année dernière, une crue a submergé trois villages voisins, mais grâce à notre barrage, nous avons été épargnés. »
Contacté, le Département des ressources en eaux souterraines n’a pas donné suite à nos sollicitations.
Dans son salon richement décoré, le silence règne. Lorsqu’il tatoue, Arjan Tar Kongbaramee ne doit pas être dérangé. Maître tatoueur depuis 12 ans, il perpétue l’art du tatouage traditionnel thaïlandais, le Sak Yant. Composé de formes géométriques, de représentations d’animaux et de créatures sacrées, ainsi que d’inscriptions bouddhistes, le Sak Yant est fait pour offrir des pouvoirs à son détenteur. Chance, invulnérabilité, succès : chaque composition est unique. À l’origine, ces tatouages étaient utilisés par les soldats de Siam pour se protéger lorsqu’ils partaient au front.
Se faire tatouer pour obtenir pouvoir et protection : voilà le Sak Yant, l’art du tatouage sacré. À la croisée du bouddhisme et de la spiritualité, la discipline née en Thaïlande continue à attirer les locaux, mais aussi les touristes.
Si les cheveux sont trop longs, les enseignants ont le droit de les couper devant tout le monde, un rituel humiliant pour les adolescents. « Quand vous subissez cela pendant douze ans, ce n’est plus une règle, c’est un conditionnement mental : on vous inculque que vous n’avez aucun droit de contester une règle injuste. Plus tard, quand il y a un coup d’État, cette mentalité reste en vous : vous n’avez pas le droit de contester », développe la chercheuse.
Dum n’a jamais fini à la première marche du podium lors des compétitions amatrices à Bonkai, mais il lui est arrivé de décrocher la deuxième place. L’homme de 57 ans vivait déjà au quatrième étage du bâtiment aux briques bleues délavées lorsque le terrain a pris vie. « Je traînais un peu autour. Je ne connaissais pas les règles, mais je regardais les joueurs », raconte le mécanicien, au milieu de son atelier fait d’une armature de barnum et de toiles, adjacent au terrain. Dix ans plus tard, il a pris le coup de poignet. Ce qu’il apprécie dans la pétanque, c’est l’unité qu’elle apporte dans le voisinage : « D’habitude à Bangkok, tout le monde vit dans l’individualisme. Ce sport nous rassemble, on se parle, explique-t-il, coupé par l’enthousiasme de ses amis, qui l'encouragent à venir jouer. Ce qui me rend heureux, c’est quand les enfants qui venaient jouer ici reviennent prendre des nouvelles des années plus tard. » Depuis le deuxième étage, entre les jeans et les serviettes étendues, un ado admire le spectacle, tenté de le rejoindre. « J’aime bien ce terrain comme il est, mais si on avait l’argent, j’aimerais bien y installer un toit rétractable et acheter de nouvelles boules », espère-t-il.
Quentin Baraja
Titouan Catel–Daronnat
Phatsnicha Thudsuriyawong
Si la France reste le pays le plus titré aux championnats du monde avec 57 premières places, la Thaïlande s’est aujourd’hui imposée sur la scène internationale « C’est une nation de qualité, les garçons sont dans le top 4 ou 5, les filles sont en tête. » Les Thaïlandaises dominent les championnats du monde avec huit médailles d’or sur 19 éditions dans la catégorie triplette. Même si elles sont aujourd’hui talonnées par le Vietnam, la relève se fait déjà remarquer. Kantaros Choochuay a seulement 20 ans, mais collectionne déjà trois titres de championne du monde, un en triplette, un en doublette et un en individuel. En novembre, la Thaïlande accueillera les Mondiaux de pétanque, l’occasion pour la bouliste de remettre son titre en jeu.