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Ce lundi, le président américain a abrogé les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques aux États-Unis. Une décision qui s’ajoute à une longue liste de mesures dévastatrices pour l’environnement prises par son administration depuis son investiture le 20 janvier 2025.
Axelle Lorans
Après l'exclusion du rappeur propalestinien Macklemore des concerts d'Ed Sheeran, plusieurs artistes ont apporté leur soutien en refusant d'apparaître aux futurs concerts du chanteur anglais.
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Klarissa Weigel et Belinda Grube
Edité par Héloïse Lartia
Le risque de paralysie du détroit de Bab el-Mandeb, contrôlé par les Houthis depuis le 10 septembre, affole le commerce maritime mondial. La percée des rebelles yéménites fait craindre une escalade régionale.
Il doit son nom, en arabe, aux grands dangers qui pèsent sur les marins qui l’empruntent. Le détroit de Bab el-Mandeb, littéralement « la porte des lamentations », fait aujourd’hui planer un risque bien au-delà du pont des navires, sur l’ensemble du commerce mondial.
Le 10 septembre, la situation sur la rive yéménite de cette voie maritime a basculé de manière aussi rapide que spectaculaire, avec la prise de contrôle de la région de Dhubab par les rebelles houthis. Les combattants de cette organisation politico-militaire soutenue par l’Iran ont chassé les forces gouvernementales yéménites, s’emparant de la totalité du littoral de la mer Rouge.
Depuis, seuls maîtres sur le détroit, ils ont le pouvoir de verrouiller ce goulot d’étranglement d’une trentaine de kilomètres seulement. Les Houthis n’en sont pas à leur coup d’essai dans la perturbation du trafic maritime. Fin 2023, le groupe islamiste avait bombardé, lancé des drones et abordé des navires marchands, en réaction à l’intervention israélienne à Gaza consécutive aux attaques du 7 octobre.
Un détroit stratégique
Pour l’heure, les responsables d’Ansar Allah, nom complet du mouvement houthi, ont affirmé que le transit international resterait « sûr », à l’exception des navires saoudiens qui ont interdiction de navigation. Des déclarations qui n’ont pas suffi à rassurer les armateurs, qui, pour certains, ont déjà dérouté leurs navires vers le cap de Bonne-Espérance pour contourner l’Afrique. Un changement qui accroît autant la durée du trajet que le coût du transport.
Situé entre le Yémen et la Corne de l'Afrique, ce détroit relie la mer Rouge à l’océan Indien. Son emplacement, en aval du canal de Suez, fait de lui un passage obligé sur la route reliant l’Asie à l’Europe. Tout blocage de Bab-el-Mandeb rend de fait l'infrastructure égyptienne inutile pour le transit direct vers la Méditerranée.
L’audience de la 6ᵉ chambre correctionnelle de Strasbourg a fait salle comble ce mercredi 16 septembre. Certains avocats « ne [voulaient] pas manquer l’affaire du laser game », comme ils l’assuraient à l’entrée d’un air taquin, quand bien même ils n’y défendaient personne. Il s’agissait d’un cas insolite, burlesque, voire ridicule si l’on en croît les rires récurrents et difficiles à contenir dans la salle. « Il a tiré sur mon pull et ça a emporté l’arme qui était accrochée autour de mon cou. L’enfant a tiré très très fort, j’ai essayé de me dégager, et malheureusement le fusil a touché son crâne », se plaint le prévenu, chino beige et chemise blanche à manches longues, pour justifier le coup qui lui est reproché.
Nous sommes le 29 mars 2025 en fin d’après-midi, une partie de laser game vient clore l’enterrement de vie de garçon organisé pour un des amis de ce chef d’entreprise. Les six quadragénaires affrontent alors quatre enfants, de trente ans leurs cadets. Pendant la partie, le prévenu a noué son pull de telle manière que le vêtement cache la cible posée sur son fusil, celle qu’il faut viser pour gagner des points. Soudain, il se retrouve nez à nez avec la victime, qui lui reproche de tricher et tente de le lui retirer. « Sans méchanceté », a indiqué le jeune adolescent dans ses déclarations.
Une intention constatée par tous, excepté le prévenu
A partir de là, plus personne n’est d’accord, et s’ensuit un échange qui ramènerait presque dans le bureau du proviseur. La présidente Isabelle Karolak interroge le prévenu, penaud, les deux mains superposées devant son bassin :
— Ce que je comprends de vos déclarations, c’est que vous avez paniqué, fait des mouvements amples avec vos bras, et que vous lui avez porté un coup, commence la présidente en se référant à l’audition.
— Oui, mais ce n’était pas volontaire, le jeune s’est saisi de mes effets personnels et j’ai sûrement mal maîtrisé mon coup, on était dans la pénombre, tente-t-il de justifier.
— Revenons à la question qui importe. Vous venez de donner un coup à un enfant d’une dizaine d’années. Comment est-ce que vous réagissez ? s’impatiente Isabelle Kolak.
— J’ai compris qu’il y avait un choc, mais j’étais aussi sous le choc, marmonne-t-il.
Elle semble peu convaincue, tout comme le reste de la salle qui s’échange des regards interloqués. En s’appuyant sur la vidéosurveillance de la structure, exploitée par un gendarme, la magistrate lui suggère que le coup était volontaire :
— Mais c’est invraisemblable de porter un coup à un gamin de 10 ans ! se défend-t-il.
— C’est déjà invraisemblable d’avoir un homme de 41 ans qui cache les cibles à viser, ce qui est le principe du laser game. Si j’avais ce même dossier avec seulement des enfants de 13 ans, je leur dirais que ce n’est pas très mature…
Lors de son audition, le prévenu avait déclaré “[avoir] trouvé intolérable qu’il [lui] prenne [son] pull”, signe qu’il a agi sous le coup de l'énervement, selon l’interprétation de la présidente. Et sa parole irrite une nouvelle fois les magistrats : « Il faisait 1m70 tout de même ! ». Le procureur Mohager Benmenouche lui rétorque :
— Vous mesurez combien ?
— 1 mètre 90.
— Donc vous n’avez pas de raison de craindre un enfant, non ? Vous, un jeu aussi ludique, ça vous met dans un état comme ça ?
« Qui a commencé ? C’est évident, c’est l’enfant. »
Pour ne laisser la place à aucun doute, la présidente propose de visionner l’extrait de vidéosurveillance. Une fois, deux fois, trois fois, au ralenti. Le prévenu reste interdit, s’excuse car il « ne [voit] rien ». « Bon, je veux bien la passer une quatrième fois », concède-t-elle, dans une ultime tentative. Des rires à peine étouffés dans la salle. « Vous êtes la tâche blanche en haut à droite, lui indique le procureur qui s’esclaffe à moitié, pardonnez-moi, ce n’est pas ce que je voulais dire. » Après ce quatrième visionnage, le prévenu, qui ne voit toujours rien, regrette : « Ce ne peut pas être la vidéo de l’incident. » Selon lui, les images ne collent pas à ses souvenirs, qui sont « incontestables ».
Son avocat, Mᵉ Simonnet renchérit : « Les déclarations de l’enfant ne correspondent pas à ce qu’on voit sur l’image, puisque mon client avait son pull à la main. » Et de se lancer dans une tirade dithyrambique sur le laser game : « La règle numéro un, indiquée sur tous les sites, c’est “pas de contact”, car c’est un jeu de stratégie. Qui a commencé ? C’est évident, c’est l’enfant. Et il n’avait pas à le faire. »
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Ridicule peut-être, immature, certainement, mais pas moins dommageable pour le jeune garçon. Entré aux urgences pour un traumatisme crânien léger, il en est ressorti avec trois points de suture. Le procureur a requis 120 jours-amende d’un montant journalier de 8 euros. Le délibéré n’était pas encore disponible au moment du bouclage de Webex.
Carl Lefebvre. Edité par Gaby Fabresse
Le syndicat mixte qui exploite la station du Grand Ballon a annoncé ne plus ouvrir les remontées mécaniques, mettant un terme définitivement à la pratique du ski alpin sur le site. C’est la quatrième station vosgienne à fermer en deux ans.
C’était la petite station du Tanet en 2024. Puis celle du Gaschney en 2025. Le 2 juillet dernier, c’était au tour de la station du Lac Blanc. Mi-septembre, le syndicat mixte qui exploite la station du Grand Ballon emboîte le pas et a annoncé ne plus ouvrir ses remontées mécaniques. Un nouveau coup dur pour le ski alsacien et une quatrième station haut-rhinoise fermée en seulement deux ans.
« On a des frais fixes importants et on n'a pratiquement pas de recettes. La raison doit l'emporter », s’est justifiée Annick Lutenbacher, la présidente du Syndicat Mixte Markstein Grand Ballon (SMMG), dans des propos rapportés par nos confrères d’Ici Alsace. Avec un chiffre d’affaires moyen de 12 500 € par saison, des pertes annuelles qui pouvaient varier de 2 000 à plus de 20 000 € et d’importants travaux à venir, le site ne parvenait plus à atteindre l’équilibre. Les difficultés financières de la station du Grand ballon risquaient de mettre en péril l’exploitation du site du Markstein, les deux stations étant gérées par le même syndicat mixte.
Face au manque d’enneigement sur les sommets vosgiens, situés en moyenne montagne, et aux effets du changement climatique, le SMMG s’est résigné à fermer les remontées mécaniques du Grand Ballon. Au cours des six dernières années, en moyenne, la station a ouvert ses pistes moins de neuf jours par saison.
Un frein pour la pratique du ski alpin en Alsace
Des fermetures de station en chaîne qui mettent un coup à la pratique du ski alpin en Alsace. « On a une ou deux stations par an qui ferment dans le massif Vosgien. Déjà qu’on n’a pas beaucoup de neige… On va faire la queue pour les remontées », regrette Stéphane Balay, responsable de la commission sportive du club les Skieurs de Strasbourg, qui s’est confié à Webex. Et la situation ne va pas s'améliorer : dans le massif des Vosges, moins d'un hiver sur deux verra plus de dix cm de neige en 2050, d’après une étude de Climsnow, publiée en 2023.
Aujourd’hui, les athlètes de l’équipe de France de ski alpin, dont fait partie l’Alsacien Thibaut Favrot, membre des Skieurs de Strasbourg, s’entraînent dans les Alpes. « À long terme, ça va être très compliqué, poursuit Stéphane Balay. Un jeune talent en ski alpin devra s’expatrier. Un sportif très talentueux peut quand même émerger en Alsace mais il devra déménager. » Margaux Seitz (ski club de Barr) a fini troisième des championnats de France de Super G (une discipline du ski alpin), mais l’Alsacienne doit s’entraîner dans les Alpes.
Un déport du public vers les autres sites ?
Malgré tout, la fermeture des remontées mécaniques au Grand Ballon devrait avoir des répercussions limitées. C’est ce qu’explique, à Webex, Cyril Brèche, le président du syndicat mixte de la station du Schnepfenried. « L’ouverture du Grand Ballon restait très épisodique et n’était pas structurante au niveau du massif vosgien. C’est surtout une station prisée par les locaux donc la fréquentation ne va pas se reporter aux alentours. En revanche, la fermeture de la station du Lac Blanc est plus inquiétante. Les gens vont se déporter sur la station du Markstein ou vers les Alpes suisses. »
Le site du Markstein continuera à proposer une offre de ski alpin, tandis que le SMMG travaille à une offre de tourisme quatre saisons pour la station du Grand Ballon.
Antoine Dana. Edité par Alice Billia