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Brut et inévitablement touchant
« Comment appréhender cette beauté après tant de souffrance ? ». Cette question est posée d’émblée par une des habitantes de la vallée de Schirmeck.
Pendant plus de deux heures, la réalisatrice Marie Dumora explore ce territoire, gravé à jamais par son histoire terrible. Elle filme les villages, les forêts, les massifs et les vestiges du camp. Le tout sans fioriture de mise en scène, une simple caméra à l'épaule, parfois tremblante mais toujours vraie.
Embarqué en voiture sur les routes du camp du Struthof empruntées par les déportés eux-mêmes, le spectateur se retrouve immérgé dès les premières secondes du long métrage. Se succèdent alors les précieuses déclarations des témoins directs ou indirects du camp où environ 52 000 personnes ont été déportées entre 1941 et 1945. Ces paroles brutes, capturées par la documentariste font partie d’un travail de mémoire nécessaire de l’histoire de cette région annéxée par les nazis.
Ces récits difficiles à entendre se manifestent différemment. Pour certains il s’agit de bribes de souvenirs : la main d’un parent qui se serre à l’approche du camp. Pour d’autres c’est le témoignage concret d’une histoire familiale traversée par l’occupation nazie, la résistance et la vie proche d’un lieu d’extermination d’où 22 000 personnes ne sont jamais sorties.
Marie Dumora réussit à participer à un travail mémoriel essentiel en intégrant les souvenirs de familles, directement témoins de la cruauté humaine, dans un film brut et inévitablement touchant.
Ella Peyron
Depuis un an, l’étudiant de cette école de journalisme privée filme les déplacements d’Éric Zemmour et Sarah Knafo pour alimenter les réseaux sociaux du parti d’extrême droite. Le jeune homme, dont le nom est anonymisé dans l’article de Mediapart, travaille avec l’équipe de communication de Reconquête. Il est pourtant censé suivre une formation de journalisme. Il fait partie de la première promotion de l’ESJ Paris (à ne pas confondre avec l’ESJ Lille, reconnue, elle, par la profession), une école achetée en 2024 par plusieurs milliardaires, dont Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Rodolphe Saadé, ou encore la famille Dassault.
À la frontière entre le journalisme et la politique
La pertinence de cette alternance interroge forcément sur les liens poreux entre les médias et les politiques, surtout à l’aube de l’élection présidentielle. « L’ESJ ne valide pas une alternance en fonction de l’orientation politique ou de la ligne éditoriale de la structure d’accueil. Elle la valide au regard de sa cohérence avec la formation et la montée en compétences professionnelles », se justifie son directeur général, Emmanuel Ostian, auprès de Mediapart.
Reconquête n’a pas peur des paradoxes : pourtant défenseur d’une programme ultralibéral, le parti bénéficie d’aides de l’Etat pour rémunérer l’apprenti. La légalité du contrat questionne, car l’ESJ Paris est censée recevoir des financements pour former des journalistes, et non des communicants. Cet étudiant « ne pourra du reste pas être taxé d’être le plus radical de sa promotion », ironise Mediapart, qui pointe d’autres étudiants en alternance au sein du groupe Bolloré.
Enora Moreau
Edité par Gaby Fabresse
Le refus de Kylian Mbappé, Vinicius Júnior et Ibrahima Konaté, joueurs du Real Madrid, de porter un t-shirt soutenant les habitants de Ceuta, a déclenché une polémique majeure ce mardi soir.
C’était un match à rebondissements sur le terrain d’Elche ce mardi soir, avec une victoire sur le fil du Real Madrid qui a fini par s’imposer 3–2 dans le temps additionnel. La victoire des Merengues n’a pourtant pas été l’actualité principale de la soirée. Kylian Mbappé, Vinicius Júnior et Ibrahima Konaté, tous les trois joueurs du Real Madrid, ont déclenché une polémique avant le début match. Alors que les deux équipes portaient un t-shirt avec la phrase « Todos somos Caballas » (en français : Nous sommes tous des Ceutiens) en entrant sur le terrain, les trois joueurs mentionnés ont décidé, eux, de masquer en partie le message de solidarité.
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La phrase représentait un signe de soutien à destination des habitants de l’enclave espagnole de Ceuta, située sur le côte nord du Maroc. Depuis fin juillet, la ville est en bouleversement suite à l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de migrants marocains en quelques jours. La plupart d’entre eux sont entretemps retourné au Maroc, mais à Ceuta, la situation continue d’être exceptionnelle. L’arrivée des migrants a provoqué des conflits avec les forces d’ordres qui sécurisent la frontière. Au même temps, un nombre de migrants sont morts en essayant de rejoindre l’enclave : l’Association marocaine des droits humains en comptait près de 130 début août. L’initiative de plusieurs clubs espagnols, transmettant un message de soutien aux Ceutiens, avait commencé lundi soir lors du match du Villarreal CF face au Betis Seville, quand les joueurs ont également porté le t-shirt étiqueté avant le coup d’envoi.
Une vague de commentaires haineux
Le refus de Mbappé, Vinicius et Konaté de montrer en intégralité le message affiché sur les t-shirts, a immédiatement suscité une polémique forte. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont commenté sous les publications du Real Madrid afin de dénoncer la décision du trio. Certains d’entre eux l’ont qualifié de « honteux », tandis que d’autres ont demandé au Real Madrid de vendre les joueurs en question. Dans l’émission Tiempo de Juego de la station de radio espagnole COPE, le journaliste sportif Paco González a également critiqué la décision de Konaté et ses deux coéquipiers.
Leur club, par contre, a pris la défense de ses joueurs, rapporte le quotidien sportif espagnol Mundo Deportivo. Le Real Madrid aurait attiré l’attention sur le fait que la plupart de ses joueurs a effectivement porté le t-shirt concerné. En plus, le club défend le point de vue qu’aucun joueur ne doive être forcé à porter des vêtements aux messages de ce type-là.
Ironiquement, l’initiative avait déjà entraîné une première polémique la veille au soir, mais cette fois dans l’autre sens. Abde Ezzalzouli, joueur marocain du Real Betis, avait décidé de porter le t-shirt. Un choix qui a attisé la colère des supporters marocains qui ont reproché à l’international maghrébin d’avoir trahi son pays dans le contexte de la crise migratoire à Ceuta. Ezzalzouli a réagi en se défendant contre les critiques, expliquant qu’à « aucun moment le t-shirt n'a été utilisé à des fins politiques ou pour exprimer du mépris envers mon peuple, le peuple marocain », selon L’Équipe.
Hannes Zimmermann
L'ancien président des Philippines Rodrigo Duterte, connu pour sa politique meurtrière visant à éliminer le trafic de drogue du pays, se présente pour la première fois en personne devant la Cour pénale internationale.
Pour la première fois, l'ex-président philipin Rodrigo Duterte comparaît en personne devant la Cour pénale internationale (CPI). L'homme d'État surnommé « le Punisher » par le journal The Times est poursuivi pour trois chefs d'accusation de crimes contre l'humanité. Plusieurs organisations de défense des droits humains l'accusent d'avoir commandité et participé aux meurtres de plusieurs dizaines de milliers d'hommes, pour la plupart pauvres, sans décision de justice et sans lien avéré avec le trafic de drogue que l'ex-président prétendait combattre.
Un mépris affiché pour les droits humains
L'ancien maire de Davao et président des Philippines entre 2016 et 2022 a affiché dès son élection sa volonté d'éliminer le trafic de drogue du pays coûte que coûte. Le lendemain de son investiture, il appelle la Nouvelle armée populaire, branche armée du Parti communiste phillipin, à désarmer et arrêter les barons de la drogue et les toxicomanes. Dans les jours qui suivent, il exhorte les citoyens philippins à assassiner toute personne en lien avec le trafic de drogue, sans aucune forme de procès. En août 2016, face aux accusations d'atteintes aux droits humains portées par ses opposants, il déclare : « Un crime contre l'humanité ? J'aimerais tout d'abord être franc avec vous. S'agit-il d'humains ? Comment définissez-vous un être humain ? »
L'audience du 16 septembre vise à organiser et clarifier les points de logistique. Rodrigo Duterte est emprisonné à la Haye depuis le 12 mars et son procès devrait débuter le 30 novembre. Malgré les accusations à son encontre, l'ex-président philippin reste particulièrement populaire auprès de la population.
Salomé Cadon
Dario Amodei pour Anthropic, Sam Altman et OpenAi, sans oublier Sundar Pichai avec Google AI ou Elon Musk avec Grok… Chaque prise de parole publique de ces PDG américains sont aujourd’hui scrutées par tous les médias occidentaux. Les géants de l’IA chinois, eux, brillent par leur discrétion. Mais qu’en est-il réellement ? Où en sont les IA chinoises et ont-elles déjà dépassé leurs concurrents américains ?
En Chine, le Parti communiste chinois (PCC) a adopté bien éloigner de sa doctrine originelle : la concurrence purement libérale pour favoriser l’émergence des meilleures intelligences artificielles. Dans les épicentres technologiques du pays comme Shengen, Shangaï ou encore Hangzou ou Shenzen, les start-ups d’IA se multiplient chaque jour un peu plus.
Seules les IA les plus abouties survivent. Parmi elles, DeepSeek, l’intelligence artificielle la plus connue hors des frontières, développée par Liang Wenfeng, et l’une des principales concurrentes d’Open Ai depuis sa création en 2023. À Hangzhou, selon une enquête du Monde, les appareils de DeepSeek permettent aujourd’hui un contrôle à distance du chauffage, des stores ou de la machine à laver, et peuvent même apprendre les habitudes des usagers pour s’y adapter et déclencher une machine à laver quand la personne est endormie par exemple.
2 800 milliards de paramètres générés
Mais les autres start-ups d’IA ne sont pas en reste. Moonshot a sorti Kimi K3, son tout nouveau modèle d’IA, en juillet dernier. L’IA est de taille à concurrencer Fable 5, la version la plus récente de Claude développée par Anthropic, en générant 2 800 milliards de paramètres selon la start-up. Certaines IA sont déjà pleinement intégrées au système de surveillance des citoyens par le gouvernement comme MiniMax qui permet d’analyser des flux massifs de vidéos, croiser les informations entre de grandes quantités de documents et ainsi faciliter la surveillance de masse.
Bytedance, la société à l’origine de TikTok, a également développé Doubao 2.0, une IA capable d’effectuer des tâches complexes comme acheter des articles sur un site web et de suivre la procédure jusqu’à réception du produit ou encore répondre aux questions d’un client en appelant un service après-vente. En miroir des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), les géants de la tech chinois - aussi appelés BATX - Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi, ont chacun développé leurs propres intelligences artificielles.
Un marché de l’IA chinois ouvert et pas cher
Ces IA ont un point commun : leurs codes en open source. Contrairement à leurs homologues américaines dont les codes sont gardés secret, les IA chinoises privilégient la transparence et laissent leurs codes en open source. Ceux-ci peuvent donc être téléchargés et modifiés par des opérateurs extérieurs. Cette idée de l’IA comme bien commun auquel tout le monde pourrait avoir accès est défendue par le président Xi Jinping : « Le développement de l'IA ne doit pas être le fait d'un seul pays, mais une symphonie de coopération internationale », a-t-il affirmé lors de la Conférence mondiale sur l’IA en juillet à Shangaï.
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En présentant un modèle d’IA open source et accessible, Xi Jinping va à contre-courant du discours américain, répété par Donald Trump samedi 12 septembre : « Écoutez, nous devançons la Chine dans le domaine de l’IA… Et, franchement, je veux que cela perdure, car celui qui gagne la course à l’IA, c’est lui qui l’emporte. » Entre rivalité et coopération, la future rencontre entre les deux chefs d’État le 24 septembre à Washington pourra être déterminante sur la stratégie à suivre.
Emma Simon
Edité Emeric Eymet
Il y a deux ans, l’Allemagne a rétabli des contrôles à l’ensemble de ses frontières. Alors que la mesure devait prendre fin ce mardi, elle a été prolongée pour la quatrième fois, cette fois-ci jusqu’à la mi-mars 2027. Qu'en pensent les transfrontaliers ?
Dix-sept heures, gare de Kehl, voie 3 : le TER pour Offenburg part dans deux minutes. Cinq policiers allemands montent à bord et se mêlent aux voyageurs. Ils patrouillent dans les wagons. Le train démarre à l’heure.
« Aujourd’hui, ça va vite », s’étonne un voyageur. Le prêtre allemand a déjà raté plusieurs fois sa correspondance à Offenburg à cause des retards provoqués par les contrôles. Célia connaît bien ces ralentissements. Française transfrontalière, elle fait chaque jour le trajet entre Strasbourg et Kehl : « Ça ralentit le tourisme et ça pénalise aussi les gens qui veulent juste faire leurs courses, prendre le TGV ou voyager en FlixBus. Au final, ça prend du temps et mobilise pas mal de policiers, alors qu’il n’y a pas forcément grand monde d’interpellé ».
Un autre voyageur allemand partage le même constat. Roland R. fait quotidiennement la navette entre Offenburg et Kehl et déplore lui aussi l’inefficacité de ces contrôles : « Ils me font perdre du temps, à moi comme aux autres voyageurs. C’est aussi une perte de ressources ».
Rétablissement des contrôles en septembre 2024
À Kehl, les contrôles sont effectués dans les trains en provenance de France, mais aussi sur la route, côté allemand du pont de l’Europe. L’Allemagne a réintroduit des contrôles à toutes ses frontières en septembre 2024, quelques jours après l’attentat terroriste de Solingen, qui avait fait trois morts et plusieurs blessés. Originaire de Syrie et arrivé en Allemagne en 2022, l’auteur présumé était sous le coup d’une procédure d’expulsion vers la Bulgarie, qui n’avait finalement pas abouti.
Bien que l’UE ait fait appel début juin à la levée des contrôles dans l’espace Schengen, le gouvernement allemand justifie leur maintien par la lutte contre l’immigration irrégulière. Le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt avait justifié la prolongation des contrôles jusqu’à la mi-mars 2027 avec la situation à Ceuta et par ce qu’il décrit comme un afflux inédit de migrants.
Hashim Thaçi a été condamné ce mercredi à 25 ans de prison par un tribunal spécial installé à La Haye. Il était chef politique de l’Armée de libération du Kosovo et ancien président du pays.
Arrestations illégales, tortures, meurtres et traitements cruels. L’ancien président du Kosovo, Hashim Thaçi a été reconnu coupable de ces nombreux chefs d’inculpation ce mercredi. C’est un tribunal spécial pour le Kosovo, établi à La Haye qui a prononcé la peine de 25 ans de prison pour des faits qui se sont déroulés en 1998 et 1999 durant la guerre du Kosovo.
Dans ce conflit, environ 13 000 personnes ont été tuées, dont 11 000 Albanais kosovars. À l’époque, Hashim Thaçi était chef politique de l’armée de libération du Kosovo (UCK), qui menait une guérilla contre les forces serbes.
Un poste qui l’a conduit à être considéré comme un héros de la libération pour beaucoup de Kosovars, qui étaient nombreux aujourd’hui sur la place de Pristina pour écouter le délibéré. « Un jugement terrible pour le Kosovo, pour notre guerre de libération. C’est une décision triste, injuste, imméritée », a même déclaré Glauk Konjufca, ministre des Affaires étrangères du Kosovo. Outre l’ancien chef d’État, trois autres hommes ont été condamnés. Le porte-parole de la guérilla, Jakup Krasniqi, le patron du renseignement de l’UCK, Kadri Veselie, et Rexhep Selimi, le chef de ses opérations, ont été condamnés respectivement à 25, 18 et 13 ans de prison.
Tous ont été reconnus responsables du meurtre de 96 personnes, mais aussi de la détention arbitraire et de la torture de centaines d’autres. Ils ont cependant été acquittés des charges de crimes contre l’humanité.
Emeric Eymet avec AFP
Raphaël Glucksmann, déjà en campagne
« On ne va pas refaire la Nupes »... Et pourtant : l’eurodéputé de Place publique, qui refusait au départ toute idée de primaire, s’est finalement plié à l’idée d’affronter d’autres candidats. Deuxième personnalité de gauche dans les sondages derrière Jean-Luc Mélenchon, il vise très clairement l’Elysée. Il promet « un plan de sauvetage de l’école publique ». Soutenu par Yannick Jadot, il est également censé présenter un autre plan d’action concret pour « la révolution écologique ».
Olivier Faure a enfin obtenu sa primaire
Le premier secrétaire du Parti socialiste avait annoncé sa candidature au journal de 20 heures de TF1, le 30 août. Il a longtemps milité pour l’organisation de cette primaire et souhaite même un rassemblement plus large, avec par exemple Marine Tondelier et François Ruffin. Dans son programme, il met un point d’honneur à investir dans la transition écologique, et notamment de « suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s’engage pas dans sa transformation écologique ». Lui aussi se soucie de l’éducation. Une de ses promesses : un accompagnement pour chaque enfant en situation de handicap.
La revanche de Ségolène Royal
La candidate à l’élection présidentielle de 2007 tente de nouveau sa chance, 20 ans après. Seule femme de la compétition, l’ex-ministre de l’environnement répète qu’elle n’a « rien à prouver » à travers cette candidature. Elle avait protesté contre le tarif de 15 € réclamé aux électeurs, mais en vain. Son slogan ? « L’ordre juste. » En somme, une France « enfin apaisée », sans mouvements sociaux. Des formulations pour l’instant vides de sens, étant donné qu’elle n’a pas encore présenté de mesures concrètes.
Jérôme Guedj, l’anti-Mélenchon
Figure du Parti socialiste, ce député de l'Essonne avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle en février dernier. Ancien proche de Jean-Luc Mélenchon, il se revendique désormais éloigné de ses idées, assimilant son soutien à la Palestine à une complaisance envers l’antisémitisme. Il défend plutôt « une gauche républicaine ». Déjà engagé à l’Assemblée nationale sur les questions de santé, il propose une « sécurité sociale intégrale », qui aurait comme conséquence la fin des mutuelles.
Emmanuel Maurel, discret dissident du PS
Chef de file de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), cet ancien membre du Parti socialiste, aujourd’hui député, a plaidé pour cette primaire qui selon lui peut « permettre un débat devant les Français ». Il compte surtout s’engager pour un redressement économique de la France, et souhaite « un grand emprunt national » afin de relancer l’investissement productif. Son programme : les « 3D », pour « démondialisation, démarchandisation et démocratisation ». Sa formation politique revendique 2000 adhérents, ce qui ne fait pas de lui le favori.
Chacun défendra ses idées et son programme dans un premier débat télévisé « face aux Français », qui aura lieu sur LCI le 23 septembre. À l’issue du scrutin, tous se sont engagés à soutenir le gagnant dans la course pour l’Elysée.
La question se posera ensuite d’une future alliance avec LFI, alors que des législatives devraient logiquement suivre le scrutin présidentiel. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj y sont radicalement opposés. Mais Olivier Faure, interrogé à ce propos sur BFMTV, a refusé d’exclure d’emblée des discussions, revendiquant même l’héritage de la Nupes en 2022 et du NFP en 2024.
Anaïs Coste et Enora Moreau
Édité par Héloïse Lartia et Bertille Lietar