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Occupé et entretenu pendant trois décennies par l’armée de 1966 à 1996, le fort Kléber, lui, est opérationnel lors de son rachat par la commune. Elle met à disposition les salles de l’édifice aux associations dès 1998. Le parc est ouvert aux visiteurs en 2010, après l’aménagement des extérieurs. “On était fier de dire qu’un ouvrage construit pour la guerre a été détourné pour l’art et les enfants”, soupire Laurence Meyer, adjointe au maire et ancienne présidente de l’Association des amis du fort Kléber.

Le godet du tractopelle qui sort de terre laisse apparaître la percée de l’évacuation du bassin d’orage au sud de Wolfisheim. Un bruit sourd retentit depuis l’escalier qui s'engouffre dans l'ouvrage souterrain. À l’intérieur, d’immenses colonnes soutiennent l’édifice circulaire capable de stocker 1750 m³ d’eau. 

Les ouvriers s’échinent sur le chantier depuis juillet 2024. À la fin d’année, on aura fini le gros. Mais on aura encore à faire jusqu’à fin février, précise Hugo Gillot, le conducteur des travaux, paré d’un casque bleu et de vêtements réfléchissants orange. Actuellement, quand le système d’assainissement atteint sa capacité maximale, il déverse directement l’excédent dans les cours d’eau alentour. Par temps sec, les eaux usées rejoignent la station d’épuration de La Wantzenau. À l’issue des travaux, ce bassin couvert recueillera les eaux usées et pluviales qui arrivent par les canalisations du réseau et y resteront stockées. Seul le surplus sera reversé dans la Bruche. 

Il n’est d’ailleurs pas le seul à avoir investi la ZA. Tous les mercredis depuis six ans, sur un emplacement loué auprès de la mairie, Jérémy Lekieffre gare son Dernier Truck avant la Faim du Monde. “Si je reviens, c’est que ça marche ! C’est le seul endroit où je travaille qu’une heure.” Il sert en moyenne une trentaine de clients le midi, avec un succès marqué pour l’onglet de bœuf à 12 euros. Il est vrai qu’avec 515 entreprises et 2 941 emplois, la ZA d’Eckbolsheim promet des perspectives intéressantes.

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Sean McGinley, à droite, imprime une atmosphère détendue lors de son cours de jazz du jeudi soir, à l’école de musique d’Eckbolsheim. © Baptiste Domergue

 

 

Semer aujourd’hui : entre changements techniques et nouvelles attentes

En plus du blé, ils cultivent aussi du maïs, de l’herbe destinée au fourrage et des betteraves sucrières. Mais ce n’est plus aussi rentable qu’à l’époque de leur papa. “Le prix de nos céréales, ce n’est pas nous qui le décidons. Ce sont les États-Unis, l’Ukraine, le Brésil. Tout se joue ailleurs”, déplore Mathias. Son inquiétude se porte aussi sur la possible entrée en vigueur du Mercosur, un accord commercial en cours de discussion entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud. “Comment pouvons-nous être compétitifs face à des pays où les normes sont beaucoup plus souples ? On ne joue pas dans la même catégorie.”

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Claudine Fanchini s’est installée dans un local d’une ancienne cordonnerie qu’elle a rénové elle-même. © Chloé Laurent

Wolfisheim et Eckbolsheim, communes voisines de Strasbourg, comptent de moins en moins de terres agricoles à cause de l’extension urbaine. Les exploitants sont expropriés et poussés vers la périphérie, ce qui menace leur activité dans l’Eurométropole.

Les écoles ouvrent leurs portes

Dans les écoles de musique, on mise sur des tarifs préférentiels pour ouvrir la pratique des instruments au plus de personnes possible. À Eckbolsheim, les réductions pour les résidents profitent à 126 des 165 inscrits. Il existe également des tarifs différenciés pour les familles et les personnes non-imposables. Ajouté à cela, la majorité des inscrits optent pour le paiement en trimestres proposé par l’école. Le directeur Thomas Ganzoinat regrette malgré tout les commentaires de certains élèves lors de leur réinscription : “C’est plus cher que l’année dernière !”

La ferme du Muehlbach, à Wolfisheim, est l’une des dernières de la commune. Les frères Arnaud et Mathias Ostermann maintiennent l’héritage familial à flot.

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