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Une différence de 50 000 voix entre les deux blocs et un rapport de force final de 176 sièges contre 173, l’exact inverse d’il y a quatre ans. Le camp d’opposition de gauche est arrivé en tête aux élections législatives suédoises, ce jeudi, malgré le recul du parti social-démocrate suédois de Magdalena Andersson, qui reste la première force du pays, malgré un résultat en baisse, synonyme de perte de sept élus.
Suite à ce résultat défavorable au gouvernement sortant, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a annoncé jeudi sa démission. La leader sociale-démocrate suédoise Magdalena Andersson s’est de son côté dite prête à reprendre le siège qu’elle avait perdu en 2022 : « Le peuple suédois a voté pour faire avancer la Suède, et je souhaite concrétiser cette nouvelle orientation », a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux.
Les élections de dimanche ayant été extrêmement serrées, et le nombre de bulletins ayant été plus élevé que d'habitude, il a fallu attendre un jour supplémentaire pour comptabiliser les quelque 300 000 voix manquantes, provenant de l'étranger et du vote anticipé.
En recul, l'extrême droite saborde son camp
Alors qu’elle connaît une progression fulgurante en Europe, à l’image de la victoire retentissante du parti Alternative für Deutschland (AfD), le 6 septembre, lors des élections régionales dans le land allemand du Saxe-Anhalt, l’extrême droite suédoise a marqué le pas. Pour la première fois depuis sur entrée au Riksdag en 2010, les Démocrates de Suède enregistrent un recul et n’obtiennent « que » 17,5 % des suffrages, loin des 20,5% historiques atteints en 2022, qui en avait fait la deuxième force politique au parlement.
Une défaite des SD qui a précipité tout le bloc de droite dans sa chute. Alors que ses alliés ont tous progressé par rapport à il y a quatre ans, le parti nationaliste de Jimmie Akinson perd de son côté 11 députés, passant de 73 sièges à 62.
Fondé en 1988 par d’anciens néo-nazis - notamment Anders Klarström qui avait milité au sein du Parti du Reich nordique - les Démocrates de Suède ont poursuivi dans les années 90 une stratégie de dédiabolisation payante, au point d’être appelé à former, il y a quatre ans, une alliance de la droite menée par le Premier ministre conservateur Ulf Kristersson.
Kilian Robart. Edité par Alice Billia
“Bundibugyo” : un variant pour lequel il n’existe pas de vaccin
Le virus Ebola possède trois souches connues : « Zaïre », « Soudan » et « Bundibugyo ». Cette dernière a été détectée pour la première fois en Ouganda en 2007. Il n’existe pas pour le moment de vaccins pour ce variant, d’où la létalité de la maladie. Pour la combattre et éviter toute transmission, il faut détecter les cas contacts en amont. Une organisation qui demande du temps, des hommes et des moyens.
Une situation politique fébrile et des infrastructures insuffisantes
L’épidémie sévit actuellement dans six provinces du nord et de l’est de la République démocratique du Congo : une partie de l’Ituri (nord-est), le Nord-Kivu et le Sud-Kivu (est), une partie de la Tshopo et du Haut-Uele (nord-est), ainsi que du Bas-Uele (nord). Dans ces zones, les infrastructures de santé sont déficitaires. « La situation est alarmante en raison de la complexité du contexte sécuritaire, de la forte densité démographique et de la grande mobilité de la population », a déclaré Thomas Paerisch, de l'organisation humanitaire Médecins Sans Frontières, au journal Die Zeit.
Dans l'est et le nord-est de la RDC, les conflits armés qui perdurent depuis des décennies compliquent également l'accès des secouristes. À cela s'ajoutent des restrictions au niveau du trafic frontalier et aérien. « Elles retardent de manière dramatique l’arrivée des fournitures médicales, de l’aide humanitaire et du personnel spécialisé », déclare Maximilian Gertler, médecin spécialiste des maladies tropicales à la Charité de Berlin, dans le journal Süddeutsche Zeitung.
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Dans une conférence de presse, donnée le mercredi 14 septembre 2026, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, s’est voulu rassurant. Selon lui, la propagation du virus semble avoir ralenti et deux essais cliniques pour des vaccins devraient « débuter dans les semaines à venir. »
Theresa Ludwig & Jeanne-Esther Eichenlaub
Edité par Ella Peyron
Au terme d’une élection législative ultra-serrée, le bloc de gauche, emmené par l’ancienne Première ministre Magdalena Andersson, reprend, ce jeudi, le contrôle du Parlement suédois pour trois petits sièges. Un basculement imputé au recul de l’extrême droite.
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