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Pas besoin de mettre les pieds dans les écoles de musique pour profiter de leur répertoire : “On s’adapte selon l'évènement. Pour la maison de retraite on privilégie la variété française, pour la Nuit de la lecture on joue des morceaux en lien avec la thématique et les 21 juin on organise même une fête de la musique pour les pitchounets”, rapporte la directrice de l’école de musique de Wolfisheim.
À Eckbolsheim, saxophonistes, pianistes, guitaristes et batteurs rêvent déjà de chocolat chaud et de bredele en rangeant leurs instruments à la fin du cours. Sean et ses élèves de l’ensemble de jazz seront fin prêts le 15 décembre prochain pour un immanquable rendez-vous dans la commune : le marché de Noël.
Colin Berson et Baptiste Domergue
“Gérer un milieu d’une meilleure manière pour une espèce entraînera des répercussions pour d’autres espèces. D’ailleurs aujourd’hui, on se focalise de moins en moins sur une espèce, car tout est en interaction, c’est un écosystème”, rappelle Antonin Conan.
Luck Boissière et Héloïse Lartia
“Le village niché dans un cadre de verdure rare” est devenu l’argument phare du promoteur Cogedim, pour vendre ses logements construits en bordure de champs, rue du Général Leclerc. Plus loin sur cet axe, le constructeur Stradim a aussi usé de cette image, qui a séduit Marie-Ange, venue chercher à Wolfisheim “une atmosphère de village et un écrin de nature”.
La retraitée, résidente du centre-ville de Strasbourg pendant cinquante ans, s’est installée dans la commune après le décès de son mari. “Ici, je me balade deux fois par jour le long de la Bruche, je me sens vraiment en pleine nature”, explique la septuagénaire, un large sourire aux lèvres.
Évolution du nombre de fermes au sud de la commune de Wolfisheim, entre 1950 et aujourd'hui. © Clémence Dellenbach et Paul Schneider
La place du vélo s’invite dans la campagne municipale d’Eckbolsheim. Alors que le projet de coutournement s'enlise, l'opposant François Jouan, seul candidat déclaré, dénonce un partage de la route défavorable aux cyclistes.
Deux kilomètres à l’ouest de la capitale alsacienne, Wolfisheim – littéralement le “village des loups”, en alsacien – n’est plus la bourgade isolée de naguère. “Avant, il y avait des vaches, maintenant c’est la ville ici”, regrette Carine, retraitée depuis deux ans. “Un jour il n’y aura plus de paysans, plus de fermes”, décrit-elle avec nostalgie. Depuis ce 15 novembre, l’arrivée du tramway marque une nouvelle étape de l’intégration de la commune à l’aire métropolitaine. De 1 700 habitants dans les années 1960, Wolfisheim compte aujourd’hui près de 4 400 âmes. Ces dix dernières années, treize programmes immobiliers y sont sortis de terre.
Un avenir au point-mort
Aujourd’hui, empêcher la dégradation du lieu reste la priorité de la municipalité. L’édifice est touché par des infiltrations inédites, causées par de violents épisodes de pluie. La mairie a commandité une étude afin de chiffrer différents scénarios de rénovation, respectant plus ou moins la nature de l’ouvrage. La simple remise aux normes du bâtiment, sans prendre en compte son architecture, coûterait 1,7 million d’euros. Une somme impossible à débourser pour le moment, selon Laurence Meyer. “On vient de refaire les écoles élémentaires et le centre sportif. On a encore des emprunts à rembourser. À court terme, ce n'est pas tenable.” D’autant qu’une aide extérieure ne lui semble pas réaliste : “Nous financer, pour l’instant, n’entre pas dans les priorités de la Collectivité européenne d’Alsace. Il n’y a plus d’argent nulle part et il existe beaucoup de bâtiments à remettre aux normes.”
Pas question pour autant de céder le fort. La mairie ne perd pas espoir de le rouvrir un jour aux associations et de faire à nouveau résonner la vie dans les couloirs de l’ancienne caserne.
Certaines entreprises de la ZA, comme le centre de formation UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), cherchent même à faire venir des food trucks. Depuis avril 2025, l’enseigne Un Truck au Four loue un emplacement sur leur parking. L’établissement, qui peut accueillir jusqu’à 200 personnes sur une journée, selon Jonathan Gangloff, un des employés, est une aubaine pour la pizzeria : “Les premières fois, il a fait du chiffre grâce à nous. Maintenant il est connu et ça fonctionne.”