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Des mesures pour freiner la hausse des prix

Afin de lutter contre ces augmentations, plusieurs mesures ont été avancées par les oppositions. À commencer par le leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon qui a estimé sur X qu’il « serait plus simple de bloquer les tarifs, car toute hausse dans le contexte est abusive ». Du côté du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient prôné mercredi une réduction de certaines taxes, notamment la TVA qui passerait de 20 % à 5,5 % sur les énergies. Une proposition jugée « inconcevable » par la porte-parole du gouvernement compte tenu de la situation financière du pays.

Le RN réclame aussi la réduction de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), l’accise sur les carburants, qui s’applique à tous les produits pétroliers. En 2024, elle avait rapporté 30,2 milliards d'euros  à l’Etat soit 1 % de son PIB.

Au lendemain d’une nouvelle attaque anti-avortement, le Planning Familial 67 à Strasbourg ouvrait ses portes au public, ce mardi 10 mars, pour informer sur la prévention et l’accès à l’IVG. Les co-présidentes alertent sur la fragilité de ce droit et l’importance de la sécurité de tous.

Les prix du gazole ont dépassé les 2 € dans certaines stations-service, mardi 10 mars, notamment à Strasbourg. © Esther Dabert

La défense du droit à l’avortement n’est qu’une des missions de l’association, qui n’est pas habilitée à pratiquer des IVG. Dans ces locaux, les médecins et les personnels médicaux interviennent surtout pour faire de la prévention, informer et accompagner les personnes qui poussent la porte. C’est souvent au téléphone que les demandes les plus urgentes arrivent. À la permanence, les bénévoles répondent aux questions, orientent et rassurent. « Environ 40 % des appels concernent des personnes qui cherchent des informations sur l’IVG et sur la manière d’y avoir accès », explique Alice Ackermann.

« Un droit fragile »

Pour les co-présidentes de l’association, l’enjeu est également la sécurité de toutes celles et ceux fréquentant les lieux, à commencer par la vingtaine de bénévoles et salarié.es y travaillant. Adossée contre le comptoir de la petite cuisine des locaux, Jeanne* ne cache pas sa colère. Ancienne salariée, elle préfère s’exprimer sous couvert d’anonymat par crainte d’être reconnue et de subir «quelque chose de pire» qu’une simple dégradation. D’après elle, la tension monte depuis quelques années. «On l’a vu avec les États-Unis en 2022, le droit à l’IVG est fragile, expose-t-elle. Même en l’ayant intégré dans la Constitution, on peut rendre son accès plus difficile.» Lors de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen, alors candidate du Front national, avait par exemple proposé de modifier les modalités de remboursement de l’IVG afin de lutter contre ce qu’elle qualifiait « d’avortement de confort ».

Face à un climat politique qui semble s’assombrir, un certain soutien populaire persiste. Les autocollants collés la veille ont été arrachés par des anonymes avant même l’arrivée des salarié.es, signe d’une vigilance citoyenne. Les portes ouvertes sont aussi l’occasion pour le public d’affirmer son soutien à l’association, alors qu’elle fête cette année ses 70 ans - et ses 60 ans concernant l’antenne du Bas-Rhin. Étudiante en travail social pour devenir éducatrice spécialisée, Marie Littot a profité de l’événement pour adhérer à ce qu'elle considère comme un acteur « essentiel » face à ces enjeux de droit à disposer de son corps. « C’est dramatique de voir encore des gens chercher à imposer des décisions qui ne les concernent pas à autrui », glisse-t-elle, consciente du contexte particulier, à quelques jours des élections municipales et à un an de la présidentielle.

Zoé Fraslin

Édité par Titouan Catel--Daronnat

Esther Dabert

Édité par Quentin Baraja

Face à la flambée des prix, Francis Pousse, le président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5 800 stations-service, avait quant à lui rappelé sur RMC que : « Le contrôle des marges est possible, mais le carburant bénéficie d’une liberté des prix au même titre que la baguette de pain. »

Ce mardi matin, près de la moitié ont été réalisés. « Sur 231 contrôles, il y a eu 6 % de procès-verbaux, donc de sanctions », a détaillé le ministre du Commerce, Serge Papin. La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a de son côté fait état d’« environ 16 % d’anomalies » parmi les établissements contrôlés, précisant que « certaines, évidemment, ont été sanctionnées par des amendes ». La main sur la pompe, Cédric Hermann doute : « Est-ce qu’on est sûrs de la fiabilité de ces contrôles ? Parce que le gouvernement aussi est gagnant dans l’histoire. C’est lui qui récupère la TVA à la fin. »

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