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Ce lundi 14 septembre , à Los Angeles, se tenaient les Emmy Awards, une cérémonie marquée par de nombreux records dans un climat contrasté pour la production audiovisuelle américaine.
La 78e édition des Emmy Awards, l’équivalent des oscars pour la télévision américaine, s'est tenue dans la nuit du lundi 14 septembre au Peacock Theater de Los Angeles. Retransmise sur la chaîne NBC, la cérémonie était présentée par Mariska Hargitay, l’une des stars de la série iconique New York, unité spéciale, première femme à animer les Emmy Awards depuis quinze ans.
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Favorite, la comédie horrifique Widow’s Bay de Katie Dippold a collecté six prix : meilleure série comique, meilleur acteur pour Matthew Rhys, (récompensé aussi pour son rôle dans la série The Beast in Me), meilleurs seconds rôles féminin et masculin pour Kate O’Flynn et Stephen Root, meilleur scénario et meilleure réalisation. Cela s’ajoute aux huit récompenses, déjà obtenues par la série début septembre, lors des Emmy Awards dits « techniques ».
Un record dans l’histoire de la cérémonie. Autre palmarès remarquable, celui de Jean Smart, avec un prix remporté pour chacune des cinq saisons de la comédie Hacks où elle incarne une stand-uppeuse en fin de carrière, acariâtre et touchante. L’actrice totalise donc huit Emmy, au même titre qu’Allison Janney, récompensée pour son rôle de femme de pouvoir dans La Présidente.
Ponctuée par des hommages à Dolly Parton et Catherine O’Hara, décédées cette année et par la célébration des 30 ans de Buffy contre les vampires, cette soirée de tous les records s’est tenue dans un climat contrasté. Car le renouvellement de la création télévisuelle n’éclipse pas un contexte de baisse de la production : dans un rapport publié en 2025 l’agence FilmLA notait en effet qu’entre 2021 et 2024, le nombre de tournages pour le petit écran prenant pour décor Los Angeles a baissé de 42%.
Gaby Fabresse avec Le Monde, Télérama et l’AFP.
Chez les membres des parlements des pays de l’Union européenne, les femmes sont 33 fois plus suscpetibles d'être visées que les hommes par des trucages vidéo et photo à caractère pornographique. Une étude menée sur 27 pays de l’UE a révélé que les femmes élues sont beaucoup plus exposées au détournement de leur image par intelligence artificielle.
1 femme sur 14 contre 1 homme sur 500. C’est la différence d’exposition au deepfakes pornographiques parmi les élus des parlements nationaux des pays de l'Union européenne, relevé dans une étude publiée ce mois-ci par l’Agora Digitale Transformation. Ce think tank allemand, spécialisé dans le numérique, a consulté 160 sites permettant de produire des contenus truqués à caractère sexuel. Ces montages subtilisent une identité pour créer de fausses images à l’aide d’intelligence artificielle. Au cours de l’étude, les chercheurs ont découvert que sur les 5 872 noms d'élus européens recherchés sur ces sites, 138 femmes et 9 hommes étaient référencés, c'est-à-dire que leur noms sont associés à du contenu sur ces sites. En France, 17 députées sont concernées.
Dans un discours de plus d’une heure, la présidente de la Commission a détaillé des mesures pour une Europe « plus forte et plus indépendante ».
C’est le traditionnel discours de rentrée de la présidente de l’exécutif européen. Chaque année, le discours sur l’état de l’Union présente les défis et les lignes directrices pour l’année à venir. Le Webex du Cuej revient sur les déclarations les plus importantes de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.
Face aux menaces de Trump, un nouveau palier franchi dans les relations entre l’UE et le Canada
La présidente de la Commission européenne veut « ouvrir la porte au Canada pour qu’il devienne le premier membre associé de l’Union européenne ». Un statut inédit dont les contours restent flous, mais qui mènerait la relation canado-européenne « au stade le plus élevé ». Le premier ministre canadien, Mark Carney, présent dans l’hémicycle de Strasbourg, a été vivement applaudi et s’exprimera jeudi devant les parlementaires.
Régulièrement en proie aux attaques de Donald Trump, l’UE et le Canada font front commun : « Nous créerons un espace commun de prospérité et de sécurité économique et ferons de l'Arctique un projet phare commun », a assuré Ursula von der Leyen.
Renforcer la coopération sécuritaire entre les 27
Dans un contexte d’accentuation des ingérences russes sur le sol européen, à l’instar de l’attaque de Leipzig perpétrée par des « agents russes », selon la cheffe de l’exécutif européen, plusieurs projets sont en cours. D’une part, Ursula von der Leyen souhaite que l’UE se dote de son propre article instituant « un protocole de sécurité d’urgence », à la manière de l’article 4 de l’OTAN. Ce dernier garantit des consultations dès que l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité d'un pays membre est menacée. D’autre part, elle a proposé la création d’un Conseil de sécurité européen, associant l’Union européenne (UE), le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni et l’Ukraine. En outre, l’Allemande a annoncé que l'UE a pour la première fois approuvé l'achat de systèmes anti-missiles américains Patriots.
Investir davantage dans l’IA pour transformer la société
Tout au long de son discours, Ursula von der Leyen a souligné le « point de bascule » dans lequel se trouvait l’équilibre mondial. Sur l’IA particulièrement, elle souhaite « faire sortir de nos écrans pour la faire entrer dans l’économie réelle ». L’objectif est de pérenniser son utilisation dans les secteurs de la santé, les transports, l’agro-alimentaire, la fabrication avancée, ainsi que la défense et l’espace. La présidente de la Commission y voit un moyen « d’améliorer la qualité des emplois » et de garantir leur accès à tous. Une ambition qui devra s’accompagner de « nouveaux modes de financements » pour investir davantage dans les entreprises et startups européennes. Côté régulation, elle veut réunir les grands acteurs de l’IA pour aider à « ralentir la course ».
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Protéger les plus jeunes des dangers des réseaux sociaux
Comme prévu, Ursula von der Leyen a annoncé sa volonté d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans. Les enfants entre 13 et 15 ans ne disposeront que de « mini-comptes », surveillés par les parents et avec une durée d’utilisation limitée. « Les enfants sont de plus en plus absorbés par des contenus conçus pour capter leur attention. Nous assistons à une grande confiscation de nos enfants», a-t-elle déclaré. Un projet de loi, « EU Kids Act », sera présenté jeudi au Parlement européen. Selon l’AFP, ce projet s’appliquera aux différentes plateformes : réseaux sociaux, assistants d’intelligence artificielle et robots conversationnels, ainsi qu’aux jeux en ligne. Ces mesures devront être adoptées par les eurodéputés et les 27 pays membres de l’Union européenne.
Bertille Liétar et Clément Vaillat. Edité par Alice Billia