Pour parvenir à la gravière du Blauelsand, depuis le château de Pourtalès, il faut longer la piste cyclable pendant quinze bonnes minutes et s’enfoncer dans la forêt en évitant les flaques de boue. Un chemin en terre comprenant trois ponts débouche sur un décor de carte postale, où vivent cygnes, gardons, tanches et grenouilles rousses.
Un étang de 200 mètres de large à l’eau transparente est entouré de frênes et d’aulnes. Avec sa plage de sable fin, le site attire aussi bien les naturistes l’été que les adeptes de bains glacés l’hiver.
“Une seule consigne: plus de vêtements’’
“Le naturisme, ce n’est pas juste être nu, souligne Hervé Bégeot, président de l’Association naturiste de sauvegarde et d’animation du Blauelsand (Ansab) depuis 1999. Je me sens encore plus partie intégrante de la nature, je fais partie du système naturel.” Pour lui, plus qu’une pratique, c’est une façon de voir le monde, une approche philosophique de l’existence.
En “se mettant en tenue” pour reprendre son expression, plus de place au jugement. Le rapport à l’autre est modifié, entre vulnérabilité et égalité, explique-t-il en substance. “J’aime voir les gens dans leur entièreté”, confie le président de l’association.
Les Français sont joueurs. En 2019, ils ont dépensé 50 milliards d’euros en jeux de grattage, loteries, paris sportifs et mises dans les casinos. Un marché florissant, qui fait beaucoup d’heureux, mais qui a aussi sa part d’ombre.