Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.
Sur la campus universitaire de Strasbourg, plusieurs dizaines de salariés syndiqués et d'étudiants militants se sont rassemblés ce mardi pour protester contre la précarisation générale de l’université.
« Du fric, du fric, pour les services publics, pas pour l’armée, ni pour les flics. » Ce slogan martelé à travers le mégaphone de Zoé, étudiante et militante pour le collectif révolutionnaire le Poing Levé, fait la synthèse des revendications annoncées devant le Resto U’ Esplanade. Sur fond de percussions, ils étaient une trentaine de travailleurs et d’étudiants à manifester main dans la main ce mardi matin.
Une « convergence des luttes » saluée sur place par Théo (*), contractuel dans l’administration de l’université de Strasbourg : « Pour moi, la mobilisation de la CGT Crous est l’exemple de ce qu’il faut faire. C'est extrêmement encourageant d’avoir un syndicat professionnel qui défend les droits des étudiants. »
Dans leur viseur, notamment, car la liste ne fait que s’allonger : la suppression des aides au logement pour les étudiants extra communautaires non boursiers, décidée par décret le 28 juin dernier, et la dégradation des conditions de travail des employés des services de restauration du Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) de Strasbourg.
Virginie Rivière, secrétaire générale de la CGT Crous de Strasbourg soutient pleinement le repas à 1 euro, élargi par le gouvernement à tous les étudiants depuis mai 2026. Mais pas dans les conditions qui s’imposent au personnel depuis la rentrée. « C’est une surcharge de travail, avec une production qui a augmenté sur tous les postes, en entrée, en chaud… Nos supérieurs nous ont annoncé une hausse de la fréquentation de 15%. Mais je n’y crois pas, ce n’est pas ce qu’on voit. »
L’enveloppe débloquée par l’État pour soutenir cette mesure s’élève à 50 millions d’euros en 2026, répartis entre les 26 Crous du pays. « Mais à Strasbourg, on a eu seulement 2 équivalents temps plein supplémentaires pour l’ensemble des restaurants universitaires », déplore la syndicaliste. Deux renforts auxquels s’ajoutent, sur les fonds propres de l’établissement, cinq emplois temporaires engagés par la direction du Crous de Strasbourg pour « faire face ».
« Un test pour jauger la réaction de la jeunesse »
Derrière le gilet jaune fluorescent de Virginie Rivière, les drapeaux rouges des collectifs et syndicats étudiants s’agitent sous l’énergie de leurs gardiens, venus en nombre pour soutenir les agents. Lou fait partie du Poing Levé, et elle est aussi là pour défendre les droits des étudiants étrangers : « Tout ce mois-ci, on se mobilise contre “Bienvenue en France” ». Une référence au plan développé dès 2019 par Édouard Philippe, à l’époque Premier ministre, qui annonçait l’application de frais différenciés pour les étudiants non ressortissants de l’UE, soit la hausse drastique de leurs droits d’inscription à l’université.
L’opération Ciné cool permettra à tous de bénéficier de séances de cinéma à un prix unique du 16 au 20 septembre.
Pour cette 29ème édition, l’opération Ciné cool permet aux spectateurs du Grand Est de se rendre au cinéma pour cinq euros, un moyen d’attirer le public dans les salles obscures après un été à la fréquentation record. Septembre est souvent une période plus calme dans les cinémas.
Ciné cool avait accueilli 210 000 spectateurs en 2025
Ce dispositif, sans équivalent dans les autres régions françaises, se tiendra du 16 au 20 septembre. Il permettra de voir ou revoir les succès de l’été comme L’Odyssée de Christopher Nolan, ou La Bataille de Gaulle Antonin Baudry.
L’initiative gagne en popularité avec les années et avait accueilli 210 000 spectateurs en 2025 et plus de 10 000 séances cumulées sur cinq jours.
Des avant-premières et événements
Plus de 80 salles du Grand Est jouent le jeu cette année et offrent une programmation diversifiée. De nombreuses avant-premières sont organisées dans la région, notamment des films comme Karma de Guillaume Canet et La maison de rêves Claude Zidi Jr. Un certain nombre de rediffusions de films patrimoine auront également lieu.
Informations supplémentaires et programmations sur le site de votre cinéma.
Ella Peyron
Moins d'un mois après le début de la Ligue 1, Dino Toppmöller quitte déjà le RC Lens. D’après les informations de L’Equipe, l'entraîneur allemand des Sangs et Or va être démis de ses fonctions. Il ne sera pas sur le banc vendredi soir à Monaco (20 h 45).
Arrivé cet été, Dino Toppmöller avait la lourde tâche de remplacer Pierre Sage. Parti vers Crystal Palace, en Angleterre, le coach français avait remporté la première Coupe de France de l’histoire du club en mai dernier. Il a également terminé à la deuxième place en Ligue 1, qualifiant Lens pour la Ligue des Champions.
En six matches toutes compétitions confondues à la tête de l’équipe, Dino Toppmöller a notamment remporté le Trophée des Champions contre le Paris Saint-Germain (1-0) en août. Lens a également remporté son premier match de Ligue des Champions, jeudi dernier, contre le Slavia Prague (2-3). Après quatre matches, les Sangs et Or pointent à la 10e place de Ligue 1.
Les dirigeants lensois pourraient faire confiance à Yannick Cahuzac, adjoint de Toppmöller depuis le début de la saison, et pressenti depuis de nombreuses semaines pour devenir le futur numéro 1 du club.
Antoine Dana avec L’Equipe
Le Petit train
Moins connu mais non moins marquant, Le Petit train semble décrire une escapade sympathique à la campagne. Mais quand on se penche sur les paroles, elles nous apparaissent beaucoup plus sombre : le petit train est en fait celui qui emmène des déportés juifs jusqu’aux camps de concentration. “Petit train, conduis-les aux flammes”, en écho au père de Catherine Ringer, survivant des camps pendant la Seconde guerre mondiale.
Le sexagénaire embrasse la sphère conspirationniste, jusqu'à rêver d'un renversement du gouverment.
L'homme était inconnu du grand public, jusqu'à ce que son nom apparaisse en tant qu'instigateur présumé de l'enlèvement d'une petite fille dans les Vosges, Mia Montemaggi, en avril 2021. Rémy Daillet-Wiedmann comparait ce mardi, avec 14 autres prévenus, devant le tribunal correctionnel de Paris pour des projets de coup d'Etat et d'enlèvement d'enfant.
Rien ne prédestinait cet homme de soixante ans, originaire des Hauts-de-Seine, à embrasser une telle trajectoire. En 2007, il s'essaye en politique en rejoignant le Modem et devient responsable de la fédération de Haute-Garonne (Occitanie) un an plus tard. Exclu du parti en 2010, il commence sa dérive. D'abord en 2012, lorsqu'il crée un site destiné à la scolarisation des enfants à domicile, où l'on devine déjà sa tendance complotiste. Il explique par exemple que l'école serait un endroit dangereux, rempli de pédophile, et où se déroulerait "une guerre civile tuant plus que l'Occupation allemande". Puis en 2015, quand il s'embarque dans un nouveau projet : renverser le gouvernement.
Il devra attendre 2020 pour trouver son public. Notamment en octobre, grâce à un appel qu'il lance sur sa chaîne Youtube, qui compte plus de 30 000 abonnés. Ses vidéos, qui reprennent les théories conspirationnistes les plus virales, séduisent les Antivax, les complotistes et les militants antisystèmes d'extrême droite. Adepte des sorties racistes et antisémites, il soutient notamment le militant néonazi et négationniste Vincent Reynouard, et appelle au saccage des monuments mémoriels de la Seconde Guerre mondiale.
Pour le rétablissement du bagne, la suspension de l'impôt, de la 5G...
Sur son site internet baptisé "renversmeentdugouvernementfrançais.com", le mégalomane détaille les 81 mesures qu'il souhaiterait mettre en oeuvre après avoir pris le pouvoir par la force : entre autres, la "suspension de l'impôt ou tout autre prélèvement direct", le rétablissement du bagne, l'arrêt de toute installation du réseau 5G ou encore l'abolition des institutions de défense des droits humains comme la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme ou SOS racisme.
Depuis 2020, l'homme se montre proche de la mouvance conspirationniste d'extrême droite américaine QAnon et reprendra même dans certaines de ses communications sa devise : "Where we go one, we go all" ("Là où l'un de nous va, nous y allons tous").
Sa dernière vidéo, publiée en janvier 2025, invite d'autres figures du complotisme, Alain Soral, François Asselineau ou encore Florian Philippot, à une union pour renverser le système.
Anaïs Coste
C'est comme ça
Troisième tube de l’album The No Comprendo, C’est comme ça mélange désaveu après les premières années du mandat Mitterrand et volonté - toujours - de renverser le statu quo. Plus tard, la chanson se retrouve dans le film La Vie est un long fleuve tranquille d’Etienne Chatiliez, qui met en scène un choc des classes sociales. En lien avec l’engagement du duo.