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Le département des Vosges est marqué par un phénomène de « rurbanisation » ou retour des citadins dans des zones qualifiées de rurales. En dix ans, Épinal a enregistré une perte de 4212 habitants, 1524 pour Saint-Dié-desVosges, 645 pour Vittel, 505 pour Mirecourt, etc. Cette population se retrouve dans les campagnes, mal desservies en transports publics ou administrations.
© Cuej Infographies / Source : Observatoires des territoires
L’industrie vosgienne a connu au moins 55 plans de suppression d’emplois entre 2008 et aujourd’hui. En tout, 3309 salariés ont perdu leur travail. Nestlé-Waters, à Vittel, a détruit 600 postes. Novacare à Laval-sur-Vologne et Faurecia à Nompetalize ont respectivement réduit la voilure de 189 et 150 emplois. Les 1063 embauches, notamment par KDG Energy à Saint-Dié-des-Vosges (150) et Pavatex (100), ne suffisent pas à préserver les Vosges d’une hausse massive du chômage. Sur cette période, l’industrie a perdu 2157 postes.
L’histoire économique des Vosges est fortement liée à celle de son industrie.
Le territoire dispose d’atouts naturels, le bois et l’eau, qui ont favorisé l’implantation précoce d’industries traditionnelles : meuble et verre dès la fin du XVIIe siècle, textile dès 1830, sidérurgie et papier à partir des années 1850. L’agriculture a toujours été moins importante que dans les autres départements ruraux, à cause des montagnes qui ont donné le nom au département, les Vosges, et qui occupent le tiers est du territoire. Après des années de période faste, connaissant une apogée dans les années 1960, le territoire est en difficulté. Depuis le premier choc pétrolier de 1973, l’industrie vosgienne a été marquée par une série de crises successives ayant entrainé des pertes d’emplois et des fermetures d’usines emblématiques : le site Boussac à Thaon-les-Vosges, la filature de Laveline-devant-Bruyères, le site Malora à Fraize, etc.
Vivre sous le seuil de pauvreté, c'est le quotidien de plus en plus de personnes. Dans les grandes villes et les banlieues, comme dans les territoires ruraux. Le département des Vosges est lui aussi pris dans la tourmente.
Enquêtes et analyses, infographies, reportages audio et vidéo, réalisés par les étudiants en décembre 2012, sont rassemblés dans un magazine multimédia publié sous la forme d'une application pour tablettes. Vous pouvez retrouver les éléments de ce dossier multimédia sur cuej.info.
Basée sur les déclarations d’impôts sur le revenu de 2010 (revenus 2009), cette carte représente le taux de foyers non imposables par commune. Moins fin que le taux de pauvreté ou de bas revenus, le taux de foyers non imposables reflète cependant assez bien la pauvreté au sein de chaque commune. En 2009, le taux de foyers non imposables s’élevait à 51,48% dans les Vosges, et à 46,55% en France.
Les communes qui ne s’affichent pas sont celles dont les données étaient indisponibles pour cause de confidentialité.
Vincent di Grande et Clément Lacaton
Cette carte se base sur les déclarations d’impôts sur le revenu de 2010 (revenus 2009). La Direction générale des impôts met à disposition la somme des revenus déclarés par communes. En rapportant cette somme au nombre de foyers fiscaux de la commune, on obtient le revenu moyen des foyers.
Ces données sont une bonne indication du niveau de richesse global de chaque commune du département, mais ne sont qu’un reflet grossier des situations de pauvreté.
Les communes qui ne s’affichent pas sont celles dont les données étaient indisponibles pour cause de confidentialité.