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Définitions

• Taux de pauvreté monétaire :

Cet indicateur correspond à la proportion d’individus dont le niveau de vie (revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation) est inférieur à un certain seuil (60% du niveau de vie médian, qui s’élève à 1600 euros mensuels en 2010). Le seuil de pauvreté (à 60%) est de 964 euros pour une personne seule.

• Pauvreté administrative :

La pauvreté administrative attribue le statut de personne en situation de pauvreté aux individus percevant un minimum social (Revenu de solidarité active, Allocation de solidarité spécifique, Allocation adulte handicapé) ou une autre prestation sociale (Couverture maladie universelle complémentaire).

• Pauvreté en conditions de vie :

La pauvreté peut aussi être mesurée par le manque, matériel et social, et par les difficultés concrètes auquelles les personnes sont confrontées. On parle alors de pauvreté en conditions de vie : un individu est considéré comme pauvre lorsqu’il cumule au moins huit privations, sur une liste de vingt-sept (alimentation, habillement, chauffage, logement, chauffage de l’habitat, situation bancaire, paiement des factures et des impôts, vacances, loisirs...).

• Pauvreté ressentie :

Il s’agit d’une définition plus subjective, selon laquelle un individu n’est pas considéré comme pauvre par rapport à un seuil monétaire, mais se considère comme pauvre. Un sondage CSA publié le 6 décembre 2012 dans le journal Les Echos  affirme  que près d’un Français sur deux (48%) se considère comme pauvre ou en train de le devenir.

 

8,6 millions de Français concernés

En 2010, dernier chiffre connu, 14,1% de la population française était sous le seuil de pauvreté, soit 8,6 millions de personnes. Jusqu’au milieu des années 1980, le taux de pauvreté a baissé fortement, passant de 17,9% en 1970 à 13,5% en 1984. Le nombre de personnes pauvres a augmenté de nouveau entre 1984 et 1996 (14,5%), avant de connaître une nouvelle chute de 1996 à 2004. Resté stable, autour des 13% entre 2004 et 2008, le taux de pauvreté a connu une nouvelle hausse dès 2008, et le début de la crise actuelle. Cette évolution suit de près celle de la conjoncture économique.

(Crédits : A.C. et Q.T./Cuej)

La validation du PPRT est prévu pour le mois de mars 2013, après une enquête publique. Pendant cette période les associations et les riverains auront la possibilité de s'exprimer sur le texte, présenté au public en décembre prochain. 

Aude Malaret

Le pêcheur ne comprend pas la fermeture prochaine du quai Jacoutot, alors qu'il l'emprunte depuis trente ans. « Le risque zéro n'existe pas », remarque-t-il. C'est dans les années 1980 que la municipalité propose aux moucheurs de se déplacer du Wacken à l'étang du Rohrkopf. Aujourd’hui le club pourrait bien déménager une nouvelle fois. Tout comme les naturistes contraints eux aussi de partir, faute d'accès à leur étang situé un peu plus loin.

Des solutions de remplacement envisagées

Une situation dénoncée par René Hampé, président de l'ADIR qui aimerait que l'accès aux espaces de loisir soit garanti. « Il n'y a pas que les pêcheurs et les naturistes. Un grand nombre de citoyens ont plaisir à se promener dans cet espace. Il ne suffit pas de mettre en place des accès doux, ils ne permettront pas la circulation des personnes dépendantes de la voiture et des personnes âgées », explique-t-il. « Etant donné que les salariés des entreprises SEVESO seront bien obligés d'utiliser le quai pour y accéder, est-ce qu'en cas d'approbation du PPRT, on ne peut pas trouver des modalités d'accès ? », demande le président de l'ADIR.

La municipalité « leur a proposé un autre site », rappelle Françoise Buffet, adjointe à l'environnement à la mairie de Strasbourg. L'élue explique qu'une proposition a été faite fin juin à l'association des naturistes. Les solutions de remplacement « ont même été prévues et budgétées par la ville », souligne-t-elle.

L'étang du Rohrkopf dans la forêt de la Robertsau, où pêchent les membres du club Mouche 67. (Crédit : A.M./Cuej)

La fermeture du quai Jacoutot, situé au port aux pétroles de Strasbourg, est envisagée pour juin 2013 dans le cadre du futur plan de prévention des risques technologiques (PPRT). Ce projet a déclenché la colère des associations de riverains de la Robertsau. Sont aussi menacées de fermeture la digue Pourtalès-Karpfenloch et la route dite « EDF », officiellement rue du Gaserwoerth, dont la gestion appartient aux Voies navigables de France.

Unies au sein d'un collectif, les associations de pêcheurs, de naturistes et de riverains de la Robertsau se mobilisent contre la fermeture du quai Jacoutot envisagée par le futur plan de prévention des risques (PPRT) du port aux pétroles de Strasbourg. En effet, la fermeture de cette voie les empêchera d'accéder en voiture aux étangs situés dans la forêt de la Robertsau.

Dans l'espoir de retarder ou de bloquer le PPRT et par la même occasion la fermeture du quai Jacoutot, l'association pour la défense des intérêts de la Robertsau (ADIR), a attaqué en mai dernier trois arrêtés préfectoraux (1, 2 et 3) devant le tribunal administratif de Strasbourg. Les textes visés imposent de nouvelles mesures de sécurité aux entreprises dangereuses situées sur le port aux pétroles. Des mesures qui doivent être prises en compte dans la réalisation du PPRT, cible indirecte des associations.

Un recours déposé au tribunal et une pétition

Composé de l'ADIR, le club Mouche Robertsau 67, l'association naturiste de sauvegarde et d'animation du Blauelsand (ANSAB), l'association pour la sauvegarde de l'environnement de la Robertsau (ASSER), et l'association agrée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA Robertsau 1903), le collectif Forêt Robertsau a également lancé une pétition. Selon Hervé Bub, président du club Mouche Robertsau 67, plus de 1000 personnes ont déclaré « soutenir le collectif Forêt Robertsau pour s’opposer à la fermeture des accès » qui menace « les grands lieux de détente et de loisirs de la forêt de la Robertsau ».

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