12 février 2026

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde présente son rapport annuel 2025 au Parlement © European Union 2026 - Source : EP
Des solutions pour une viticulture européenne en mauvaise posture
La législation pour soutenir les viticulteurs a été votée ce lundi au Parlement. La rapporteure membre du Parti populaire européen Esther Herranz García a salué une “convergence de vues” sur le sujet. Ce texte met en place des solutions pour un secteur mis à mal par une crise liée au dérèglement climatique, aux droits de douanes et à une chute de la consommation. Pour le socialiste Eric Sargiacomo, l’objectif est de permettre “d’entrevoir le bout du tunnel”. C’est chose faite avec un appui financier au tourisme viticole, une consolidation du marché avec les pays tiers et un étiquetage prenant en compte les tendances consommateurs tel que l'appellation “vin désalcoolisé”. Une satisfaction confirmée par Cristina Guarda, viticultrice et députée du groupe Les Verts (écologistes) : “Je suis fière de voter ce texte qui commence à répondre aux préoccupations que je vis”.
Colin Berson
La BCE face au défi de l’indépendance
Devant le Parlement européen, Christine Lagarde a ouvert le débat en plaçant “l'indépendance politique” de la Banque centrale européenne (BCE) comme impératif stratégique. Alors que la Réserve fédérale (Fed) subit aux États-Unis des pressions politiques sans précédent, la présidente de la BCE voit en son institution un “ancrage dans un monde d’incertitudes”. Pour l’eurodéputé Johan Van Overtveldt (ECR, droite souverainiste), l'interdiction de toute ingérence consacrée par le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, est le “préalable indispensable” pour protéger l’euro face à “l’instabilité mondiale”.
De la droite à la gauche de l’hémicycle, le besoin de “neutralité” et de “crédibilité” est réaffirmé comme un gage de survie. Jussi Saramo (The Left, extrême gauche) alerte d'ailleurs sur la “dangerosité d'un système de paiement lié à un pays qui s'éloigne de la démocratie”. Face à l'ingérence américaine, l'autonomie de la BCE devient selon lui le garant de “la sécurité et de l'avenir de l'Europe”.
Baptiste Demagny
Slovénie : une ingérence européenne dans les élections législatives ?
À moins de trois semaines des législatives slovènes, un meeting du SDS (Parti démocratique slovène) de Janez Janša à Ljubljana a secoué Bruxelles. Deux commissaires européens, l’Italien Raffaele Fitto et le Lituanien Andrius Kubilius, ont participé à réunion publique du candidat slovène. La présence de deux commissaires issus du Parti Populaire européen (PPE, droite) auquel est rattaché le SDS, a déclenché l’indignation de Renew Europe et des Socialistes & Démocrates. Ces derniers y voient une atteinte à la neutralité de la Commission. Ce lundi à Strasbourg, Manfred Weber, président du PPE, s’est défendu en se disant "convaincu" par l’absence de conflits d’intérêts et dénonce cette politique menée par les groupes de gauche.