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12h33
Une question d’actualité sur les Zones à faibles émissions (ZFE), présentée par le groupe Pour une métropole en commun, est débattue
Les ZFE sont des territoires dans lesquels la circulation de certains véhicules peut être restreinte afin de réduire la pollution de l'air. Les véhicules qui peuvent y circuler doivent disposer d'une vignette Crit'Air attestant qu'ils ont l'autorisation de circuler.
Michael Nguyen (écologiste, groupe Pour une métropole en commun) : “notre groupe considère que les ZFE sont un enjeu de santé publique”, tout en soulignant qu’elles ne doivent pas conduire à l’exclusion des plus modestes. Il soutient la transformation des ZFE mais pas leur suppression.
Le Schilikois avance des propositions ambitieuses : amplification du plan vélo, gratuité des transports en commun, valorisation des solutions d’autopartage, aide à l’achat de véhicule Crit'Air 1…
En avril, l’Assemblée nationale a voté leur suppression comprise dans le projet de loi de simplification de la vie économique. Le RN et ses alliés avaient voté pour, LR avait également majoritairement voté en faveur, et les députés centristes étaient divisés.
Le 21 mai, le Conseil constitutionnel a censuré totalement ou partiellement 25 articles sur les 84 de la loi de simplification, annulant ainsi la suppression de la ZFE pour cause de cavalier législatif.
L'interdiction de circuler est donc maintenue pour les Crit'Air 4 et 5 dans les zones à faibles émissions.
12h32
La motion anti Bolloré est adoptée
Catherine Trautmann rappelle la nécessité de cette motion et appelle à voter pour. 55 élus se sont positionnés en faveur, 42 n'ont pas pris part au vote et un s'est abstenu. Les Républicains Jean-Philippe Vetter et Irène Weiss ont voté contre.
12h17
La maire de Schiltigheim Nathalie Jampoc-Bertrand relance le débat législatif pour la loi anti-concentration des médias. “Quand les démocraties somnolent sur ce qu’elles pensent être acquis, l’extrême-droite investit les champs de la culture. Tous les jours, ne laissons pas les artistes et le monde de la culture seul se défendre.”
Frédérique Neau, portant la voix du groupe de Jean-Philippe Vetter (LR), rappelle le rôle positif de Canal+ dans le secteur cinématographique. Elle ne comprend pas qu’un débat à portée nationale fasse l’objet d’une motion de l’EMS, qui ne peut selon elle pas interférer. Elle demande cependant la récupération de ses droits d’auteurs auprès de Fayard “pour ne pas avoir son livre à côté de celui de M. Bardella”. Le groupe ne vote pas la motion.
Thierry Sother (PS), lui, rappelle des récents succès au cinéma comme Le chant des forêts “qui font la fierté de notre territoire”. Il dénonce que “ce monde est aujourd’hui menacé” et que le cinéma doit rester un espace de liberté. Le député socialiste souhaite d’ailleurs interpeller le gouvernement à ce propos.
12h04
L’insoumis Florian Kobryn, à l’initiative de la motion, s’exprime
Pour l'élu à l'initiative de la motion, Vincent Bolloré a toujours la même méthode : “ imposer sa ligne éditoriale réactionnaire”, qui représente “une menace de plus sur notre démocratie et nos imaginaires communs”. Il refuse que son “empire” s’étende à toute la filière du cinéma et justifie sa motion par la “participation à une mission d’intérêt général”, notamment depuis que le mouvement s’est élargi.
À la veille du Festival de Cannes, plus de 600 professionnels du cinéma et le collectif "Zapper Bolloré" ont signé une tribune dans Libération dénonçant la stratégie d'expansion menée par le milliardaire Vincent Bolloré sur le monde du cinéma via son groupe Canal+. Le groupe détient aujourd’hui 34% du capital d’UGC et projette d’acquérir 100% des parts. Suite à cette tribune, le directeur général du groupe Canal+, Maxime Saada, a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires de la pétition. Face à cette réaction, la Ligue des droits de l’homme et la CGT-Spectacle ont annoncé, le 23 mai, avoir engagé une action en justice contre Canal+ pour discrimination.
La motion présentée par Kobryn (LFI) est débattue : face à l’offensive de Vincent Bolloré, l’EMS solidaire du monde du cinéma
Les différents partis en groupe de travail, sous l'impulsion des Insoumis, ont abouti à un texte commun à propos du débat sur la tribune “Zappons Bolloré”. Vincent Bolloré ne veut plus travailler avec les signataires de la tribune. Cela “pose un problème de concentration des médias et de l’industrie culturelle auprès d’un seul ou d’une domination d’acteurs”, soulève Rebecca Breitmann (groupe de la majorité).
11h59
Chantal Cutajar (Faire Eurométropole Ensemble, un territoire de progrès et solidaire) répond aux élus :
“Au fond, le sujet est plus large que celui de l’Ademe. C’est celui de la capacité réelle des territoires à opérer les changements qu’on lui demande aujourd’hui.” Les collectivités territoriales sont pour elle en première ligne. Elle rappelle que “ce ne sont pas des structures administratives abstraites mais des moyens concrets permettant aux communes du territoire d’engager des investissements indispensables”, regrettant que ce ne soit pas voté par le groupe d'Irène Weiss (Union du Centre, de la Droite et de la Société civile).
Catherine Trautmann dit “souscrire pleinement” à la motion, qui est finalement adoptée à 82 votes pour, 9 absentions (de la droite) et 5 personnes ne prenant pas part au vote.
11h53
Irène Weiss (LR) se positionne : “Nous sommes réservés sur cette motion.” La conseillère déléguée à la cybersécurité souligne l’importance d’une bonne utilisation de l’argent public et pointe du doigt les liens entre l’exécutif de Catherine Trautmann et les membres de l’Ademe. “Le président de l’Ademe a soutenu ouvertement un candidat strasbourgeois aux municipales.” Elle conclut : “Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas cette motion.”