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Les boulistes en bout de piste : 

À Wolfisheim, Mohammed Entaji, vice-président du club Les Amis de la pétanque déplore le manque d’investissement de la commune : “On est livrés à nous-mêmes. On a dû refaire les terrains. Je demandais juste une participation à la mairie, pas la totalité, mais ils ne nous ont pas donné un euro.” Au milieu des médailles et des certificats de victoire accrochés au mur du local que la mairie lui loue, il explique que le club survit grâce à la buvette, aux soirées à thème  ponctuelles et aux cotisations (56 euros annuels) de sa centaine de licenciés. “La seule chose que la commune nous accorde, c’est l’éclairage extérieur.”

Entre l’autoroute et la Bruche, Eckbolsheim et Wolfisheim se redessinent sous l’effet de l’étalement urbain de l’Eurométropole de Strasbourg. Un phénomène qui implique de nombreux enjeux écologiques et humains.

Le directeur Thomas Ganzoinat regrette malgré tout les commentaires de certains élèves lors de leur réinscription : “C’est plus cher que l’année dernière !”

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Une répartition des subventions qui interroge

Les communes disposent d’un pouvoir discrétionnaire pour accorder ou reconduire une subvention. Elles ne sont donc tenues à aucune obligation de soutien. Elles attribuent librement, une fois par an, les aides aux structures de leur choix. À Eckbolsheim, il faut adhérer à l’Office municipal des sports, des arts, des loisirs et de la culture (Omsalc) pour y prétendre – à condition d’exister depuis au moins deux ans et de participer chaque année à un événement communal. Les 30 associations membres se partagent ainsi une enveloppe de 64 000 euros.

François Jouan, tête de liste d’opposition Un renouveau pour Eckbo pour les municipales de 2026, critique un manque de transparence qui, selon lui, fragilise la vie locale : “L’Omsalc, c’est complètement opaque, complètement cornaqué par les adjoints actuels. Il y a une vision un peu passéiste de la culture à Eckbolsheim.”

Du côté du théâtre de Wolfisheim, Christa Wolff, directrice du Thenso, a dû déménager costumes, panneaux de bois et tout le matériel essentiel à sa troupe, chez elle, dans sa “Maison théâtre”. Cette relocalisation fait suite à la fermeture du fort Kléber, actée à contrecœur par la commune en 2024, sur injonction de la préfecture. Elle dénonce : “Il n’y a pas de fierté, pas de volonté de la commune d’avoir une vie culturelle jaillissante.” 

“À Wolfisheim, tout s’arrête à Wolfi Jazz”

Céline Hadj, conseillère municipale et tête de la liste d’opposition Wolfisheim dynamique et citoyenne pour les municipales de 2026, regrette elle aussi le départ d’associations suite à la fermeture du fort. “À Wolfisheim, tout s’arrête à Wolfi Jazz”, poursuit-elle. Sous le couvert de l’anonymat, un responsable associatif abonde : “Wolfi Jazz, c’est le bébé de la municipalité. Il n’y a plus de place dans le berceau pour le reste de la culture.”

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