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Carte de l'avancée du droit à l'avortement en Amérique centrale et du sud. © Laura Remoué

Thomas Schneider s'est tatoué un coeur brisé pour se remémorer la soirée du 13 novembre 2015. © Camille Bluteau

Le 3ème étage est déjà fermé définitivement. © IRIS BRONNER

En novembre 2015, ce fan de rock assistait au concert du Bataclan. Il va témoigner à la barre lors de ce procès long de huit mois. Une manière pour lui de tourner la page.

Début de deux mois de liquidation jusqu'au 30 octobre, avant la fermeture définitive fin décembre. © IRIS BRONNER

Si la fermeture est bel et bien prévue fin décembre, les rayons se vident très rapidement. « Je n’ai pas encore postulé, mais il faudrait que je m’y mette », s’inquiète Jérôme, 25 ans. Après seulement une semaine de liquidation, la moitié des produits pour homme ont été vendus. Le 3ème étage n’est plus accessible, rideaux de fer tirés. Difficile de croire que le magasin aura encore des choses à vendre d’ici quelques semaines. Jérôme a débuté en tant qu’apprenti l’année dernière et l’entreprise lui avait promis un CDI. Malgré cette déception, le jeune homme garde son objectif en tête : « Mon projet est de travailler dans le monde du textile haut de gamme, donc je pense que je vais aller chez la concurrence (aux Galeries Lafayette). Il faut surtout que je pense à mon CV pour rentrer dans le luxe plus tard ».

Une erreur stratégique pour les uns, une histoire de contexte pour les autres

Le virage vers le « luxe » entrepris en 2011, c’est d’ailleurs ce qui aurait fait couler l’établissement strasbourgeois selon les syndicats : « On nous a dit qu'il valait mieux vendre un sac à 3.000 plutôt que dix sacs à 300 euros. Sauf que du coup on n'avait plus de clients, ce qui n'attirait personne non plus », dénonce dans un article de France 3 Grand Est Yolande Fischbach, déléguée CGT Printemps Strasbourg.

La direction nationale de Printemps justifie la fermeture de l’établissement strasbourgeois par des raisons économiques compliquées, notamment à cause de la pandémie et de la crise des Gilets Jaunes. Trois autres magasins en France s’apprêtent également à baisser le rideau, à Paris (Place d’Italie), au Havre et à Metz.

Un clap de fin amer pour de nombreux employés qui ont parfois réalisé l’intégralité de leur carrière dans l’enseigne. C’est le cas d’Aline, 61 ans. « Après 43 ans, c’est fini pour moi, je vais partir pour une retraite bien méritée. Je n’ai pas de plan ou de projet, je veux surtout profiter de mes petits-enfants et voyager », confie la vendeuse, le cœur déjà lourd de quitter ce qu’elle considérait comme « une famille ».

* prénoms modifiés

 

Iris Bronner

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