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17h20 : un mort sur un pétrolier au large de l'Irak

Une attaque contre deux pétroliers au large de l'Irak a fait un mort, un membre d'équipage indien, l'Iran multipliant les frappes pour perturber l'approvisionnement mondial en brut en représailles aux bombardements israélo-américains. Des frappes aériennes contre une base d'un groupe pro-iranien, inscrit sur la liste des organisations « terroristes » aux Etats-Unis, ont par ailleurs tué au moins neuf personnes.

Autre point saillant : les énergies fossiles, responsables de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans sa feuille de route, le gouvernement détaille un calendrier de sortie des fossiles : en 2030 pour le charbon, en 2040 pour le pétrole et en 2050 pour le gaz fossile. En réaction au contexte international, le Haut Conseil pour le climat souligne l’importance de la souveraineté énergétique. « On est en plein dans un choc pétrolier (...) il est urgent de sortir des énergies fossiles », a souligné à l’AFP le président du HCC, Jean-François Soussana. Pour l’expert, le calendrier de sortie des énergies fossiles manque de clarté et de détails sur les modalités à mettre en place dans chaque secteur. 

Pilier des politiques climatiques, la réduction des émissions de gaz à effet de serre est au cœur de la SNBC. La copie du gouvernement prévoit une baisse des émissions dans l’ensemble des secteurs d’activité, de l’agriculture à l'industrie en passant par les transports. Pour y parvenir, la France a rehaussé ses ambitions par rapport à sa dernière stratégie nationale. La baisse des émissions à effet de serre à l’horizon 2050 passe ainsi de -93 % contre -85 % dans les prévisions précédentes. Si les scénarios sont ambitieux, le Haut Conseil pour le climat émet quelques réserves quant à leur mise en place. Les émissions devraient baisser de 4,5 % par an pour atteindre les objectifs affichés, un chiffre bien éloigné de celui des années précédentes. En 2024 et 2025, la diminution des émissions était respectivement de 1,6 % et 1,8 %.

Le 16 décembre dernier, le gouvernement a déposé un texte de plus de 200 pages dessinant les orientations des politiques climatiques des dix années à venir. Objectif : réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Le Haut Conseil pour le climat a réclamé une « mise en œuvre rapide » du texte qui, avant d’être publié, doit être soumis à plusieurs instances. La SNBC devrait être publiée au printemps, avec près de trois ans de retard. Plusieurs fois reportée, la mise en place et l’évaluation de la stratégie nationale pour le climat a souffert de l’instabilité politique et du faible engagement environnemental des gouvernements depuis 2024. Et ce, alors même que le scénario de limitation du réchauffement à +1,5 °C établi par les Accords de Paris n’est plus envisageable.

17h05 : Téhéran réfute les accusations selon lesquelles il poserait des mines dans le détroit d'Ormuz

L'Iran ne pose pas de mines dans le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole mondial, a affirmé à l'AFP le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, après des accusations de Washington en ce sens. « Pas du tout. Ce n'est pas vrai », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, interrogé sur les déclarations du président américain Donald Trump faisant état de frappes contre « 28 navires poseurs de mines » iraniens.

Alors que le passage des navires dans le détroit est largement bloqué par l'Iran, le responsable a assuré que « des pays » avaient demandé à l'emprunter et « nous avons coopéré avec eux ».

L'extrême-droite demandait une version plus dure du règlement "retour" voté en commission parlementaire.  © Léo Sallé

C’est un avis en demi-teinte. Le Haut Conseil pour le climat (HCC) a rendu son appréciation ce jeudi 12 mars sur la troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC). Feuille de route en matière climatique, elle vise à atteindre la neutralité carbone en 2050. Le HCC, chargé de l’évaluation des politiques climatiques françaises, a salué « les avancées et l’ambition » du gouvernement mais s’interroge sur la mise en place effective de sa stratégie. 

À lire aussi : Conflit au Moyen-Orient : le chef des droits de l'homme de l'ONU déplore la dynamique du « coup pour coup »

Dans un rapport rendu jeudi 12 mars, le Haut Conseil pour le climat a évalué la stratégie nationale bas carbone de la France. Si les objectifs affichés sont louables, quelques points restent à préciser pour mettre en place des politiques climatiques efficaces.

Ces munitions ne correspondent pas aux pièces d’artillerie 152 mm des anciennes Républiques soviétiques et nécessitent un entraînement supplémentaire pour leur utilisation. Le rapport parlementaire propose donc d’unifier les normes européennes d’armement.

Selon les parlementaires, la seconde solution est celle des économies d’échelle. Grâce à des achats groupés de l’UE et des productions communes, les États membres pourraient économiser jusqu’à 57 milliards d’euros selon la direction générale des services de recherche parlementaire. Bertrand De Cordoue, conseiller défense et armement de l’institut Jacques Delors, renchérit : “Le marché unique de la défense permettrait de donner une perspective de croissance à l’industrie de l’armement, qui gagnerait en compétitivité à l’échelle européenne mais aussi mondiale

Facile à dire, moins facile à faire

Si l’Europe de la défense n’est pas encore une réalité, c’est que deux principes s’opposent : la rationalité qui pousse les États à s’unir et la souveraineté qui pousse les États à l’individualisme.

Le rapport parlementaire dénonce un recours trop systématique et “abusif” à l’article 346 du traité de fondation de l'Union Européenne. L’article, demandé par Charles de Gaulle, stipule que chaque État membre reste souverain sur sa défense. “C’est une des dernières frontières du régalien” selon Renaud Bellais, codirecteur de l'Observatoire de la défense de la Fondation Jean Jaurès. C’est une ligne rouge pour de nombreux pays qui craignent que leurs capacités de défense en soient diminuées. “Est-ce qu’on peut faire confiance à un autre État quand il s’agit de la survie du nôtre ?” interroge Renaud Bellais. Pour Christophe Gomart, eurodéputé du PPE, Bruxelles n’a pas à intervenir. “L’Union européenne n’a pas besoin d’un marché unique mais d’un marché intergouvernemental fondé sur la coopération volontaire, les achats conjoints et une Commission qui reste à sa place.”

Actuellement, l’industrie de la défense se trouve principalement dans les mains des grands pays européens comme la France et l’Allemagne. Mais la donne pourrait changer avec l'avènement d’un marché unique de la défense, d’après Bertrand De Cordoue. “La préférence européenne et la volonté de s’extraire des Etats-Unis peuvent fonctionner uniquement si on donne la possibilité aux autres pays de développer leur industrie de l’armement.” C’est notamment le cas de l’Allemagne qui a ouvert en août 2025 la plus grande usine de munitions d'Europe.

Renaud Bellais rappelle : “La décision finale reste celle des États. La Commission ne peut que les inciter à développer un marché unique de la défense.”

Antoine Dana et Sacha Laudrin Laroche

 

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