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Les eurodéputés unanimes pour plus de sécurité au travail
Avec 3 300 morts au travail chaque année dans l’Union Européenne (UE), il n'y a pas de quoi se réjouir. En ce mardi, journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, les eurodéputés ont été unanimes dans l’hémicycle : l’UE doit faire plus pour protéger les travailleurs. « Cette journée n’est pas l’occasion de se féliciter de grand chose », déplore Liesbet Sommen (PPE, droite). Afin d’éviter les accidents mortels, sa collègue Gabriele Bischoff (S&D, gauche) appelle de ses vœux un plan de la Commission concernant la qualité du travail. « Un bon travail doit être protégé », rappelle-t-elle. De son côté Laurent Castillo (PfE, extrême droite) regrette le « flou » législatif concernant le burn-out, et plaide pour « une définition harmonisée et une vraie législation sur la question ».
Héloïse Lartia
Le Parlement européen souhaite mieux encadrer les influenceurs financiers
« Nous ne pouvons pas laisser l’éducation financière aux mains des plateformes », a martelé Dania Riba i Giner, du groupe Les Verts (écologistes). Le sujet sur la table est l’émergence des influenceurs financiers ou « finfluenceurs », ces créateurs de contenus partageant des conseils d’investissements et de gestion de patrimoine sur les réseaux sociaux. Le Parlement européen appelle notamment ce jeudi à créer un label volontaire pour les influenceurs qui respecteraient un code de conduite européen, afin de permettre plus de transparence et une meilleure prévention contre la fraude financière. Ce label vise à distinguer clairement entre les « finfluenceurs » proposant des contenus éducatifs et ceux ayant des intérêts financiers cachés et qui escroquent leurs audiences grandissantes. Selon l’Institut français d'opinion publique, en France, 29 % des moins de 35 ans auraient été victimes d'escroquerie financière en 2024.
Allan Moutet
En plein conflit au Moyen-Orient, la question reste à la porte de l’hémicycle : faut-il suspendre l’accord d’association avec Israël ? La droite refuse d’en débattre au Parlement européen, malgré une pétition.
Contrôle du budget 2024 : un feu vert mais une demande d'explications
Le Parlement européen a validé la gestion du budget de l’Union européenne pour 2024, tout en adressant une série de critiques à l’exécutif. En ligne de mire, l’opacité du fonds de relance post-Covid (FRR) : le Parlement exige que la Commission publie la liste des principaux bénéficiaires à la fin de l’année, sous peine d’action en justice. « Nous voulons veiller à protéger le droit des citoyens de savoir où vont les flux d’argent », a indiqué Daniel Freund (Les Verts, écologistes), en charge du dossier. Les députés ont aussi pointé du doigt le recul continu de l’État de droit, la corruption systémique et les attaques contre les droits fondamentaux dans plusieurs États membres, réclamant plus de sanctions. L’élu des Verts a visé directement la Slovaquie, en demandant le lancement d’une procédure de conditionnalité pouvant aller jusqu’au gel des fonds.
Salomé Fabre
« Chaque avancée pour le bien-être animal, c'est une victoire », s’exclame Tilly Metz, eurodéputée (les Verts, écologistes), après le vote d’une réglementation pour garantir le bien-être des chats et des chiens. Adopté à une large majorité au Parlement européen à Strasbourg ce mardi 28 avril 2026 (558 voix pour, 35 contre et 52 abstentions), ce texte prévoit un certain nombre de mesures afin de protéger les animaux de compagnie contre les mauvais traitements. Un engagement nouveau de l’Union européenne (UE) qui légifère pour la première fois sur ce sujet.
Une pétition « record »
Face au blocage institutionnel, la gauche mise sur la pression citoyenne pour suspendre l’accord avec Israël. Une initiative citoyenne européenne (ICE) lancée par le groupe The Left (gauche radicale) a déjà réuni près de 1,2 million de signatures, « un record dans l’histoire de l’UE », selon la co-présidente, Manon Aubry, qui veut remettre le sujet sur la table dès la prochaine session. « Ce que les États se refusent à faire, les citoyens pourront les y contraindre. »
L’ICE oblige entre autres la Commission à réexaminer la question. Le débat devrait ainsi revenir au Parlement et au Conseil des ministres au rythme lent des procédures européennes. Mais la guerre n’attend pas : Israël maintient son emprise sur le Sud-Liban et les raids aériens se prolongent à Gaza. Plus de 70 000 Palestiniens et 1 200 Israéliens ont trouvé la mort depuis le début du conflit en octobre 2023. Au Liban, le bilan dépasse les 2 500 morts et 7 800 blessés.
Salomé Fabre et Emma Simon