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La boutique Ligne Nature propose de la vente en ligne, en plus de sa boutique présente à Strasbourg. © Moncef Arbadji

Une étude publiée lundi confirme que l’usage des produits phytosanitaires touche davantage les personnes vivant à proximité des sites viticoles. Pourtant « difficile de se passer » de ces produits commente le vice-président de l’Association des viticulteurs d’Alsace. 

Très attendus, les résultats de l’étude nationale PestiRiv sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles, publiés ce lundi 15 septembre, ne constituent guère une surprise : vivre à moins de 500 mètres des exploitations viticoles vous expose davantage aux pesticides que les autres. Et l’Alsace, avec ses 15 000 hectares de vignes, n’est pas épargnée. 

Une enquête d’ampleur inédite

L’enquête, menée conjointement par Santé publique France et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), constitue une première en France. Le projet PestiRiv a porté sur 265 sites, dont quatre en Alsace : Ribeauvillé, Niedermorschwihr, Obermorschwihr et Rothau.

Entre octobre 2021 et septembre 2022, pas moins de 56 substances utilisées pour le traitement de la vigne ont été recherchées auprès de 2 700 participants (de 3 à 79 ans), répartis entre des habitants vivant à proximité immédiate de vignobles et d’autres résidant à plus d’un kilomètre de toute zone viticole.

Une concentration 15 à 45 % plus élevée dans les urines des riverains 

Les analyses révèlent par exemple que la concentration de pesticides dans les urines des riverains est de 15 à 45 % plus élevée que chez les habitants éloignés. Dans leur domicile, la contamination des poussières atteint parfois jusqu’à 1 000 % de plus que chez les non-riverains.

Le deuxième objectif de l’étude consistait à comparer les niveaux d’exposition pendant la période de traitement des vignes (de mars à août) et en dehors de celle-ci. Les résultats sont nets : durant la saison des épandages, la contamination augmente fortement — jusqu’à 60 % de plus dans les urines, 700 % de plus dans les poussières et jusqu’à 45 fois plus dans l’air ambiant. 

Plus inquiétant encore : les enfants de 3 à 6 ans sont les plus touchés, ayant davantage de contacts avec le sol et un organisme éliminant plus lentement les toxines. « Ça nous oblige évidemment à remettre en question nos pratiques », reconnaît Christian Kohser, vice-président de l’Association des viticulteurs d’Alsace et lui-même viticulteur. « Nous sommes également directement concernés, et personne n’a envie de polluer son propre environnement de vie et de travail. »

Des solutions ambivalentes

« Si on pouvait s’en passer, on le ferait », insiste-t-il. Pour les viticulteurs, les produits phytosanitaires restent des « outils » permettant de protéger les plantes et d’assurer la rentabilité de leurs exploitations. « Si aujourd’hui, en France, l’alimentation est abondante et peu chère, c’est grâce à la révolution agricole que représente la chimie », explique le viticulteur. D’où la nécessité pour lui d’investir dans la recherche pour proposer aux agriculteurs « une solution viable, efficace et respectueuse de l’environnement ».

Pour autant, si les conclusions de Santé publique France et de l’Anses invitent les pouvoirs publics à « s’approprier les résultats de l’étude pour enclencher une réflexion sur les mesures de prévention à court, moyen et long terme » et à réduire l’usage des pesticides – sans pour autant proposer d’alternative concrète. Dans un communiqué de presse publié dans la foulée des résultats, l’association Générations futures appelle notamment à « instaurer des zones de traitement de 100 mètres minimum », à « davantage accompagner la transition agroécologique », et à « systématiser les systèmes d’alerte 48 heures avant un épandage ».

Zoé Fraslin 

Edité par Pauline Moyer

Depuis quelques années, les limitations de vitesse sont de moins en moins strictes. Alors que la limitation à 80 km/h avait été rendue obligatoire sur toutes les routes départementales en 2018, la loi d’orientation des mobilités de décembre 2019 a autorisé les départements qui le souhaitent à relever cette vitesse maximale à 90 km/h. Depuis, une majorité de départements français, 51 pour être précis, ont rehaussé leurs limitations. Le département de l’Eure les rejoindra en 2026.

Les petits excès sont aussi plus tolérés. En 2023, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, a annoncé la fin du retrait de point sur le permis de conduire pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h au-dessus de la limite.

De nouvelles initiatives locales naissent pour prévenir le plus possible les risques d’accident. Le département des Landes a annoncé, ce vendredi 12 septembre, lancer une mesure drastique : la suspension du permis de conduire en cas de téléphone au volant. Après une phase pédagogique, la mesure pourrait être appliquée dès novembre 2025. Petit bémol : en 2024, seul 1% des responsables présumés d’accident mortel avaient été distraits par leur téléphone dans tout le pays selon l’ONISR. 

Titouan Catel–Daronnat

 

Trente-trois heures chrono. Il a fallu moins de deux jours pour que Tyler Robinson, 22 ans, assassin présumé de l'influenceur Charlie Kirk, tué par balle sur un campus de l’Utah, aux États-Unis, le 10 septembre dernier, soit interpellé. Son inculpation est prévue ce mardi 16 septembre.

Un profil confus

Mis à part qu’il a sans doute agi seul, et que son père, ainsi qu’un ami proche de la famille, l'ont livré aux autorités, des zones d’ombres restent à dissiper quant au profil de l'interpellé. Tyler Robinson refuse de coopérer avec les enquêteurs. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le gouverneur de l’Utah s’est permis de spéculer sur ses motivations, l’accusant d'être « profondément endoctriné par l’idéologie gauchiste ». 

Conservateurs et progressistes se renvoient la balle sur l’appartenance idéologique du jeune homme. Le profil est confus et ses motivations nébuleuses, tout comme ses liens avec différentes communautés internet. Le tireur présumé n’est pas enregistré politiquement mais, selon des membres de sa famille, Tyler Robinson se serait récemment politisé et « n’aimait pas Kirk et ses positions ». Une citation extraite d’un article du Guardiandésormais retirée, le place « à gauche surtout » et « le seul membre de sa famille vraiment gauchiste », selon une source qui a affirmé le connaître, avant de se rétracter.

La famille du suspect n’a jamais caché ses valeurs mormones ainsi que son attrait pour les armes à feu. Dans des publications sur les réseaux sociaux, l’assassin présumé pose en effet armé, en présence de sa famille, alors qu’il est encore adolescent.

« Un assassinat pro-transgenre » selon les Maga

Dès samedi 13 septembre, des rumeurs ont circulé sur le fait que le suspect aurait une colocataire en transition. À partir de dimanche, le gouverneur de l’Utah a confirmé qu’il s'agissait de sa petite amie qui, selon lui, serait « très coopérative » avec les enquêteurs, ne manquant pas de la mégenrer.

Pour l’instant, aucun élément ne permet de faire le lien entre l’assassinat et les positions transphobes de Charlie Kirk. Mais cela n’a pas empêché des conservateurs comme l'influenceuse pro-Trump, Laura Loomer, de lancer une campagne de dénigrement transphobe, demandant le classement « du mouvement transgenre en tant que groupe terroriste ».

La méthode Maga (Make America Great Again) a également changé. Les partisans du président ont lancé une chasse aux sorcières visant les internautes qui ont tenu des propos hostiles envers Charlie Kirk, allant jusqu’à tenter de les faire licencier. Une méthode relevant de la cancel culture, que les conservateurs condamnaient jusqu'à aujourd’hui.

Un partisan de l'ultra droite pour les progressistes

Selon le gouverneur de l’Utah, des inscriptions ont été retrouvées sur les munitions. Une méthode devenue courante dans les assassinats aux Etats-Unis. Comme dans le cas de l’affaire Luigi Mangione, 27 ans, suspecté d’avoir assassiné en pleine rue, le 4 décembre 2024, le PDG de la UnitedHealth, une grande société d’assurance de santé américaine. Les enquêteurs avaient été retrouvés le slogan « Delay, deny, depose » (« retarder, refuser, défendre ») — titre d’un livre critique du système d’assurance de santé américaine — sur des douilles ayant servi à l’assassinat. 

Ici, pas de slogan intellectuel, mais un ensemble de phrases confuses. Une inscription reprend Bella Ciao, chant de résistance antifasciste italien popularisé par la série La Casa de Papel, et non pas pour sa signification politique. La newsletter Garbage Day souligne que la chanson est également dans une playlist partagée par des « groypers », nom autoproclamé des partisans de l’influenceur d'extrême droite antisémite Nick Fuentes. Celui-ci s’est notamment illustré par son soutien et son amitié avec Kanye West, en mars dernier, alors que le rappeur faisait l’apologie du nazisme et du négationnisme. Entre Kirk et Fuentes, ce n’était pas l’amour fou. Ce dernier avait fustigé les positions trop « molles » du premier et n’avait pas hésité à envoyer sa communauté le harceler en 2019.

Côté démocrate, les réactions se font timides, avec des appels au calme et des condamnations de la violence en politique. Bernie Sanders a notamment réagi dans une vidéo publiée dès le lendemain de l’assassinat, le 10 septembre, qualifiant la violence politique de « lâcheté ».

« Shit post » par balle

D’autres inscriptions ont été retrouvées sur les douilles telles que, « Hey fasciste ! Attrape ! », suivi d’une série de flèches faisant référence au code d’activation d’une bombe puissante dans le jeu vidéo Helldivers 2, un meme de la communauté furry (personne ayant un alter ego animal anthropomorphe), ou « Si vous lisez ça, vous êtes gay LMAO (« laughing my ass off », littéralement « rire à s'en taper le cul ») ». Des messages qui ressemblent fortement à du « shit post », terme utilisé sur les réseaux sociaux pour désigner les publications ineptes et sans contexte, visant à faire dérailler les conversations. 

William Jean

Edité par Clémentine Soupart--Lejeune

Plusieurs pistes peuvent expliquer cette hausse. Selon le bilan annuel 2024 de l’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 29% des accidents mortels sont causés à par une vitesse excessive. Viennent ensuite la conduite sous alcool (22%), l’inattention (14%) et la conduite sous l’emprise de stupéfiant (13%). 

17h51 Gaza-ville serait  le « centre névralgique » du pouvoir militaire et politique du Hamas selon le porte parole de Tsahal 

Le porte-parole de Tsahal, Effie Defrin est revenu sur les raisons de l'offensive de « Chariots de Gédéon » lancée ce matin dans la ville de Gaza sur la canal Télégram de l’armée israélienne. « La ville de Gaza est le centre névralgique du pouvoir militaire et gouvernemental du Hamas, son principal bastion. Le Hamas a transformé la ville de Gaza en le plus grand bouclier humain de l’histoire ». 

Il a également affirmé exhorter la population civile « à se rendre dans des zones plus sûres », notamment vers le Sud où il assure que l’armée à créé « une zone humanitaire ». Des garanties perçues comme trompeuses par de nombreuses ONG.

Chaque mois, 42 maires quittent leurs fonctions en France. Voici ce qu'a rappelé David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), à l'occasion de la conférence de rentrée du groupe d'élus, diffusée en ligne ce mardi 16 septembre dans la matinée. Depuis le début du mandat 2020, l'association a recensé 2 000 démissions.

En Alsace, où seulement 27 des 880 maires ont démissionné, beaucoup d'édiles ne se sont pas encore prononcés sur leur participation ou non au scrutin de 2026.

Une fonction passionnante mais « usante »

D'autres ont déjà décliné l’offre, comme Georges Pfister, maire de Hochfelden, qui part à contrecœur : « Je vais avoir 78 ans, et je suis maire depuis trois mandats. Il faut savoir dire stop. Je ne pars pas par lassitude. C'est un poste usant, mais plaisant. » Malgré les difficultés auxquelles sont confrontés les édiles, Georges Pfister a lui aussi adoré son rôle au sein de sa commune de 3 500 habitants : « Le métier de maire donne des satisfactions. Cependant, un élu ne devrait pas pouvoir rester assez longtemps pour pouvoir dire "ma" mairie. C’est une des raisons pour lesquelles je m'arrête. »

À une vingtaine de kilomètres plus au nord, Daniel Burrus, maire de la commune de Neuwiller-lès-Savernes, a également décidé de rendre son écharpe. À 54 ans, l'homme est à la tête d'une entreprise en parallèle de son mandat : « J'aime mon village, mais depuis que je suis maire, je suis sollicité en permanence. Il me faut 30 minutes pour traverser la route si je croise quelqu’un. Il est 14h aujourd’hui et je n'ai pas eu le temps de travailler pour moi. »

Même s'il ne renie pas les bienfaits de son expérience en politique, après deux mandats, la fatigue se fait sentir. « Les gens sont dans une optique de consommation. Ils viennent à la mairie comme s'ils venaient aux courses. »

Une relève pour les élus

En France, la moyenne d’âge des maires tourne autour de 60 ans. Pour les prochaines élections, la question du renouvellement est omniprésente. À Hochfelden, George Pfister, ne s’inquiète pas pour la suite : « Je le vois dans mon équipe municipale, les jeunes sont prêts à prendre la relève. Parmi les conseillers, cinq ont une trentaine d’années. »

Pourtant, il n’est pas toujours simple de devenir maire ou même de s'engager en politique quand on est dans la vie active. Daniel Burrus, le maire de Neuwiller-lès-Savernes en témoigne : « Quand on travaille à côté, c’est bien plus compliqué. C’est possible pour moi, car je suis à mon compte, mais si j'étais dans un bureau de 8h à 17h, quand est-ce que je placerai mes rendez-vous ? »

À l'heure où nous écrivons ces lignes, personne ne s'est porté candidat à la succession de George Pfister et de Daniel Burrus.

Pauline Moyer

Edité par Laura Perrusson

Près 700 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine cet été. Ce qui en fait la période estivale la plus meurtrière sur les routes depuis 2015.

Danger sur les routes de vacances. Entre juillet et aout, la mortalité sur la route a largement augmenté par rapport aux années précédentes, alors que la tendance était à la baisse depuis une dizaine d'années. Durant l'été 2025, 679 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France. Un record depuis 2015, quand  685 personnes avaient été tuées au volant lors d'un accident de la route. 

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