La grève nationale s’est reflétée avec intensité au niveau local. Plus de 15 000 personnes se sont mobilisées à Strasbourg selon les organisateurs, 5 000 selon la police. Des premières lueurs au ciel chargé de lacrymogènes : récits d’une journée de ras-le-bol général dans les rues, entre timides rassemblements matinaux et manifestation massive de l’après-midi.
Des ONG ont dévoilé, ce jeudi 18 septembre, le classement des 50 sites industriels français qui ont émis le plus de gaz à effet de serre en 2024. Malgré une très légère baisse de 1,4 %, les efforts des industriels vers une transition verte sont à l’arrêt.
En 2024, 176 actions de lobbying ont été déclarées par 24 entreprises de l’industrie lourde à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Les ONG estiment à environ 25 millions d'euros le coût de ces actions. Celles menées par le syndicat patronal du Medef ou d’autres groupes d’intérêts industriels ne sont pas prises en compte dans ce calcul. Leurs dépenses en lobbying auraient pourtant doublé, voire triplé depuis 2022.
Laura Perrusson
Edité par Anouk Seveno
Accompagnée de plusieurs autres membres de son CSE, derrière son large sourire, c’est pourtant de l’épuisement qu’Elisabeth Willer, déléguée syndicale Cftc de la société Biogroup, est venue partager. « Dans les labos, on a un gros problème. Ils ont brassé énormément d’argent et ils font des restructurations, nécessaires, mais il n’y a aucune redistribution au niveau des salariés à la base. » Dans un souffle, elle détaille : « À cause de ces suppressions de poste, on nous en demande toujours plus, on est épuisés, pressés comme des citrons. Notre quotidien est dur parce que souvent on se retrouve seuls sur des sites à travailler. » Pour la déléguée syndicale, une chose est claire, les coupures budgétaires proposées par le gouvernement sont « inacceptables ».