Afin de lutter contre ces “hausses abusives à la pompe”, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dimanche un vaste plan de contrôle de 500 stations-service sur les près de 11 000 du pays par la répression des fraudes, pendant trois jours. “La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte”, a martelé le chef du gouvernement sur son compte X où il a fait l’annonce.
Vidéo de Lucie Porquet
Pour Cédric Hermann, la facture est salée : 140 euros pour 66 litres de gazole dans sa Mercedes. “C’est pour le travail alors je dois absolument faire le plein”, indique-t-il emmitouflé dans sa doudoune orange. Cet amateur de géopolitique est plutôt pessimiste à l’évocation d’une baisse des tarifs dans les prochaines semaines. “Les distributeurs ont déjà augmenté les prix sur leur réserve personnelle parce que leurs barils, ils ne les ont pas achetés au prix actuel, analyse-t-il d’un air las. Je n’ai pas d’espoir.”
Pour lutter contre l'insuffisance rénale, l'hôpital civil a organisé mardi, à l'occasion de la semaine mondiale du rein, une journée de dépistage gratuite et ouverte à tous. Tests, conseils diététiques ou encore concert de musique classique étaient au programme.
"16 % d’anomalies" dans les stations-services
Eva Lelièvre et Carol Burel
Édité par Axel Guillou
L’impact sur le quotidien des automobilistes ne s’est pourtant, lui, pas fait attendre. “Je ne vais plus voir ma famille aussi souvent qu’avant”, rapporte Clara Herborn tandis qu’elle remplit sa petite Toyota grise. Si l’étudiante en alternance ne paye pas elle-même l’essence de sa voiture, elle fait attention à ne pas coûter trop cher à ses parents. “J’essaye de moins rouler. Là, je pense que faire le plein complet, ce ne serait pas raisonnable…”