Des ONG se mobilisent pour l'interdiction des importations de produits animaux non-conformes au droit européen
L'obligation d'une norme équivalente sur les conditions d'élevage et de transport pour importer des produits animaux, c'est ce que demandent L214, Project 1882 et six autres organisations non gouvernementales européennes réunies ce mercredi sur le parvis du parlement européen. Leur objectif : obtenir des mesures miroirs afin, par exemple, que des poulets d'Ukraine ne respectant pas les normes européennes ne soient pas autorisés à être importés. Le danger pour Olivier Morice, chargé d'affaires publiques pour L214, c'est « de perdre un modèle européen encensé, parce que la compétitivité est un enjeu pour l'Union européenne, et que pour être compétitif, il faudra qu'on s'aligne avec des standards de production moindres ». Avec le soutien des eurodéputés, l'adoption des mesures miroirs constituerait un pas de plus vers la protection des animaux et vers la limitation de la concurrence déloyale pour les éleveurs.
Adèle Tabaali
Le Parlement européen valide les évolutions de l'accord sur le cacao
Le Parlement européen se prononce largement en faveur d’une meilleure rémunération des cacaoculteurs. Ces derniers ne bénéficient pas de la hausse des prix du chocolat (4 % d’augmentation en avril 2026), liée à la spéculation. Ce mercredi, les députés ont voté (601 voix pour, 13 contre) la modernisation de l’Accord international sur le cacao de 2010, afin de l’adapter aux évolutions du marché. Selon Eurostat, l’UE consomme 48 % des fèves de cacao produites dans le monde. Les principales modifications apportées à ce texte sont les suivantes : un revenu minimal et des prix plus rémunérateurs pour les producteurs de cacao, une série de mesures concrètes visant à valoriser durablement et économiquement cette denrée et la durée illimitée d’application de cet accord (sous réserve d’un réexamen tous les cinq ans). Les pays producteurs soutiennent également cet accord.
Ella Peyron
L'Union européenne durcit ses règles commerciales avec les pays en développement
Le Parlement européen a approuvé ce mardi une réforme du système de préférences tarifaires généralisées (SPG). Ce texte permet à une soixantaine de pays en développement, représentant près de deux milliards de personnes, d’exporter plus facilement vers l’Union européenne. L’accord offre à ces États la possibilité d’accéder au marché européen avec des droits de douane réduits ou nuls afin d’accompagner leur développement. Mais il durcit les conditions d’accès puisqu’il est désormais nécessaire d’avoir ratifié certaines conventions internationales, telles que la Convention relative aux droits de l’enfant. Face aux inquiétudes de la filière rizicole européenne, un mécanisme de sauvegarde limite les importations de riz si elles augmentent de plus de 45 % en moyenne sur dix ans. Les droits de douane seront ainsi rétablis. Le texte doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027.
Luck Boissière
Salomé Cadon et Arnaud Fischer
Des effets anecdotiques lorsqu'ils sont mesurés sur un seul parc, mais qui deviennent majeurs lorsqu’on les multiplie. “Plus on met de parcs éoliens, plus la surface est grande, plus on augmente les risques, détaille la chercheuse, il faut réfléchir en amont et penser en impact cumulé, et ça vaut pour tous les compartiments de la biodiversité ”.
Ces impacts interrogent sur le rapport coût/bénéfice d’un tel projet. Pour Sophie de Grissac, “ce serait moins compliqué si on construisait des éoliennes pour remplacer d’autres énergies. Là on en met juste pour en rajouter, dans ce contexte, c’est sûrement peu utile.”
Au-delà des problèmes de biodiversité, ce projet de bassin d'énergie offshore en mer du Nord ne permet pas d’atteindre les objectifs d’énergies 100% renouvelables de l’UE. Il ne signifie pas non plus la fin de l’usage des énergies fossiles par le Vieux Continent.
Alexia Sabatier et Thibault Schoepf