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9h21 : Voici les derniers événements de la nuit, ce jeudi 12 mars, au 13e jour de la guerre au Moyen-Orient
Un finish de rêve
L’entrée de Khvicha Kvaratskhelia (62e, à la place de Doué) a été l’élément déclencheur du réveil parisien. Paris profite d’abord d’une grosse bourde de Jörgensen, qui voit sa passe interceptée par Barcola. Kvaratskhelia sert alors Vitinha, qui ajuste le gardien danois d’un lob tranquille (74e) pour le 3-2.
Dans les dernières minutes de la rencontre, les joueurs de Chelsea perdent totalement leur football. Le Brésilien João Pedro croit pourtant égaliser une troisième fois à la 80ème, avant de se voir signalé hors-jeu.
Paris, lui, ne fait pas d’état d’âme, et asphyxie son adversaire avec un pressing constant. De passeur, Kvaratskhelia va alors se muer en buteur : le Géorgien marque une première fois d’un bijou en solitaire (86e), puis envoie le Parc des Princes au septième ciel avec un plat du pied délicieux sur un centre d’Hakimi (90e+4). Un final de folie, trois buts d’avance : Paris a un pied et deux orteils en quarts de finale de la Ligue des Champions.
D’autant que si les hommes de Luis Enrique seront au repos jusqu’au match retour à Londres mardi prochain, les Blues reçoivent Newcastle en championnat dès samedi. En attendant, sur leur pelouse, les Parisiens ont déroulé leur jeu et ont su profiter des largesses défensives d’un Chelsea en demi-teinte. On a retrouvé le PSG de la saison dernière, qui s’avance désormais comme l’un des favoris à la reconquête de son titre européen.
Axel Guillou
Edité par Zoé Fraslin
Résumé de la journée d'hier :
[Live terminé] Israël a mené de nouvelles frappes dans le centre de Beyrouth ce jeudi 12 mars. Le nouveau guide suprême iranien, qui s'est exprimé pour la première fois depuis sa nomination, a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé, affirmant qu'il irait « jusqu'au bout » pour se venger des attaques israélo-américaines.
La Ligue des Champions commençait véritablement pour Paris ce mercredi 11 mars au soir. Pour ce premier match de la phase à élimination directe, les hommes de Luis Enrique, qui restaient sur une défaite à Monaco en championnat, se devaient de faire bonne figure face à un Chelsea en forme. Un défi relevé haut la main par les Parisiens, qui ont malmené les anglais malgré quelques erreurs défensives.
Les champions d’Europe en titre ont entamé leur partie avec beaucoup de sérieux. Après une première occasion de João Neves (5e), Dembelé adresse un centre sur la tête du même Neves qui sert Bradley Barcola, battant le portier adverse d’une demi-volée puissante pour ouvrir le score (10e). Sonnés, les Blues de Chelsea se reprennent peu à peu et se montrent dangereux. Le PSG ne courbe pas l’échine pour autant, et Barcola manque le doublé de peu sur une superbe parade de Jörgensen, préféré au gardien titulaire Robert Sánchez.
Mais Chelsea va profiter des erreurs parisiennes pour revenir au score à la 28ème minute. Sur un superbe ballon d’Enzo Fernandez, le Français Malo Gusto est oublié par la défense au deuxième poteau et aligne Safonov du pied droit, 1-1.
Les débats s’équilibrent alors, dans un match toujours très animé et plaisant à regarder. Safonov se mue en sauveur sur une frappe de Palmer, et Ousmane Dembélé part seul en contre sur l’action suivante. À l’issue d’un deux contre deux parfaitement joué avec Hakimi, le Ballon d’or remet les Parisiens devant avant la mi-temps (40e).
Au retour des vestiaires, les joueurs de la capitale ont ensuite semblé tomber dans un faux rythme. Ne frappant aucune fois au but entre la 40ème et la 70ème minute, les coéquipiers de Willian Pacho ont encore vu Chelsea exploiter leurs erreurs pour revenir au score. À la 57ème minute, Désiré Doué perd un ballon au milieu de terrain et permet à Enzo Fernandez d’inscrire un deuxième but pour les Londoniens.
Ce mercredi soir, le Paris Saint-Germain a pris une sérieuse option pour la qualification en quarts de finale de la Ligue des Champions en s’imposant 5 à 2 face à Chelsea au Parc des Princes. Emmenés par un Bradley Barcola remuant et un Khvicha Kvaratskhelia clinique, les Parisiens ont livré une prestation aboutie face à des Blues trop fébriles.
Ils ont aussi en commun leur engagement. Julie fait partie du groupe d’activistes Extinction Rebellion, un moyen de garder espoir en menant des actions avec d’autres personnes, et en même temps de resserrer les liens de son couple. Yoan, contraint par son emploi du temps professionnel, ne milite pas autant, mais reste un soutien moral. « Ça aurait été compliqué pour la relation s’il était resté plus modéré », concède celle qui, après un master de chimie, travaille dans une association liée à l’environnement. Par le biais de rencontres et au fil de ces quatorze dernières années, ils ont évolué à deux, dans la même direction, mais pas toujours au même rythme. « J’ai l’impression d’avoir été plus amoureuse quand il a commencé à sortir des réflexions de gauche, par exemple sur les manières concrètes de lutter contre le fascisme. Être alignés a renforcé notre lien. »
Leur amour agit comme remède face à l’angoisse ambiante. Quand tous deux sont affectés par la situation, ils organisent « des moment régénératifs à deux ». Jeux de société, jeux de rôle, balades dans des lieux végétalisés, sorties au bar ou au restau, « ça aide pas mal ».
C’est ce qu’explicite Élisabeth Metzger, psychothérapeute en écopsychologie, lorsqu’elle constate que la base d’un couple, c’est l’amour, mais qu’aujourd’hui, ça ne suffit plus. « Il faut absolument une bonne communication et un socle de valeurs communes. L’écoanxiété touche précisément à cela. » Ces valeurs se reflètent dans les choix quotidiens : vacances, nourriture ou vêtements. Et pour un couple, « ce socle commun permet d’avoir une force incroyable ».
Cette conscience écologique impacte également le désir de Yoan et Julie de faire famille. Alors qu’autour d’eux, des amis et des cousins sautent le pas, ni l’un ni l’autre ne veut d’enfant : « à 90%, non ». « Il y a eu un moment précis où j’ai vraiment eu envie d’avoir des enfants, expose Julie. Puis il y a eu le retour à la réalité. On est refroidis par le contexte climatique et politique. » Yoan la rejoint : « On n’a pas forcément envie de faire grandir quelqu’un dans ces conditions-là », en listant le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité et la montée des extrêmes droites. Ces jeunes trentenaires ne sont pas les seuls. Selon une enquête mondiale de The Lancet planetary health de 2021 sur les croyances en lien avec la crise environnementale, quatre jeunes sur dix déclaraient hésiter à avoir un enfant.
De l’écoanxiété à l’écofureur
Les deux filles de Charlotte* vivent la même indécision. Cette ingénieure à la retraite de 63 ans se définit comme « éco-furieuse » et s’investit dans la désobéissance civile depuis quatre ans avec Extinction Rebellion. Elle explique que l’une des raisons qui l’a poussée à devenir une activiste, c’est « la colère de savoir que je ne serai peut-être jamais grand-mère à cause de la situation planétaire et politique ».
Écologie et relations amoureuses s’influencent réciproquement. Charlotte, après avoir été prévenue dans un procès pour des actions du collectif de résistance civile Dernière Rénovation, exigeant la rénovation thermique des bâtiments, explique que cet activisme a renforcé son couple. Et inversement, elle n’aurait pas pu s’investir autant sans les encouragements de son mari, Jean*. La militante avoue que son engagement « est très positif pour notre relation. Ce n’était pas un long fleuve tranquille, mais on reste vraiment amoureux l’un de l’autre ».
Eva Lelièvre
*Ces prénoms ont été modifiés pour des raisons d’anonymat.
[cet article est extrait du magazine News d'Ill n°136, publié en novembre 2025]