Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

Des photos de Donald Trump et Jeffrey Epstein ont été diffusées dans la nuit du mardi 16 septembre sur une tour du château de Windsor. On vous explique la provenance de ces images et la raison de cette action.

La famine comme arme de guerre

Pour le Think Tank recommandé sur X par l’Ambassade d’Israël, la gravité de la malnutrition à Gaza aurait été largement surestimée. La Commission de l’ONU n’est pas de cet avis. Elle pointe par exemple du doigt le refus d’autoriser l’entrée de lait pour nourrisson à Gaza comme « une preuve flagrante de l’intention de détruire une population ». Le rapport regrette également la maigre proportion de camions d’aide humanitaire autorisés à entrer dans l’enclave après 11 mois de blocus, arguant qu’Israël aurait levé le blocage principalement pour redorer son image face à une communauté internationale de plus en plus critique.

En outre, l’État hébreu chercherait à « paralyser » l'aide humanitaire. En octobre 2024, la Knesset adopte deux textes de lois qui handicapent grandement l’activité de l'UNRWA, l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. Quelques mois plus tard, en février 2025, la Fondation humanitaire de Gaza est créée. Soutenue par Donald Trump et par Benyamin Netanyahou, elle obtient le monopole de la distribution de l'aide par le gouvernement israélien. De nombreuses ONG prétendent toutefois que des civiles auraient été ciblée par des tirs lors des distributions chapeautées par la fondation.

« L’intention génocidaire » d’Israël

L’enquête onusienne rappelle que les exactions évoquées ne sont constitutives du crime de génocide que si elles sont perpétrées avec une « intention génocidaire ». Sur ce point, le rapport est sans équivoque : « La Commission conclut que les autorités israéliennes et les forces de sécurité israéliennes ont l’intention génocidaire de détruire, en tout ou en partie, les Palestiniens de la bande de Gaza ». Pour corroborer leurs dires, les experts se basent sur les déclarations répétées de représentations politiques et militaires. Parmi elles, Yoav Gallant, ex-ministre de la Défense, qui affirmait qu’Israël combattait à Gaza « des animaux humains ». De même, le 15 août 2025, l’ancien chef des renseignements militaires lâchait dans un enregistrement : « Le fait que 50 000 personnes aient été tuées à Gaza est nécessaire et indispensable pour les générations futures », concluant cyniquement : « ils ont besoin d’une Nakba de temps en temps ». Enfin, pour étayer sa thèse, le rapport soutient que Benjamin Netanyahou dressait une parallèle entre les Palestiniens et les Amalécites, peuple ennemi des Israélites dans la bible hébraïque que Dieu aurait appelé à massacrer. 

Tom Soriano

Édité par Maud Karst

Navi Pillay a dirigé la Commission d'enquête de l'ONU qualifiant de génocide l'action de Tsahal à Gaza. Photo : UN/Jean-Marc Ferre

Mieux vaut prévenir que guérir. L’adage s’applique parfaitement aux résultats de l’étude de la Cour des comptes sur le coût de l’inaction climatique. Dans rapport inédit, paru mardi 16 septembre, l’institution appelle à « une action urgente » de la France, au risque de payer la facture de l’immobilisme dans quelques années. Le dérèglement climatique, induit par les activités humaines, a des conséquences sur les populations et aura des effets directs sur l’économie. Baisse des émissions de gaz à effet de serre, coût de l’inaction, montant des investissements…Webex fait le point sur ce rapport en trois chiffres clés.

  • 56% de l’empreinte carbone des Français provient des importations 

Dans son rapport, la Cour des comptes souligne la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (Ges). La France devra en priorité faire des efforts sur les importations, qui représentent 56% de l’empreinte carbone des Français. Ce taux, « bien supérieur à la moyenne des pays de l’Union européenne », selon le rapport, s’explique en partie par la désindustrialisation de l’Hexagone. 

Le tableau n’est cependant pas totalement noir. Entre 2019 et 2023, la France a respecté le plafond d’émissions de Ges fixé par la stratégie nationale bas carbone. Cette dynamique a continué en 2024 avec une baisse de 1,8% des émissions brutes de Ges par rapport à l’année 2023.

Sans occulter ces avancées, la Cour des comptes nuance ce que le gouvernement présente comme un « bilan très positif ». Le rapport met en exergue l’écart entre la baisse actuelle des émissions de gaz à effet de serre et les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas-carbone. À l’heure actuelle, la France a réduit de 30% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Dans 5 ans, pour répondre à la stratégie nationale, il faudrait réduire de 55% ces Ges.

  • 11,4 points : la baisse du PIB en 2050 en cas d’inaction

Si le constat n’est pas une grande surprise, le chiffre permet de mieux visualiser, sur le temps long, les bénéfices liés aux investissements dans la transition climatique. Selon un scénario réalisé par la Banque de France, la non prise en charge de la transition se traduirait par une baisse de 11,4 points du PIB en 2050, contre 7 points dans le cas de la mise en place des politiques de transition.

Ces chiffres s’expliquent par le coût des dommages écologiques. À titre d’exemple, le cyclone Chido qui a dévasté Mayotte en 2024 a entraîné un coût d’environ 700 millions d’euros d’indemnisation par le régime des catastrophes naturelles, selon la caisse centrale de réassurance. De son côté, le réseau France Assureurs estime à 4,7 milliards le coût annuel moyen des sinistres climatiques sur la période 2020 à 2050 contre 2,5 milliards entre 1989 et 2019.

  •  200 milliards d’euros : le montant des investissements pour faire face au changement climatique

De 2022 à 2024, de 100 à 110 milliards d’euros par an ont été investis dans la transition écologique en France. Si les montants semblent très élevés, la Cour des comptes estime que les efforts doivent doubler dès à présent pour financer tous les volets de la transition écologique, à l’instar de la préservation de la biodiversité et des ressources hydriques ou de la lutte contre les pollutions.

Alors que la dette est dans tous les esprits et dicte les choix gouvernementaux, l’objectif fixé par le rapport semble assez éloigné des réalités budgétaires. Mais pour parvenir à y répondre, le rapport insiste sur la nécessaire répartition des efforts. Pour l’instant, selon une étude d’I4CE publiée en 2024, 78% des investissements bas-carbone étaient assurés par les entreprises et les ménages, l’État a seulement pris part à 22% de ces investissements. Le rapport préconise donc d’évaluer correctement les capacités d’investissement des différents acteurs, et particulièrement ceux des ménages les plus modestes afin de mettre en place une « transition juste ».

Anouk Seveno

Edité par Eva Lelièvre

Les nombreux arguments, mis en avant par les Nations unies pour justifier l’emploi du terme « génocide », suscitent la colère de l’État hébreu, qui demande la dissolution de la commission.

« La Commission a conclu qu’Israël a commis un génocide, et continue de commettre un génocide contre le peuple palestinien à Gaza. » C’est l’air grave et le ton solennel que Navi Pillay prononce cette phrase lourde de sens. La juge de la Cour internationale de justice a dirigé la Commission internationale indépendante de l’ONU, chargée d’enquêter sur les violations du droit international humanitaire dans le territoire palestinien. Mardi 16 septembre, son rapport accuse pour la première fois Israël d’avoir commis 4 des 5 crimes constitutifs du génocide, tel qu’il est défini par la Convention de Genève et la Cour pénale internationale. 

Les 72 pages sourcées de l’enquête reviennent sur les exactions commises par Tsahal au sein de la bande de Gaza. L’État hébreu « rejette catégoriquement ce rapport biaisé et appelle à la dissolution immédiate de cette commission d'enquête », a réagi l'Ambassade d’Israël en France sur X, tout en invitant à se tourner vers une étude du Think Tank hébreux Besa Center, qui démontrerait « clairement que ces accusations ne reposent sur aucune base sérieuse ».

« Aucune nécessité militaire ne justifie la politique israélienne à Gaza »

Le 7 octobre 2023, un commando du Hamas s’introduit dans le sud d’Israël et massacre près de 1 200 personnes. Aussitôt, le gouvernement hébreu lance une vaste opération en énonçant des objectifs clairs : légitime défense, neutralisation du Hamas et libération des otages. Après deux ans de combats, la commission mandatée par l’ONU assure qu’il n’y a « aucune nécessité militaire justifiant [le] comportement » de Tsahal dans la bande de Gaza. Les services de renseignement israélien auraient en effet répertorié en mai 2025 comme « mort, ou probablement mort » 8 900 militants du Hamas et du Jihad islamique palestinien à Gaza.  À cette même date, l'enquête avance que 53 000 Palestiniens seraient décédés par l’action de l’armée israélienne. « Cela signifie que 83% des personnes tuées à Gaza étaient des civils », pose le rapport onusien.

Ce dernier note également de « nombreux cas » de Palestiniens ciblés pendants des processus d’évacuations et dans des zones désignées comme sûres. Un acharnement militaire auquel s’ajoute une grave crise sanitaire. « Le système de santé à Gaza s’est effondré », avance l’enquête. Au 24 juin 2025, seuls 36 % des établissements de santé seraient en effet fonctionnels. Des destructions bien au-delà de celles que causeraient une guerre poursuivant un but militaire.

Controversée, la Loi Duplomb devait favoriser l'élevage intensif. © Clémentine Soupart--Lejeune

Dans un rapport inédit, la Cour des comptes souligne un coût de l’inaction climatique « nettement plus élevé́ que celui d’une transition écologique ». Face à des politiques publiques climatiques encore trop timides, la juridiction financière donne des chiffres clés pour penser la transition.

Pages