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Le plan industriel s'insère dans le pacte vert ayant pour objectif zéro émission de gaz à effet de serre pour 2050 © Image d'illustration de Midjourney (programme d'intelligence artificielle)
La septième édition du salon multi-pêche accueille ce week-end au Zénith de Strasbourg les experts du moulinet. Des adeptes de plus en plus jeunes qui se tournent vers les nouvelles pratiques du domaine.
De gigantesques feux sont en train de détruire les forêts chiliennes. Les températures extrêmes, la sécheresse et le vent les propagent très rapidement. Mais c'est aussi la structure des forêts qui les rend vulnérables aux flammes.
Ce passionné de technologie travaille chez Navicom, distributeur national de moteurs électriques réduisant le bruit des bateaux, ou encore des sondeurs GPS permettant de représenter les reliefs rocheux d’une étendue d’eau jusqu’à 200 mètres de large.
30 000 pêcheurs dans le Bas-Rhin
Pour Michael Teterycz, la pêche est devenue aujourd’hui « un loisir fun », à l’image du « street fishing ». Une pratique urbaine développée il y a quelques années, dans laquelle le pêcheur se déplace sur un maximum de coins de pêche en une session. Un exercice qui a généralisé une pratique plus soucieuse des espèces : « On pratique presque tous avec les poissons le "catch and release" [NDLR : attraper et relâcher] désormais, même les plus anciens », note le président de l’association.
Et même si la crise sanitaire a fragilisé de nombreux distributeurs de produits de la pêche, et a suspendu pendant deux ans l’organisation du salon, les espérances des commerçants sont élevées. Le public est attendu en masse dans le Bas-Rhin, département connu pour abriter plus de 30 000 pêcheurs sur son territoire.
Quentin Celet
Édité par Louise Llavori
À l’instar des innovations dans la pêche au leurre, que Jean-Luc Vigié tente de développer avec son entreprise Fishing Box à Montaigu (Vendée). Cette pratique, qui vise à attirer des poissons carnassiers (brochet, perche, sandre) à l’aide d’un appât factice, bénéficie aujourd’hui de produits de plus en plus variés : des couleurs et des tailles différentes, jusqu’à certains modèles capables d’émettre des vibrations. « Aujourd’hui, environ 80 % des 15-45 ans choisissent la pêche au leurre, ils aiment beaucoup ces nouveaux objets », justifie-t-il.
Des outils modernisés
De même avec l’émergence d’une large gamme d’outillage électronique, qui optimise la pratique de la pêche : « Les jeunes veulent de plus en plus utiliser ces technologies modernes. Ils s’inspirent notamment de l’émission de Cyril Chauquet sur RMC Découverte [NDLR : Mordu de la pêche]. Dans un autre salon, à Clermont-Ferrand, il y avait des gamins de 5 à 10 ans qui venaient le voir pour une dédicace ! », explique Christophe Soares, qui s’apprête à réaliser sa septième année sur le salon.
La présidente espagnole du groupe S&D (sociaux-démocrates) Iratxe García Pérez l’affirme : "L'objectif principal de ce plan industriel est de concurrencer les États-Unis".
Le "Green Deal Industrial Plan"
Grâce à ce plan, les Etats membres auront le droit de financer directement des entreprises privées qui respectent leurs engagements sur la neutralité carbone et participent à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici à 2030. La formation de nouveaux métiers "verts" est aussi un point important. Ce plan prévoit la création de 800 000 nouveaux emplois au sein de l'Union européenne, dans le secteur des batteries d'ici 2025.
L'idée est aussi d'investir dans la recherche et le développement des innovations vertes. “Il faut que les technologies propres progressent plus rapidement sur le marché”, explique Mairead McGuinness, la Commissaire européenne aux services financiers. Un appel d’offres est prévu pour octobre 2023. Les gagnants recevront une prime fixe pour chaque kilo d'hydrogène renouvelable produit sur une période de 10 ans.
Les points noirs du plan vert
Mais tout n'est pas vert dans ce plan. Selon des économistes, il risque de créer des déséquilibres au sein même du marché européen. "Si vous autorisez les Etats membres à encore plus subventionner les entreprises dès lors que c'est un investissement vert, les seuls qui en auront la capacité sont les Etats riches comme la France, l'Allemagne, les Pays Bas", affirme Sarah Guillou de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Elle pointe du doigt les différences structurelles entre les Etats-Unis et l’Europe. “Que voulez-vous faire contre un pays intégré au budget conséquent, avec une Europe qui est une somme d'États membres, et tout ce que ça comprend, de positif mais aussi de négatif ?"
Et doute de la production d'hydrogène vert à l'échelle industrielle. À ce jour, cette technologie n'est qu'à un stade expérimental en Europe et ne permet pas de garantir l'avenir du plan. “C'est un signal pour rassurer les entreprises, il aligne juste des euros face à des dollars. L’U.E devrait avoir le courage politique de répondre sur une temporalité plus longue.”
Le financement : point d’interrogation
Surtout, la question de son financement reste la principale inconnue. Ursula von der Leyen a annoncé comme solution un nouvel outil financier, Le Fond Souverain européen (FSE). Il instaure une caisse commune à tous les Etats membres. Mais son montant est toujours à définir...
En attendant, le plan industriel pour le pacte vert va devoir se contenter du reste des fonds non utilisés de InvestEU, NextGernerationEU et des prêts de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR).
Anis Boukerna et Loïc Germain.