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Jean-Luc Vigié (à gauche) et Michael Teterycz (à droite) se retrouvent pour la troisième fois à l’occasion du salon multi-pêche. © Quentin Celet

Un cheval à bascule usé par le temps et une playlist qui alterne entre chansons tradis allemandes et françaises. Dans cette petite salle d’exposition strasbourgeoise le temps semble suspendu au début du siècle dernier. Ce que l’on vient voir ici, c’est l’exposition « Chambre noire », une centaine de portraits en noir et blanc, accrochés aux murs.  Religieux, jeunes enfants, nouveaux mariés, militaires, sapeurs-pompiers, patriarche moustachu, tous y sont passés, posant fièrement, souvent de trois-quarts et le regard au loin. Des photographies, « symboles de la société de l’époque », note Alain Berizzi, à l’origine de cette exposition.

Comme souvent pour Alain Berizzi, l’aventure a commencé dans une brocante. Ce chargé de communication, fervent collectionneur depuis 40 ans, écume les marchés aux puces de la région à la recherche de nouvelles trouvailles. C’est lors d’une de ses maraudes hebdomadaires dans Strasbourg, qu’il découvre au fond d’un sac en plastique, ce lot d’une centaine de plaques de verre photographiques.

Après six mois d’enquête, le collectionneur identifie le studio de photographie où les portraits ont été pris. Un studio strasbourgeois, anciennement situé sur la grande île qui fut successivement tenu par Émile Lorson père entre 1880 et 1917 et repris à sa mort par Émile Lorson fils jusqu’en 1945. Une plongée dans l’histoire alsacienne.

Les portraits, le miroir des changements sociétaux

« L’atelier photographique est un miroir de la société qui se développe, avec ses complexités historiques », affirme Alain Berizzi en balayant sa salle des yeux. Entre 1871 et 1945, le peuple alsacien a connu pas moins de trois conflits franco-germaniques et cinq changements de nationalité. Cette situation a causé des problématiques identitaires, dans ce territoire tantôt français, tantôt allemand. Une oscillation qui se remarque dans les portraits d’Émile Lorson, surtout fils.

« Émile Lorson fils a par exemple pris ce portrait dans les années 1930 », pointe Alain Berizzi en s’approchant du portrait de deux jeunes femmes, représentant les allégories de l’Alsace et de la Lorraine. « Avec leurs cocardes bleues, blanches, rouges, elles sont ici le symbole de la France victorieuse. »

De l’autre côté de la salle, c’est un tout autre public qu’il a photographié dans les années 1940. Côte à côte, des portraits de jeunes militaires allemands arborant au bras des croix gammées ou d’autres symboles belliqueux, à l’instar de ce très jeune soldat, pris de plein pied, les insignes de la célèbre bataille de Barbarossa accrochés sur la poitrine.

Le photographe, simple observateur ?

À l’arrière de certains portraits de militaires nazis, ce collectionneur a été surpris de découvrir des coupures de journaux de l’époque. « Dans cet article, il est écrit par exemple  que 80 000 étoiles jaunes ont été distribuées », traduit-il de l’allemand. « Cela prouve que le photographe était au courant de l’actualité. Et il sait que l’histoire laisse des traces, il sait qu’il y a des choses terribles qui sont en train de se passer devant lui. » Mais alors, « le photographe s’est-il à un moment posé la question de ce qu’il faisait avec son travail ? », Alain Berizzi n’a pas encore toutes les réponses à ses questions.

Et puis, il y a une photographie qui détonne. Quatre jeunes hommes en rang d’oignon, vêtus de pseudo robe de juge portant des barbes postiches, un maquillage clownesque et de hauts chapeaux, parfois avec une tête de mort. « Peut-être des étudiants qui ont réussi leurs études ou une caricature de ce rôle », avance Alain Berizzi. Une ambiance carnavalesque qui rompt avec ce havre de sérieux et d’esthétisme.  

Camille Gagne Chabrol
Édité par Tara Abeelack

À Strasbourg, le collectionneur Alain Berizzi expose jusqu’à fin mars une série de portraits d’intérieurs intitulée « Chambre noire ». Prise entre 1880 et 1945, dans un studio alsacien, elle plonge dans l’histoire de la région. 

Après la retentissante loi américaine contre l'inflation, l'Union européenne riposte avec son projet pour soutenir les entreprises vertes. Une course à l’attractivité à l’industrie décarbonée entre les Etats-Unis et l’Union européenne est lancée.

I.R.A. Ce sont les trois lettres qui font trembler l'Europe. En août 2022, les États-Unis annoncent l'Inflaction Reduction Act. Un texte qui vise à réduire les effets de l'inflation en soutenant sur une période de 10 ans les technologies propres sur le sol américain, grâce à une enveloppe d’environ 370 milliards de dollars. 

Cette loi défie l’Union Européenne en offrant des subventions très attractives pour les entreprises s’installant sur le sol américain. Le vieux continent craint de voir les entreprises s’exiler aux Etats-Unis. “L’IRA est un cauchemar pour toute personne de ce côté de l’Atlantique”, s’alarme l’eurodéputé allemand Martin Schirdewan (GUE/NGL, extrême-gauche).

Ce mercredi, les eurodéputés se sont interrogés sur la riposte à cette loi américaine. Un texte est déjà sur la table : le plan industriel vert présenté par la Commission le 1er février.

Un nouveau plan industriel pour contrer les Américains

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La mise en place d'une telle juridiction pourrait néanmoins se heurter au refus de Vladimir Poutine de siéger sur le banc des accusés. Devant les eurodéputés, Eglis Levits en a appelé à la "volonté politique" de l'Union européenne pour garantir le respect du droit international. "Le régime autoritaire russe a régressé vers l'idéologie impérialiste, colonialiste et raciste du XIXème siècle, a-t-il accusé. L'Europe doit se tenir du bon côté de l'Histoire. Et cela signifie du côté de l'Ukraine."

Le président letton réclame un tribunal spécial pour juger les crimes russes en Ukraine

 

Conflit Rwanda – RDC : à l’aube d’une aide européenne ?

Brisons ce silence et dénonçons cette barbarie afin d’y mettre fin”, a déclaré la députée belge Hilde Vautmans (Renew, libéraux) suite aux accrochages transfrontaliers qui se sont multipliés ces derniers mois entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Ce dernier a été accusé ce 15 février par la RDC d’avoir de nouveau attaqué sa frontière est. Kigali est suspecté de soutenir le groupe rebelle congolais M23. Plusieurs députés expliquent que ce soutien a pour but de piller les ressources de l’est de la RDC, et notamment son cobalt “Nous savons les conséquences d’une guerre pour les matières premières, nous devons aider l’Afrique” a affirmé l'eurodéputée française Agnès Evren (PPE, droite). L’UE a déjà au cours de la dernière décennie octroyé plusieurs centaines de millions de dollars aux deux pays dans le cadre de fonds de développement. De tous les côtés de l’hémicycle, les députés ont appelé à soutenir davantage la RDC face au Rwanda. “À l’heure où les Etats-Unis et la Chine veulent exercer une influence plus grande, nous devons être ces éclaireurs de paix” a déclaré l’eurodéputé belge Marc Botenga (La Gauche, extrême gauche).

La Commission européenne doit présenter dans les prochaines semaines une nouvelle stratégie pour mettre fin au cycle de violences dans la région des Grands Lacs.

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