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S’il peut contenir l’inflation, le redressement des taux directeurs risque d’être nuisible au développement de nouvelles énergies, selon les économistes. “Il faut arrêter d’augmenter les taux d'intérêt tous les trois mois. Les investisseurs ont du mal à anticiper et vont moins placer d’argent, y compris dans les énergies vertes”, précise Moïse Sidiropoulos.
Un sujet qui a bien occupé les eurodéputés. Pour eux, la BCE devrait s’atteler davantage à favoriser les investissements dans la transition écologique. Christine Lagarde n’a pas manqué de rappeler les prochains objectifs de la BCE dans ce domaine, notamment limiter les émissions des entreprises non financières avec une forte empreinte carbone, à partir de 2024.
Keziah Cretin et Clara Grouzis
La librairie Obscurae a ouvert le 8 février dernier, jour de la naissance de Jules Verne, l'auteur favori d’Antoine Gateau. Le gérant de la boutique spécialisée compte bien partager sa passion pour l’imaginaire à travers sa boutique.
Comme l’explique l’économiste Etienne Farvaque, professeur à l’université de Lille, la BCE ne dispose pas d’autre outil pour réguler l’économie de la zone euro. Mais “on peut reprocher à la BCE de s’y être prise trop tard. Par conséquent, la politique de redressement est trop brutale”, concède-t-il.
L’enjeu de la transition écologique
Moïse Sidiropoulos, cofondateur de l’Observatoire des politiques économiques en Europe (OPEE), s’inquiète aussi de l’impossibilité pour la BCE de s’adapter au marché économique de chaque pays. “Ces mesures vont avoir des effets fragilisants pour les États déjà dans des situations compliquées, cela va renforcer une asymétrie déjà existante”, explique-t-il.
Bousculé par les scandales de corruption, le Parlement européen a pris conscience de la nécessité de se réformer. Alors que des mesures sont en cours de négociation, un projet d’organe européen anti-corruption divise les groupes politiques.
Les risques de cette politique
Dans l’hémicycle, les discours n’étaient pas alarmistes. Plusieurs groupes politiques, de droite et du centre (PPE et Renaissance), ont soutenu la Banque centrale, assurant que redresser les taux était la seule solution possible et viable pour lutter contre la hausse des prix. “Nos économies sont plus résilientes qu’attendu”, a affirmé la commissaire irlandaise Mairead McGuinness.
Les ministres européens ont décidé d'inscrire la Russie sur la liste noire des paradis fiscaux. Créée en 2017, elle cible les partenaires internationaux de l’UE qui ne respectent pas les normes fiscales exigées par les États membres. La Russie “n’a pas remédié aux aspects néfastes d’un régime spécial pour les sociétés holding internationales” expliquent les ministres, dans un communiqué, pour justifier leur choix. De plus, depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie est accusée de ne plus communiquer de données concernant la fiscalité sur son territoire, par exemple, des informations sur les investisseurs ou des possesseurs de comptes, ce qui accroît l'opacité du système.
Mais l’inscription dans cette liste est symbolique, selon le parlementaire Markus Ferber du PPE (droite) : "Le fait que la Russie soit sur la liste des fraudeurs fiscaux est avant tout un signal politique mais tant qu'il n'y aura pas de conséquences notables d'être sur la liste, cela restera un tigre de papier." En plus de la Russie, les Iles Vierges britanniques, le Costa Rica et les Iles Marshall ont également été ajoutés à la liste noire des paradis fiscaux qui compte désormais 16 pays.
Freiner la hausse des prix
En juillet 2022, la BCE a décidé de relever les taux directeurs, ceux auxquels les banques de dépôts empruntent. Cette politique fait augmenter les taux d’intérêt des prêts pour les ménages et les entreprises. L’objectif est de ralentir la consommation, et donc de freiner la hausse des prix. Ce qui peut aussi avoir un impact négatif sur la croissance.