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Sommaire:
1:40 - Manger pour soi, coupable de quoi ?
Nils Hollenstein et Luise Mösle
6:00 - Manger, bouger, genrer
Audrey Sénécal
8:27 (puis 27:55 et 56:26) - Grandes mangeuses : quand les mythes s'attaquent aux femmes qui ont faim
Clémence Blanche et Matei Danes
12:14 - A la cantine du Crous, Caroline Scherer s'est fait une place
Quentin Celet et Joffray Vasseur
16:46 - Quand la liberté passe par la cuisine
Théodore Laurent
22:46 - Habitudes alimentaires : une histoire de transmission ?
Lucia Bramert et Charlotte Thiede
32:35 - Le jean taille basse, corset des temps modernes ?
Tara Abeelack et Camille Aguilé
37:23 - En haltérophilie, il faut savoir muscler l'assiette
Milan Busignies et Loris Rinaldi
41:21 - Désolé, mais on va rester popotes
Cyprien Durand-Morel et Juliette Vienot de Vaublanc
45:01 - Café moulu, fort en mascu
Julien Rossignol et Luca Salvatore
49:00 - Féminiser l'industrie du café : encore du grain à moudre
Amjad Allouchi
52:27 - Joanna Baghdadi (em)brasse une carrière dans la bière
Camille Gagne Chabrol et Christina Genet
58:40 - L'homme soja, bête noire des masculinistes
Corentin Chabot et Luc Herincx
1:03:45 - Vieillir en formes
Louise Llavori
Présentation : Isalia Stieffatre
Réalisation : Baptiste Candas
Un projet encadré par Nora Bouazzouni et Iris Deroeux
Renverser la table, pour mieux la redresser.
Faire face aux codes et aux normes alimentaires qui rythment notre quotidien, qui empoisonnent nos vies et qui abîment nos corps.
Réussir à nous détacher des injonctions, des pulsions, des addictions, des interdictions … Alors même que la nourriture est au centre de nos vies, nous toutes et tous avons décidé qu’il fallait la surveiller et s’en méfier…
Pourquoi et comment un pauvre petit bout de chocolat en fin de repas est-il devenu coupable ? Remplir nos assiettes et vider nos verres n’a jamais été dénué de sens.
Hommes comme femmes, jeunes comme vieux, se nourrir fait partie de nos vies et de nos psychologies… Et on finit par partager nos angoisses en même temps que nos repas.
Les femmes, encore elles, se retrouvent en première ligne alors qu’on voulait les confiner aux fourneaux. Même nos assiettes et nos modes d’alimentation deviennent stéréotypés.
Le genre, encore lui, s’impose dans nos repas et dans nos placards, souvent sans notre consentement.
Alors aujourd’hui, que faire avec la nourriture ? Et si finalement, on arrêtait de jouer avec et qu’on se penchait sur ce qu’elle dit de nous et de nos préjugés, si profondément ancrés ?
C’est dans un funeste climat, une semaine tout juste après les séismes catastrophiques survenus en Syrie et en Turquie que s’est ouverte cette plénière de février. Une pesante atmosphère renforcée par l’approche de l’anniversaire de la guerre en Ukraine et l'ombre du Qatargate qui plane toujours sur le Parlement en quête de réformes. S'y est ajouté l’érosion de l’État de droit en Grèce liée à un scandale d’écoutes téléphoniques.
Des actualités fortes qui ont marqué l’emploi du temps des parlementaires. En plus d’afficher leur solidarité aux victimes des tremblements de terre et de la guerre, les eurodéputés ont soutenu l'aide humanitaire vers la Syrie et la Turquie, et l'aide financière et militaire à Kyiv. L'hémicycle a tenté ainsi de trouver des positions communes. Avec un résultat mitigé en raison des désaccords des diverses sensibilités politiques. Ceux-ci se sont illustrés par les polémiques lancées autour de l'adhésion accélérée de l'Ukraine à l'UE et par les prises de parole sur la convention d’Istanbul, texte majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes, dont la ratification par l’UE se fait toujours attendre.
Au-delà de ces actualités, l'institution a tenu à maintenir ses ambitions climatiques. Elle a approuvé la fin des moteurs thermiques pour 2035. Sur cette même lancée, elle a également officialisé la course à l’industrie décarbonée avec les États-Unis. Enfin, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne a défendu devant les eurodéputés sa politique de redressement des taux directeurs.
Alors qu’il y a un an, notre monde nous promettait de ne plus jamais être comme avant avec le début de l’invasion russe en Ukraine, l’Union européenne se recentre aujourd'hui sur ses valeurs et cherche à s’adapter.
Océane Caillat
Douze mois se sont écoulés depuis l’invasion russe en Ukraine. Dès le début, les Alsaciens ont fait preuve de générosité en multipliant les dons. Une solidarité qui perdure, mais différemment.