Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.
Chaque année, l'Université de Strasbourg commémore les rafles intervenues en 1943 à l'Université de Strasbourg alors repliée à Clermont-Ferrand. Le 25 novembre prochain, la cérémonie commencera avec l'inauguration de l'aula du Palais universitaire, rebaptisée "Aula Marc Bloch", du nom du grand historien, figure de la Résistance, mort sous les balles allemandes en juin 1944; elle sera suivie de l'hommage à la mémoire des universitaires et des étudiants victimes des rafles de Clermont-Ferrand.
En novembre 2011, des étudiants en journalisme du CUEJ ont réalisé un dossier multimédia sur ces événements, "Etudiants en temps de guerre". A lire, écouter et voir ici.
Par ailleurs, les mardi et jeudi 20 et 22 novembre 2012, l'Université de Strasbourg organise quatre projections du film "L'Université résistante" (56 min.), du réalisateur Barcha Bauer :
Jean Salomon, 20 ans en 1942.
Rester étudier à Clermont-Ferrand, après août 1940, malgré les injonctions allemandes, est une forme de résistance. Pour une partie des étudiants alsaciens, cela ouvrira la porte à un engagement plus actif. Le groupe Combat étudiant, dirigé par Jean-Paul Cauchy puis Georges Mathieu, est le principal groupe de résistance implanté à l'Université. La résistance universitaire prend plusieurs formes, de la diffusion de tracts à l'organisation d'attentats. Les jeunes résistants attaquent les réunions de jeunes collaborateurs à coups de boules puantes ainsi que les librairies qui proposent de la littérature pro-allemande. Gaston Mariotte et Jean Salomon sont de simples agents de liaison pour Combat étudiant. La clandestinité exige qu'ils ne connaissent ni leurs interlocuteurs, ni les documents qu'ils transportent.
Après la déclaration de guerre de 1939, Strasbourg est déclarée zone militaire par l'Etat français. Une grande partie de la population doit évacuer la ville. Après l'armistice du 22 juin 1940, l'Alsace est annexée au Reich. Les jeunes Alsaciens qui ne sont pas partis en 1939 sont appelés à rejoindre l'armée allemande. Jean Salomon a 20 ans en 1942. Après ses années de lycée, effectuées à Obernai avec des professeurs allemands, il reçoit un ordre d'incorporation pour le « Reicharbeitdienst ». Il s'agit d'un service de travail pour les jeunes Allemands qui précède le service militaire. Il prend alors la décision de fuir son Alsace natale et de quitter sa famille.
Le 27 août 1944, Clermont-Ferrand est libérée. Quelques mois plus tard, Gabriel Maugain, doyen honoraire de la faculté des lettres de Strasbourg, met des mots sur ses émotions, publiés dans le recueil Mémorial des années 1939-1945 (Les belles lettres, 1947).
Le 25 novembre 1943, la Gestapo investissait l’Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand, arrêtait puis déportait étudiants, personnels et enseignants. Soixante-huit ans plus tard, des étudiants en journalisme du CUEJ sont partis sur les traces de ce passé que commémorent chaque année les universités de Strasbourg et de Clermont-Ferrand. A Strasbourg, à Clermont-Ferrand, à Paris, ils ont rencontré d’anciens étudiants qui furent accueillis en Auvergne, des témoins qui leur ont confié leurs souvenirs et ouvert leurs albums de famille. Ils ont consulté les archives, interrogé des historiens. De cette part de l’histoire dont l’Université de Strasbourg est l’héritière, ils ont tiré ce récit multimédia.
Elections générales
Le 3 octobre prochain, les 3,1 millions d'électeurs de Bosnie choisiront les membres de la présidence tripartite du pays ainsi que les représentants du parlement central. Les parlements des deux entités, la Republika srpska (RS) et la Fédération croato-musulmane, seront également renouvelés. Les citoyens de RS choisiront leur président, et ceux de la Fédération, les députés des dix assemblées cantonales.
Départ du Haut-représentant
Les accords de Dayton ont placé la Bosnie sous le protectorat d'un Haut-représentant des Nations unies. Envisagé dès 2007, son départ a été une nouvelle fois repoussé. Les conditions pour mettre fin à la tutelle internationale, notamment l'inventaire des biens de l'ex-Yougoslavie, ne sont toujours pas remplies. Le mandat de Valentin Inzko, actuel haut-représentant, a donc été prolongé jusqu'au 31 août 2010.
Recensement
La Bosnie-Herzégovine, qui espère intégrer l’Union européenne, est censée organiser un recensement en 2011, comme les 27 pays de l’UE, dix-neuf ans après le dernier. Depuis des mois, les trois communautés ne parviennent pas à s’accorder sur les termes de l’opération. Les Bosniaques redoutent un état des lieux qui reviendrait à avaliser le nettoyage ethnique. Les Croates craignent la mise en évidence de leur déclin démographique et la perte des quotas avantageux d’élus et de fonctionnaires dont ils bénéficient aujourd’hui. Seule la Republika srpska veut procéder à ce recensement et prouver que les Serbes sont désormais le peuple constituant le plus important de Bosnie.
Srebrenica
Le 15 juillet 1995, l’armée des Serbes de Bosnie, sous le commandement de Ratko Mladić, attaque Srebrenica, mise sous la protection de 400 casques bleus néerlandais, et tuent 8000 Bosniaques, surtout des hommes. Les casques bleus n’interviennent pas. Le massacre de Srebrenica a été qualifié de génocide par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. En 2004, le gouvernement de la Republika srpska a présenté ses excuses, avant le parlement de Serbie en mars 2010. Ratko Mladić, Radovan Karadžić et Slobodan Milosević ont été accusés de génocide pour le massacre de Srebrenica par le TPIY. Le premier est toujours en fuite, le deuxième en procès, et le troisième est mort avant la fin de son jugement en 2006.
Dayton
Le 21 novembre, la Bosnie fêtera les 15 ans des accords de Dayton, qui ont mis fin à la guerre en 1995. Signés par les présidents bosnien, serbe et croate de l'époque, sous l'égide des pays occidentaux, ceux-ci partagent le pays en deux entités : la Fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie. Ils instituent la tutelle de la communauté internationale sur le pays, la présidence collégiale rotative de trois membres de chaque communauté, et définissent sa Constitution.
Plus sur le web
L'identité de la Bosnie
Guerre et justice
Vers l'Europe
Autres