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La corruption, principale inquiétude

Que signifie la procédure de déficit excessif ?

La procédure de déficit excessif suit plusieurs étapes. Dans un premier temps, la Commission rédige un rapport, montrant les écueils dans le budget de l'État concerné. En tandem avec le Conseil des ministres, si le déficit excessif est confirmé, elle propose des recommandations pour le combler. L'État membre dispose d’un délai de six mois pour prendre des mesures en conséquence. En cas d'inaction, « si la procédure de déficit excessif est poussée jusqu’au bout, les Etats pourraient se voir infliger des sanctions financières », explique Amandine Crespy, spécialiste de l’économie européenne et enseignante à l’Université libre de Bruxelles. C’est le Conseil de l’UE qui impose les sanctions, à savoir une amende pouvant atteindre 0,05 % du PIB de l’année précédente, qui sera renouvelée tous les six mois jusqu’à ce que des mesures soient mises en place. 

 

Pauline Braunstein et Eva Lelièvre

Relever la Moldavie de sa crise

En avril dernier, le Parlement a appelé à inscrire le droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Une résolution restée lettre morte depuis, car toute modification demande l’accord unanime des États membres. Cet objectif est partagé par l’initiative citoyenne européenne « Ma voix, mon choix », qui recueille aujourd’hui 1 200 000 signatures. Les regards se tournent désormais vers cette ICE, qui oblige la Commission à se saisir de la question pour en faire une proposition de législation. Mais le Parlement et le Conseil de l’UE pourront toujours la refuser, une possibilité à ne pas écarter au vu des nouveaux équilibres politiques à Strasbourg.

Cette feuille de route arrive trente ans après la Conférence de Pékin de 1995, qui avait obligé les 187 États signataires à mettre en œuvre des politiques publiques en matière d'égalité femmes-hommes. Elle semble pourtant n’être qu’un pas timide où la protection du droit à l’IVG fait défaut.

La procédure de déficit excessif suit plusieurs étapes. Dans un premier temps, la Commission rédige un rapport, montrant les écueils dans le budget de l'État concerné. En tandem avec le Conseil des ministres, si le déficit excessif est confirmé, elle propose des recommandations pour le combler.L'État membre dispose d’un délai de six mois pour prendre des mesures en conséquence. En cas d'inaction, « si la procédure de déficit excessif est poussée jusqu’au bout, les Etats pourraient se voir infliger des sanctions financières », explique Amandine Crespy, spécialiste de l’économie européenne et enseignante à l’Université libre de Bruxelles. C’est le Conseil de l’UE qui impose les sanctions, à savoir une amende pouvant atteindre 0,05 % du PIB de l’année précédente, qui sera renouvelée tous les six mois jusqu’à ce que des mesures soient mises en place.

Le rôle des institutions européennes en question

William JEAN - Morgane JOULIN - Zoé FRASLIN

Pauline Moyer et Paul Marcille

L’avortement est donc menacé au sein de l’Union. Si la plupart des pays européens l’autorisent aujourd’hui - il est légalisé ou dépénalisé dans 25 des 27 États membres, en dehors de Malte et de la Pologne -, en pratique, l’IVG reste fortement limitée dans certains pays.

En Italie, où gouverne le parti d’extrême-droite de Giorgia Meloni, la Première ministre a par exemple autorisé des associations anti-IVG à entrer dans les services de santé pour décourager les femmes d’avorter. Par ailleurs, l’objection de conscience permet aux gynécologues de refuser de pratiquer l’avortement, c’est le cas pour plus de 70% d’entre eux. Eleonora Cirant, militante italienne à l’Unione femminile nazionale, évoque d’autres problèmes d’accès : « Au manque d'informations stables et institutionnelles s'ajoute le dysfonctionnement des services, qui de plus ne sont pas répartis uniformément : plus de 40% des structures médicales ne pratiquent pas l'IVG. »

Mélissa Camara précise que ne pas protéger l’avortement, « c’est faire preuve d’une frilosité coupable, quand les droits des femmes reculent un peu partout », en Europe, mais aussi aux États-Unis, avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.

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