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« On a passé un an dehors »

Un recrutement signe que le club se porte bien, même si le club d'Artem Airapov revient de loin. Il y a douze ans, il rédige les statuts de son association, suivi par une quinzaine de boxeurs. « On s’entrainait au parc de la Citadelle, le temps de faire les statuts », raconte l’homme de 43 ans. L’association créée, un gymnase de la ville les accueille quelques temps.

Mais en 2009, lui et ses 17 boxeurs se retrouvent à la rue : il n’y a plus de créneaux horaires disponibles pour eux. « On a passé un an dehors, alors que l’on était affilié à la fédération [française de boxe, ndlr] », se remémore Artem Airapov. Une année pendant laquelle les sportifs retournent au parc de la Citadelle pour leurs entrainements. « Ça a été très dur, reconnaît-il. Mais il y avait toujours douze ou treize bonhommes présents aux entrainements. »

En 2010, tout rentre dans l’ordre, l’AS Corona Boxe est hébergée dans un gymnase de l’Elsau, avant de rejoindre définitivement le Centre sportif sud de la Meinau, un an plus tard.

Deux futurs professionnels 

Cardio-boxe, boxe féminine, école de boxe : aujourd’hui, le club a diversifié ses activités et dispense 16 heures de cours par semaine. En pleine période d’inscription, le club a, pour l’instant, enregistré 80 licenciés pour l’année. Un chiffre qui devrait augmenter dans les prochaines semaines. L’an passé, Artem Airapov et l’AS Corona Boxe comptaient 140 boxeurs. Parmi eux, 16 feront de la compétition en boxe amateur cette année, dont six pour la première fois. Mehdi Soury et Ilyam Alayev, une vingtaine de combats amateurs chacun, visent même une carrière professionnelle.

Hugo Bossard

« Allez ! On accélère ! » Depuis la porte métallique entrouverte, à l’arrière du Centre sportif sud de la Meinau, s’échappent le bruit du pas de course d’une trentaine de boxeurs et boxeuses, et les encouragements des plus investis. Les uns derrière les autres, autour du ring, ils enchaînent footing et pompes. Il est 20 h, vendredi 27 septembre, et ce n’est que l’échauffement pour les sportifs de l’AS Corona Boxe.

Nouvelle saison, nouvelle tête

Appuyé sur une pile de tapis de sol, Damien Ollive observe avec attention. Etudiant en dernière année de licence Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), il boxe en amateur au Boxing Club Schiltigheim. Mais cette saison, dans le cadre de son stage, le jeune homme est le nouveau préparateur physique de l’AS Corona. « Je ne voulais pas tomber dans la facilité. Je voulais aller voir dans un autre club, comment l’on s’entraîne ailleurs, assure-t-il. Je connais l'AS Corona Boxe de réputation. C'est un excellent club, très prometteur. Les boxeurs ont une très bonne technique, ils sont très explosifs et légers. Pour moi, c’est intéressant de m’y adapter. »

Le fondateur et entraineur du club, Artem Airapov, n’a pas hésité à le recruter : « J’ai vu son CV, j’ai vu un gars sérieux, qui veut aller vers cette voie-là. J’ai dit : on y va ! » Pour le premier entrainement du jeune préparateur physique, ce soir-là, le patron des lieux lui confie une dizaine de ses poulains.

Sakher, 27 ans, résident du quartier, est ravi de pouvoir acheter des légumes frais « de meilleur qualité que dans les supermarchés, avec le contact client en plus ». Même s'il ne fait pas de gros bénéfices, Ali revient vendre toutes les semaines, sur ce seul marché du vendredi après-midi.

Emma Conquet

Mais d’année en année, ce rendez-vous hebdomadaire a été déserté, lui laissant le monopole du marché : « Cela fait cinq ans que je suis le seul marchand. »

Le commerçant profite d’une clientèle fidèle. « Je reviens ici, car au marché de Hautepierre, il y a trop de monde et je n’arrive pas à circuler avec la poussette », raconte Halimi, jeune maman de 22 ans. « En plus, le vendeur est sympa, il prend toujours des nouvelles », ajoute-t-elle.

« Dans les années 1980, c’était un grand marché », se souvient Driss Mdihi, président de l’Association des commerçants non sédentaires de Strasbourg (ACNSS). Plus de trente stands s'étalaient sur cette place carrée de Koenigshoffen, avant qu'ils ne disparaissent progressivement. « Le quartier n’est pas assez dynamique, les commerçants ne faisaient pas leur chiffre », explique-t-il. Les clients viennent, pour la plupart, des HLM de la cité voisine. Si Ali s’en sort bien, c’est selon lui grâce à des prix très attractifs . « On est les moins chers du département », se félicite le revendeur avec un brin de malice. 

Hang'art Events est installé dans le batîment des anciennes archives de la ville./ Crédits photos Benjamin Martinez

Un vendredi de pluie battante, en face du centre socioculturel Camille Claus, une dizaine de personnes s’abritent sous les parasols rouges et jaunes de leur marchand. « Vite, vite, ça va couler », s'inquiète Ali Altiparmak. Bâton à la main, son employé dégage l'excédent d’eau qui menace de tomber sur la tête des clients. Ali Altiparmak est primeur dans le Bas-Rhin. Il revend ses fruits et légumes sur six marchés, dont celui du Hohberg depuis 2004.

Depuis début septembre et durant tout le mois d'octobre, Hang’art Events propose tous les week-ends un déstockage massif dans le local acheté en 2017 au 22 route du Général-de-Gaulle.

Objectif : débarrasser totalement le bâtiment de tous les objets accumulés au gré des ventes aux enchères ou des dépôts par les particuliers, mais aussi des mandats délivrés par les services de succession pour vider les maisons.

Ce sont près de 500 personnes qui défilent chaque week-end, affirme Jean, le gérant. Collectionneurs, marchands, passionnés ou simples visiteurs. Comme Morad, qui cherche une lampe : « Je passe tous les jours devant l’endroit pour aller au travail alors je suis venu jeter un coup d’œil », dit-il, ne trouvant pas son bonheur dans un amas de vieilles reliques.

Ici on trouve de tout : luminaires, bibelots de décoration des années 30, petit mobilier : « On aime les choses très symboliques, d'époque et très typées », insiste Jean.

Parmi celles-ci, il nous présente ses trois objets coups de cœur :

 

Créée en 2007 avec son père Shahram, antiquaire depuis une quarantaine d’années, l’entreprise qui organisait brocantes et expositions se prépare à changer d’activité.

Son nouveau projet, créer un espace de « co-brassing ». Un lieu scindé en différents modules capable d'accueillir aussi bien des entreprises que des particuliers afin que chacun puisse brasser sa propre bière « sous l’œil aguerri d’un maître brasseur », précise-t-il, avec ensuite la possibilité faire personnaliser l'étiquette et le pack.

Si père et fils ont commencé les démarches administratives, Ils doivent entamer les discussions avec la mairie : « Il y a beaucoup d’autorisations à obtenir dès qu’on touche à l’alcool », déplore-t-il. A cela s’ajoutent les travaux de réfection et d’isolation qu’ils prévoient d’effectuer.

Cependant l’opération liquidation prend plus de temps que prévu et la crainte de se retrouver avec une multitude d’invendus sur les bras grandit chaque jour. Prévue initialement pour fin septembre, la cessation de l’activité de brocante a été repoussée d’un mois.

 

Robin Magnier

Tous les vendredis, de 14h à 18h, les habitants de Koenigshoffen peuvent acheter fruits et légumes sur la place de la rue Virgile. De ce marché de plein vent, Ali Altiparmak est aujourd'hui le dernier commerçant. 

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