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Contrairement aux idées reçues, la Meinau est un quartier où on peut sortir s’amuser le soir. Le Studio Saglio fait partie de ces lieux. J’ai décidé d’aller y faire un tour avec deux potes pour me faire ma propre opinion.
Damien travaille à l'ESAT, une structure professionnelle pour les personnes handicapeés dans lequel officiait aussi la victime.
La Ville de Schiltigheim, en partenariat avec l'association ATD Quart monde, met en place des actions jusqu'au 20 octobre, pour lutter contre la misère et faire connaître les associations qui agissent sur le terrain. Pour cette deuxième édition, les activités sont dispersées dans différents quartiers de la commune, le but étant d'aller à la rencontre des citoyens.
Estelle Burckel
Jérôme Flury et Mariella Hutt
Quels sont les critères pour décider de démolir un bâtiment ?
Il y a trois raisons pour décider d’une démolition. La première est liée à des raisons urbaines : les bâtiments sont mal placés. C’était le cas de beaucoup de tours qui « fermaient » le quartier. Deuxième raison : les structures des bâtiments ne permettent pas de les réhabiliter ou de les faire évoluer de manière satisfaisante. C’est le cas dans la plupart des logements de la Meinau, comme souvent dans ces grands ensembles qui ont été construits vite. Troisième critère : les bâtiments sont marqués en terme d’image, les gens ne veulent plus y aller, ou ils fonctionnent mal. Quand ces trois conditions sont réunies, je n’ai aucun état d’âme, on démolit.
Beaucoup d'habitants souhaitent rester dans le quartier, mais les logements détruits seront reconstruits ailleurs pour favoriser la mixité. Comment gérer cette contradiction ?
A la Meinau, 70 à 75% des habitants veulent rester dans le quartier. Or, l'objectif affiché du NPNRU est clair : quand on démolit un quartier relégué, il ne faut pas recréer le même genre de lieu au même endroit.
On a donc créé des logements sociaux un peu partout. Leur nombre sur le territoire global de la métropole reste le même. On propose à des gens de rester à la Meinau, mais en-dehors de la Canardière . Sur l’avenue de Colmar par exemple, qui est fortement dotée en habitat social.
Les démolitions, c’est quelque chose d’assez violent, tant pour les habitants que pour ceux qui les décident. Une enquête sociale doit donc être menée en amont. Globalement, on regarde quelle est la demande, quelle est la situation des gens et ce qu’ils souhaitent, et on croise les deux. Il y a un gros travail humain derrière, mais à la Meinau on y arrive bien.
Propos recueillis par Aurélien Gerbeault et Marine Godelier