Le 22 mars, le Rassemblement national emporte la mairie de Saint-Avold en Moselle, une ville d’un peu moins de 15 000 habitants, avec 43,3 % des voix. Devant le parvis de l'hôtel de ville, Hervé Simon sort triomphant, applaudi par la foule. « RN casse-toi, Saint-Avold n’est pas à toi », scande une petite partie des Naboriens et des Naboriennes. Parmi eux, des colistières et colistiers de la liste Saint-Avold ouvrière et solidaire qui a obtenu 6,3 % des suffrages au premier tour. Serge Laly en fait partie. À 58 ans, bien que très critique sur le fonctionnement des institutions démocratiques, il s’engage pour la première fois en politique. Militant de longue date, celui qui fait de l’éducation populaire son « fer de lance », revient sur les raisons de cet engagement.

Serge Laly (à gauche) et Danielle Keiser (à droite) son épouse. © Capture d'écran Youtube, Révolution Permanente
Sources : data.gouv ; insee.fr ; francearchives.gouv.fr
À écouter aussi : Saint-Avold : face brune
MAUD KARST
Édité par Titouan Catel--Daronnat