Un finish de rêve
L’entrée de Khvicha Kvaratskhelia (62e, à la place de Doué) a été l’élément déclencheur du réveil parisien. Paris profite d’abord d’une grosse bourde de Jörgensen, qui voit sa passe interceptée par Barcola. Kvaratskhelia sert alors Vitinha, qui ajuste le gardien danois d’un lob tranquille (74e) pour le 3-2.
Dans les dernières minutes de la rencontre, les joueurs de Chelsea perdent totalement leur football. Le Brésilien João Pedro croit pourtant égaliser une troisième fois à la 80ème, avant de se voir signalé hors-jeu.
Paris, lui, ne fait pas d’état d’âme, et asphyxie son adversaire avec un pressing constant. De passeur, Kvaratskhelia va alors se muer en buteur : le Géorgien marque une première fois d’un bijou en solitaire (86e), puis envoie le Parc des Princes au septième ciel avec un plat du pied délicieux sur un centre d’Hakimi (90e+4). Un final de folie, trois buts d’avance : Paris a un pied et deux orteils en quarts de finale de la Ligue des Champions.
D’autant que si les hommes de Luis Enrique seront au repos jusqu’au match retour à Londres mardi prochain, les Blues reçoivent Newcastle en championnat dès samedi. En attendant, sur leur pelouse, les Parisiens ont déroulé leur jeu et ont su profiter des largesses défensives d’un Chelsea en demi-teinte. On a retrouvé le PSG de la saison dernière, qui s’avance désormais comme l’un des favoris à la reconquête de son titre européen.
Axel Guillou
Edité par Zoé Fraslin
Résumé de la journée d'hier :
[Live terminé] Israël a mené de nouvelles frappes dans le centre de Beyrouth ce jeudi 12 mars. Le nouveau guide suprême iranien, qui s'est exprimé pour la première fois depuis sa nomination, a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé, affirmant qu'il irait « jusqu'au bout » pour se venger des attaques israélo-américaines.
La Ligue des Champions commençait véritablement pour Paris ce mercredi 11 mars au soir. Pour ce premier match de la phase à élimination directe, les hommes de Luis Enrique, qui restaient sur une défaite à Monaco en championnat, se devaient de faire bonne figure face à un Chelsea en forme. Un défi relevé haut la main par les Parisiens, qui ont malmené les anglais malgré quelques erreurs défensives.
Les champions d’Europe en titre ont entamé leur partie avec beaucoup de sérieux. Après une première occasion de João Neves (5e), Dembelé adresse un centre sur la tête du même Neves qui sert Bradley Barcola, battant le portier adverse d’une demi-volée puissante pour ouvrir le score (10e). Sonnés, les Blues de Chelsea se reprennent peu à peu et se montrent dangereux. Le PSG ne courbe pas l’échine pour autant, et Barcola manque le doublé de peu sur une superbe parade de Jörgensen, préféré au gardien titulaire Robert Sánchez.
Mais Chelsea va profiter des erreurs parisiennes pour revenir au score à la 28ème minute. Sur un superbe ballon d’Enzo Fernandez, le Français Malo Gusto est oublié par la défense au deuxième poteau et aligne Safonov du pied droit, 1-1.
Les débats s’équilibrent alors, dans un match toujours très animé et plaisant à regarder. Safonov se mue en sauveur sur une frappe de Palmer, et Ousmane Dembélé part seul en contre sur l’action suivante. À l’issue d’un deux contre deux parfaitement joué avec Hakimi, le Ballon d’or remet les Parisiens devant avant la mi-temps (40e).
Au retour des vestiaires, les joueurs de la capitale ont ensuite semblé tomber dans un faux rythme. Ne frappant aucune fois au but entre la 40ème et la 70ème minute, les coéquipiers de Willian Pacho ont encore vu Chelsea exploiter leurs erreurs pour revenir au score. À la 57ème minute, Désiré Doué perd un ballon au milieu de terrain et permet à Enzo Fernandez d’inscrire un deuxième but pour les Londoniens.
Ce mercredi soir, le Paris Saint-Germain a pris une sérieuse option pour la qualification en quarts de finale de la Ligue des Champions en s’imposant 5 à 2 face à Chelsea au Parc des Princes. Emmenés par un Bradley Barcola remuant et un Khvicha Kvaratskhelia clinique, les Parisiens ont livré une prestation aboutie face à des Blues trop fébriles.
Dès 2013, de nouvelles règles de sécurité ultra-strictes sont instaurées, notamment pour faire face aux risques de catastrophes naturelles. Depuis, les infrastructures se mettent lentement aux normes et rouvrent au compte-goutte – les premières remises en service durables datent de 2015 –, ou attendent d’être démantelées, comme 24 des 54 réacteurs qui peuplaient le pays en 2011.
Un monde en guerre favorable au retour du nucléaire
Conséquence directe de cette chute violente du nucléaire, le Japon a misé majoritairement sur les énergies fossiles pour produire son électricité, alors que le pays importe la quasi totalité de ses besoins en charbon, en gaz et pétrole. Malgré le développement rapide des énergies renouvelables en parallèle, l’archipel perd une grande partie de son indépendance énergétique.
Retrouver de la souveraineté, voilà ce qui motive le plus le Japon à renouer avec son programme nucléaire civil. Avec les guerres en Ukraine puis au Moyen-Orient, les voies d’approvisionnement en énergies fossiles, sont de moins en moins sûres. La récente fermeture du détroit d’Ormuz met en péril le fragile équilibre énergétique japonais : plus de 90 % des ses importations de pétrole proviennent du golfe Persique et les deux tiers doivent passer par cet endroit stratégique.
Un soutien croissant de l'opinion publique
Ce contexte difficile, couplé à des manifestations post-Fukushima qui n’ont abouti ni à la dénucléarisation du pays ni à des victoires électorales des partis les plus opposés au nucléaire, fait que les Japonaises et les Japonais sont devenus favorables à la reprise du programme nucléaire de leur pays. « En 2013, seulement 22 % [...] soutenaient le redémarrage des centrales », explique Gauthier Mouton, chercheur à Sciences Po Lyon, dans un article pour The Conversation. Le dernier sondage en date, publié par l’agence de presse Jiji Press en décembre 2025, indique qu’ils sont maintenant 44,7 % à y être favorables.
Le Japon n’est pas le seul pays à se ruer vers le nucléaire civil, qui connaît une expansion régionale et mondiale. À ce propos, Gauthier Mouton explique : « L’Asie du Sud-Est représente un marché en pleine croissance pour l’énergie nucléaire. L’Indonésie, par exemple, a dévoilé son projet de construction de 20 nouvelles centrales d’ici 2036. » Le 10 mars 2026, l’Union Européenne a affiché une forte volonté de développer le nucléaire civil lors d’un sommet sur le sujet, organisé à Paris par l’Agence internationale de l’énergie atomique. Si le Japon n’est pas le seul à surfer sur cette vague, son pari de revenir à l’atome n’en est pas moins risqué : l’archipel, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, est particulièrement menacé par les tremblements de terre. En novembre 2025, des chercheurs japonais ont estimé entre 75 et 82% la possibilité qu’un séisme de magnitude 8 ou 9 surviennent lors des trois prochaines décennies.
Titouan Catel--Daronnat
Édité par Carol Burel, Gaïa Herbelin et Lucie Porquet