Le Parlement européen a adopté, mardi 10 mars, un rapport d’initiative déterminant les potentielles lignes directrices des États membres pour résoudre la crise du logement. Le texte est le fruit d’un mariage de raison entre PPE et S&D, permettant l’adoption de recommandations qui ne font pas l’unanimité.
« Non à la guerre, oui au droit international », a déclaré Iraxte García Pérez, présidente du groupe socio-démocrate (S&D) au Parlement européen, le mercredi 11 mars. La députée, alignée sur la position du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, a vigoureusement condamné l’opération militaire israélo-américaine lancée contre l’Iran le 28 février. « La guerre menée par les États-Unis et Israël, en Iran et au Liban est pleinement illégale en droit international », a également dénoncé Manon Aubry, co-présidente du groupe The Left, faisant notamment référence à la frappe sur une école à Minab en Iran et l’incursion terrestre israélienne au Liban.
La présence d’Ursula von der Leyen à la session plénière du Parlement européen est rare et sa position controversée. Lundi 9 mars, lors d’un discours aux ambassadeurs européens, elle a affirmé que « l’Europe ne peut plus être la gardienne de l’ancien ordre mondial ». Un propos interprété par les eurodéputés socio-démocrates comme un détournement du droit international. « La question n'est pas de savoir s'il est vieux ou nouveau. », a rétorqué dans l'hémicycle, l'espagnole Iraxte García Pérez. « Le problème est de savoir qui vous autorisez à violer cet ordre.»
Dans le viseur des groupes de gauche : la Présidente de la Commission européenne. Depuis le début du conflit, Ursula von der Leyen prend position sur la guerre sans condamner les agissements israélo-américains, ni prononcer les mots « Israël » et « États-Unis ». Leur attaque a permis d’entrevoir la chute du gouvernement iranien, et cela seul importe, selon elle. « Durant des décennies, l’Ayatollah Khamenei a régné par la violence, l’oppression et la peur. Aucune larme ne devrait être versée pour un tel régime », a-t-elle proclamé dans l’hémicycle de Strasbourg.
La Présidente de la Commission sous les feux des critiques
Pendant que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’étend à tout le Moyen-Orient, le droit international déchire le Parlement européen. La gauche condamne l’illégalité de l’intervention alors que la droite ignore délibérément la question, encouragée par le silence de la Commission européenne.
Roxane Guesdon et Manon Vanier