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Le Parlement européen s’est doté en 2024 d’une commission parlementaire spéciale, chargée d’élaborer des recommandations pour résoudre cette crise. Ce mardi, les députés européens les ont présentées dans un rapport. Ils y incitent l’exécutif européen à augmenter la construction de logements privés et à mettre en place des mesures fiscales, comme un taux de TVA réduit et des taux de crédits avantageux pour faciliter l’accès au logement. 

Sur 53 meurtres idéologiques commis depuis 40 ans en France, 48 sont le fait de l’extrême-droite contre 5 de l’extrême-gauche. Données tirées de l’ouvrage Violences politiques en France, du politologue Xavier Crettiez. © Enora Moreau

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Jackie Fox avec Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, à l’occasion de la journée internationale du droit des femmes. © European Union 2026 - Source : EP

Pourtant, cette stratégie n’est pas sans risques. « Cette posture, elle fait du mal à tout le monde, mais particulièrement à l’Europe », constate le géopolitologue Bertrand Badie. En position de faiblesse par rapport aux superpuissances, la défense du droit international lui assure une certaine autonomie, selon lui. « L’UE a fait du droit international sa marque de fabrique. Le jour où elle dira ‘le droit, je m’assoie dessus’, la voix de l’Europe dans le multilatéralisme ne comptera plus beaucoup », conclut-il.

Un deux poids, deux mesures manifeste

60% : c’est le taux d’augmentation des prix des loyers au sein de l’Union européenne sur les dix dernières années, d’après la Commission européenne. Ce constat avait mené sa présidente Ursula Von der Leyen à faire de la question du logement une des priorités pour l’UE. Elle a présenté son premier plan pour l’accès à des logements abordables en décembre dernier. 

Cette distanciation avec le droit international n’est pas inédite. « On accumule les entorses au droit international », explique Denis Bauchard, chercheur à l’IFRI. « Récemment, l’Europe a été particulièrement molle dans ses réactions, voire complaisante sur la guerre à Gaza comme celle en Iran ». Pour lui, le deux-poids-deux-mesures de l’Union européenne pose problème. « L’UE s'indigne de l'invasion par les Russes de l’Ukraine, mais pas de ce qui se passe actuellement contre l'Iran. C'est une politique qui va semer un chaos complet au Moyen-Orient », affirme-t-il. 

Pour autant, les groupes de droite, en particulier le PPE, se sont alignés à la position de la Commission. « Cette attaque ne doit pas se transformer en une guerre complète pour la région. Nous devons lancer un appel pour protéger les civils et respecter totalement le droit international », a annoncé le député Jeoren Lenaers (PPE, droite), sans mentionner les agissements israélo-américains. Comme les conservateurs, il a souligné l’enjeu de la sécurité européenne, de la défense de Chypre et des répercussions de la guerre sur le coût de l’énergie. Le groupe libéral Renew Europe lui a emboîté le pas, bien que sa présidente, Valérie Hayer, ait insisté sur l’importance de la menace Donald Trump pour l’UE.

La Charte des Nations Unies et les traités internationaux, mis en place après la Seconde Guerre mondiale, obligent les États à respecter certaines règles, telles que l’intégrité territoriale des États et l’interdiction d’effectuer des frappes directes sur des civils. « L’Europe doit se tenir aux côtés des peuples, pas des marchands de mort, ni des génocidaires », a affirmé Manon Aubry.

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