Après les résultats bouleversants des élections régionales en Saxe-Anhalt, des voix s'élèvent pour demander le retrait du chancelier Friedrich Merz. Ce week-end pourrait être déterminant pour son parti.
Le mécontentement et la pression à l'égard du chancelier Friedrich Merz grandissent parmi les citoyens allemands. Deux semaines après les résultats décevants de la CDU - le parti chrétien-démocrate du chancelier - et la victoire de l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, aux élections régionales en Saxe-Anhalt, la situation s'aggrave. Depuis plusieurs semaines, les voix au sein de la CDU qui réclament le départ du chancelier deviennent plus bruyantes.
Clara Nathusius, membre de l’Union Jeune, l’organisation de jeunesse de la CDU, est la plus forte d’entre elles. Dans une interview pour le magazine télévisé Bericht aus Berlin, elle dit que la CDU « a perdu sa crédibilité et le parti doit déterminer quelles sont ses positions ». Elle estime qu'il n’est pas possible de remporter les élections avec Friedrich Merz.
Fausses promesses électorales du chancelier
Selon une majorité des citoyens, le chancelier serait également responsable des mauvais résultats de la CDU aux élections régionales en Saxe-Anhalt début septembre. Lors de cette élection, le parti chrétien-démocrate a obtenu 18 % des suffrages. 20 points de moins par rapport aux dernières élections, ce qui ne permet pas au parti du chancelier d’obtenir une majorité.
C'était pourtant la grande promesse électorale de Friedrich Merz : réduire de moitié la progression du parti d’extrême droite. Un an et demi plus tard, l’AfD a réussi son meilleur résultat (44,5 %) dans un Land en Allemagne.
Élections décisives ce week-end
Des élections régionales auront lieu ce week-end dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale, un Land du nord de l’Allemagne. Daniel Peters, le président de ce Land, membre de la CDU, a annoncé que ces élections seront une « lutte existentielle » pour son parti. Selon les sondages, celui-ci ne recueille actuellement que 7 % des voix, face à l'AfD qui en compte actuellement 37 %. En fonction des résultats de la CDU, Friedrich Merz devra répondre à ceux qui le critiquent.
Klarissa Weigel