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La nouvelle médiathèque de Hautepierre a ouvert ses portes au public le 11 août. Résultat d’une fusion des deux anciennes bibliothèques adulte et jeunesse du quartier, elle fait l’unanimité auprès des usagers.
Sons et photos Hélène Capdeviole et Christelle Pravixay
Pensée en 2008 dans le cadre du plan de rénovation urbaine, la nouvelle médiathèque a finalement ouvert ses portes au mois d’août. L’espace fusionne les anciennes bibliothèques adulte et jeunesse à la maison de Hautepierre. Le gain de place est indéniable : de presque 300 m2, le nouveau site s’étale maintenant sur 800 m2. Des services inédits, comme l’espace presse ou la salle multimédia, s’ajoutent aux nouveaux livres commandés au cours de l’été. “Il y avait une volonté de créer un équipement culturel conséquent à la maison de Hautepierre, indique Gabrielle Kolb, directrice adjointe. Avec 85m2 pour accueillir les jeunes, nous ne pouvions plus suivre.”
Le projet ne s’est toutefois pas fait sans mal. Toute la maison de Hautepierre a été bâtie sur les bases d’un ancien supermarché qui contenaient de l’amiante, ce qui a retardé les travaux. L’ouverture officielle, prévue début juillet, a été décalée plusieurs fois avant d’être fixée au 11 août.
Le déménagement a représenté un travail conséquent pour l’équipe. “Lors du calcul du mobilier, nous nous sommes vite rendus compte que nous avions beaucoup trop de documents, explique Gabrielle Kolb. Certains disques, romans, documentaires étaient devenus obsolètes.” Les collections ont été renouvelées, certains ouvrages ont été sortis des rayonnages. Ce travail de “désherbage”, qui se fait tous les étés, a été effectué cette fois-ci de façon plus drastique. Trente mille documents ont également été équipés d’un système d’identification à puce, pour que les utilisateurs puissent les emprunter et les retourner aux automates. “Dans une carrière de bibliothécaire, on participe rarement à une ouverture. Ça représente énormément de travail, mais nous sommes fiers d’avoir pris part à cette aventure, souligne Gabrielle Kolb. Ça a remotivé l’équipe.”
L'inauguration de la nouvelle médiathèque aura lieu le 3 octobre. Photo Hélène Capdeviole.
Un espace pour les adolescents
Victime de son succès, la médiathèque est bien plus sollicitée depuis le déménagement. “Avant, nous devions démarcher les écoles, maintenant ce sont eux qui viennent vers nous”, s’enthousiasme Gabrielle. Selon l’adjointe, la raison de leur réussite tient à l’agrandissement et aux nouveaux équipements. “Ça donne envie, c’est agréable de travailler ici”, estime-t-elle.
Le public, loin d’être surpris, s’est approprié le lieu très rapidement. L’"adosphère”, espace dédié aux adolescents et nouveauté dans le réseau des médiathèques strabourgeoises, a été très vite investi. Seul bémol : l’équipe doit souvent rappeler aux enfants plus jeunes qu’ils n’y ont pas accès. “Ils ont du mal à comprendre que tout l’espace n’est pas pour eux”, constate Gabrielle.
Si l'équipement a ouvert il y a plus d’un mois, derrière les rayons, le déménagement n’est pas complètement terminé. “Nous n’avons rien vu passer depuis l’ouverture, avoue Gabrielle. Ce n’est pas évident de s’approprier un espace tout neuf. Pour le public, la médiathèque roule déjà, pour l’équipe il ne manque plus grand chose.”
L’affluence lors de l’ouverture a prouvé que les habitants du quartier attendaient une offre culturelle plus développée. Ils devraient être au rendez-vous le 3 octobre, lors de l’inauguration en présence des élus. “On m’a demandé un jour si les gens lisaient à Hautepierre. Aujourd’hui, la réponse est toute trouvée”, se réjouit Gabrielle.
Y aller
Maison de Hautepierre, 8, avenue Tolstoï, 67200 Strasbourg - 03 68 98 51 71.
Accès : tram A, arrêt Le Galet ; bus n°17 arrêt Dutzenheim ; bus n°70 arrêt Karine.
Horaires : du mardi au vendredi, de 13 à 18h ; samedi de 10 à 18h.
Hélène Capdeviole et Christelle Pravixay
L'association Entre ici et Mada organisait, samedi dans la salle Kléber de Schilitigheim, une soirée malgache au profit de l’ONG Vozama. Une centaine de personnes s’était réunie pour l’occasion. « Nous proposons plusieurs manifestations dans l’année pour récolter des fonds, explique le président de l’association Frédéric Stecyk. Cela sert à financer l’alphabétisation à Madagascar pour une trentaine d’enfants. »
A mi-chemin entre l’Alsace et la Grande Île, l’association schilikoise servait tartes flambées et bière malgache. Marie-Hélène, Malgache d’origine, vit en France depuis dix ans. Comme chaque année, elle est venue à la soirée organisée par Entre ici et Mada, « pour prêter main forte ». « Nous avons un devoir important quand on est loin du pays, c’est celui de s’impliquer. Nous devons donner un coup de pouce », estime-t-elle.
Dans un coin de la salle, près de l’entrée, Dominique, bénévole depuis sept ans, vend de l’artisanat malgache. Sur son stand, elle propose des petites voitures fabriquées à partir de cannettes, des trousses, mais aussi des sacs brodés à la main. Les objets, ramenés de Madagascar par les membres de l’association, coûtent entre 2 et 14 euros. « Tout est renvoyé là-bas pour aider les enfants », rappelle-t-elle.
Happy Days en alsacien
Pendant le repas, le groupe Tsylef et la chorale Gasy Gospel Singers ont présenté à tour de rôle les rythmes de Madagascar. « Nous avons voulu valoriser la culture malgache, avec des groupes différents », indique Frédéric Stecyk. Gasy Gospel Singers répète à Schiltigheim deux fois par mois, dans l’église protestante de La Trinité. « Nous chantons en français, anglais, malgache ou africain. Nous avons même repris Happy Days en alsacien ! », explique Maryse, présidente du groupe de gospel. La chorale, fondée par des Malgaches, accueille aussi des Français et un Anglais. « Nous sommes 24 choristes et musiciens. Nous sommes polyvalents, chacun amène ce qu’il peut. Et nous recherchons de nouveaux membres ! »
Entre Ici et Mada organisera son habituelle bourse aux jouets le dimanche 8 novembre, à la salle Kléber. Inscription jusqu’au 20 octobre à l'adresse: frederic_stecyk@hotmail.com
Jérémy Bruno et Elodie Troadec
Proposée à l'occasion des journées du patrimoine, une visite guidée du côté français des Deux-Rives nous fait découvrir les jardins éphèmeres ou plutôt ce qu'il en reste. Seize parcelles avaient été inaugurées en 2004 lors du festival horticole qui avait marqué l'ouverture de ce jardin emblématique de l'amitié franco-allemade. Neuf sont devenues pérennes et traitent du thème de l'enfance. Sept sont toujours "éphémères" et plutôt peu entretenus. Un patrimoine négligé qui ne demande qu'à être exploré.
Anna Riva, Nicolas Serve
Jeudi 17 septembre, bénévoles et compagnons d'Emmaüs ont préparé des dizaines de cartons en partance pour le nord de la France. Il y a une semaine, la communauté lançait un appel aux dons pour les migrants de Calais et Dunkerque. A quelques jours du départ, tout le monde s'active pour tout ranger : sacs de couchage, conserves, tapis, vêtements chauds...
Le camion, avec à son bord cinq personnes, quittera Strasbourg mardi, et rentrera vendredi après trois jours passés au côté des migrants.
Aurélie Sipos et Romain Boulho
Maike Herrmann, représentante de l'Office de l'immigration, décrit le parcours adminisitratif d'un migrant à son arrivée en Allemagne.
Erich Jais, responsable du groupe de bénévoles, décrit le fonctionnement et les objectifs de cette structure.
Le destin des réfugiés qui rejoignent l’Europe ne laisse pas indifférents les citoyens kehlois. La réunion du groupe de bénévoles Flüchtlingshilfe Kehl s'est tenue mercredi dernier. Ce collectif aide les migrants dans le début de leur nouvelle vie : ils assistent les familles dans les procédures bureaucratiques, leur apprennent l’allemand ou font don de vêtements. Cette solidarité concrète se révèle nécessaire à la lumière de l’exode sans précédent auquel on assiste aujourd’hui.
La Carrosserie HH ouvre ses portes pour les 32e Journées européennes du Patrimoine ce week-end. Cette année encore, l'équipe spécialisée dans les voitures anciennes attend une centaine de visiteurs au port du Rhin.
Hubert Haberbusch et ses employés exercent une belle profession, et ils comptent le faire savoir. La Carrosserie HH, repaire de voitures anciennes, sera l'un des quelques lieux du port du Rhin à visiter samedi et dimanche pour les 32e Journées européennes du Patrimoine. « On ouvre les portes dès que l'on peut. Toute l'équipe est présente pour expliquer le métier aux visiteurs », annonce Romain Gougenot, un employé.
Le métier, cela fait bientôt quarante ans que Hubert Haberbusch le pratique, maillets et marteaux à la main. L'atelier du 12, route du Rhin-Napoléon, qu'il a fondé, est reconnu dans son domaine, les voitures anciennes : Delahaye de 1949, George Irat de 1946, Talbot de 1957… La carrosserie travaille pour des collectionneurs particuliers, ou des musées comme la cité de l'automobile de Mulhouse. « Les portes ouvertes de ce type, c'est un moment unique, affirme Romain Gougenot, où l'on peut montrer que le métier existe encore, comment il se pratique, et où l'on peut partager notre passion avec le plus grand nombre. » Il n'existe pas de formations spécifiques en carrosserie ancienne : les employés ont au minimum un bac pro en la matière, et apprennent le reste sur le tas -des techniques anciennes à l'utilisation des machines traditionnelles.
Curieux, familles, habitués des Journées du Patrimoine, passionnés de voiture : le public est varié. L'accès à la carrosserie, route du Rhin Napoléon, est un peu compliqué mais le port du Rhin est de plus en plus attractif et les gens viennent de partout, même d'Allemagne. « Certains habitent dans le coin depuis dix ans, et décident un jour, au hasard, de passer la porte de la carrosserie. On est une boîte connue par ici. » Aux périodes d'affluence, une vingtaine de personnes peut être présente dans l'atelier.
Mathilde Loire et Antoine Magallon