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Chaque jour, des tonnes d'acier transitent par le port de Kehl. L'Union européenne exporte 5 millions de tonnes d'acier aux États-Unis chaque année. © Worldsteel Association

Le Parlement s’est réuni mercredi 14 mars pour débattre des mesures à mettre en place après les taxes annoncées par Donald Trump. Le président américain veut imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium.

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L'eurodéputé danois Anders Primdahl Vistisen, mardi au Parlement européen. © Louay Kerdouss

Lors du débat du 12 mars à Strasbourg sur la situation en Syrie, le vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, le Danois Anders Primdahl Vistisen (CRE, conservateurs) a insisté sur l’importance du rôle américain pour trouver une solution à la crise.

Que faut-il faire pour débloquer la situation en Syrie ?

On manque d’un réel leadership. L’administration Obama n’a pas su faire respecter les lignes rouges qu’elles avaient posées. Cela a affecté la position des Etats-Unis au Moyen-Orient et leur crédibilité en tant qu’acteur pour la paix dans la région. Il faut absolument que les Etats-Unis reprennent les choses en mains. C’est indispensable pour arriver à un accord en Syrie.

L’Union européenne est incapable d’agir seule ?

On a besoin d’un pays disposant d’une forte crédibilité militaire pour contrebalancer la présence russe. L’Union ne dispose pas de cet atout, mais peut bien aider autrement comme sur le plan humanitaire. On a déjà voté des résolutions mais leur impact reste minime. La preuve, la trêve humanitaire décidée récemment pour acheminer les aides à la Ghouta n’a pas été parfaitement respectée. On a besoin d’être plus actif sur le terrain et réunir toutes les parties concernées sans exception autour de la même table.

Le départ d’Assad est-il toujours une priorité selon vous ?

Je comprends parfaitement qu’une partie du peuple syrien veuille le départ d’Assad. Mais je pense que l’Europe doit être réaliste. Même si Assad chute, ses partisans seront toujours là. Ils font partie des composantes de la société syrienne. On ne peut pas reproduire le scénario irakien après 2003, lorsqu’on a essayé de remodeler la société locale.Un accord qui respecte la composition ethnique de la Syrie est la bonne issue.

Propos recueillis par Louay Kerdouss

 

En visite cette semaine en France, l’ancien Premier ministre japonais, Naoto Kan a fait mercredi 14 mars une halte au Parlement européen. À l’occasion des sept ans de la catastrophe de Fukushima, il revient sur son engagement contre le nucléaire.

« Naoto Kan était pro-nucléaire, il est devenu anti-nucléaire. » Mercredi 14 mars, au Parlement européen, la député Michèle Rivasi (Verts/ALE) n’était pas peu fière au moment de présenter son invité. Premier ministre du Japon au moment de l’accident de Fukushima, le 11 mars 2011, Naoto Kan était, cette semaine, en voyage en France.

À Strasbourg, Naoto Kan était donc reçu comme un opposant convaincu à l’énergie nucléaire. Interrogé sur le secteur français, l’ancien Premier ministre japonais en a profité pour critiquer la nouvelle génération de réacteurs, avant de poursuivre : « La France est à la croisée des chemins, il faut utiliser l’argent du nucléaire pour développer des industries renouvelables. Je crois que c’est ça la voie de l’avenir. »

L’ancien chef du gouvernement nippon est revenu sur le drame de 2011 : « J’étais persuadé que la qualité de notre technologie mettait le Japon à l’abri d’un accident du type de Tchernobyl. » Quelques jours après l’accident, on lui a transmis « un rapport du pire ». Il y découvre qu’un périmètre de 250 kilomètres comprenant Tokyo aurait pu être évacué, si rien n’avait été fait pour limiter les dégâts. « Ce jour-là, estime l’ancien Premier ministre japonais, j’ai appris qu’un accident dans une centrale nucléaire pouvait provoquer des dommages plus importants qu’une guerre. »

Nicolas Grellier

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L'ancien Premier ministre japonais Naoto Kan s'est exprimé sur le nucléaire. © Mado Oblin

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L'Agence européenne des médicaments va être transférée à Amsterdam © Juliette Mariage

Le transfert de l’Agence européenne des médicaments validé

Le Parlement européen a voté ce 15 mars le transfert du siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA) aux Pays-Bas. Dans le cadre du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’agence doit quitter son siège à Londres pour s’installer à Amsterdam à partir du 30 mars 2019. Agence décentralisée de l’Union européenne, l’EMA est chargée de l’évaluation scientifique, du contrôle et du suivi de la sécurité des médicaments dans l’Union.

Phœbé Humbertjean

Les eurodéputés appellent au respect des droits de l’homme aux Maldives

Les eurodéputés ont demandé, jeudi 15 mars, au gouvernement des Maldives de libérer immédiatement les opposants, les journalistes, et les défendeurs des droits, et de respecter la liberté de l’expression. Le Parlement a aussi appelé à protéger la minorité chrétienne, il a dénoncé la montée de Daech dans l’archipel. En février le président du pays, Abdulla Yameen, a déclaré l’état d’urgence, et ordonné l’arrestation d’un ex-chef de l’Etat et du président de la Cour suprême, ce qui a aggravé la crise politique dans ce pays.

Shaza Almadad

Le Parlement dénonce l’accord de pêche avec les Comores

Les députés européens ont voté jeudi 15 mars, à une large majorité, pour la dénonciation d’un accord de pêche (698 voix pour 10 contre) avec les Comores. Le Parlement européen a estimé que le partenariat avec ce pays situé au large de la côte Est de l’Afrique était un échec. Les députés estiment que le pays n’a pas honoré sa part de l’accord : mettre en oeuvre des mesures de contrôle suffisantes pour éliminer la piraterie dans ses eaux, alors que l’UE y pêche depuis 30 ans, dans le but de participer au développement du pays.

Sophie Bardin

 

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Les eurodéputés de tous bords politiques ont exprimé sévèrement leur mécontentement concernant la nomination de Martin Selmayr. © Mado Oblin

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Le Premier ministre Antonio Costa est venu s'exprimer sur le futur de l'euro © Mado Oblin

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