Devant l’Hôtel de police de Strasbourg ce mercredi 17 septembre, un embouteillage de vélo. Non, ce n’est pas une manifestation de cyclistes, mais une opération de marquage organisée par la police nationale du Bas-Rhin de 12 à 14 heure, en collaboration avec l’association CADR67.
En 2024, à travers le monde, 146 personnes ont perdu la vie pour protéger l’environnement et leur droit à la terre, selon Global Witness. Ce chiffre est en recul par rapport à 2023 – 196 morts. « Cela n’indique pas que la situation s’améliore », explique l’ONG qui pointe que de nombreux cas ne sont pas rapportés, « particulièrement en Asie et en Afrique ».
Mourir pour protéger sa terre
Ces activistes, souvent issus de populations autochtones – 33% – luttaient pour protéger leur terre contre de grands projets industriels dévastateurs pour l’environnement. C’est le cas de Juan López. Comme dans 28 autres cas, cet activiste se battait contre l’implantation d’une exploitation minière installée près de chez lui.« Il militait pour protéger les rivières Guapinol et San Pedro Rivers, qui fournissent en eau une centaine de personnes », relate le rapport. Le 14 septembre 2024, il est retrouvé mort criblé de balles dans sa voiture. Trois ans plus tôt, il avait confié à l’AFP vivre dans l’angoisse depuis qu’il s’était engagé dans ce combat.
Pour lutter contre le phénomène de vol de vélo qui sévit à Strasbourg, la police nationale a organisé mercredi une opération de marquage de vélo en partenariat avec l’association CADR67. L’occasion aussi pour les forces de l’ordre de rappeler les bons gestes à adopter pour protéger son vélo.