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Selon la version officielle, le programme d'aide à la Grèce se montera d'ici fin 2014 à 130 milliards €, dont 28 pour le FMI . Un rapport de la Commission rendu public le 14 mars par l'agence Reuters établit que le montant de l'aide à verser dans le cadre de ce second programme sera beaucoup plus élevé, oscillant entre 164,5 et 173,6 millards selon la périodisation retenue (voir tableau) .

Sur les 110 milliards € du premier plan décidé en mai 2010, 37 milliards (1), dont 9,9 pour le FMI, n'ont toujours pas été versés. Ce reliquat est pris en compte dans les ressources affectées au second programme d'aide, et vient s'ajouter aux 130 milliards annoncés. En clair, d'après le rapport de la Commission, l'Eurogroupe et l'institution de Washington vont en réalité prêter 164,5 milliards € à la Grèce entre 2012 et 2014, dont 112 dès cette année. Selon l'échéancier fourni par la Commission, la contribution du FESF s'élèvera à 144,7 milliards, et celle du FMI à 19,8 milliards.

Ces contributions publiques, pourtant, ne devraient pas suffire à satisfaire aux besoins estimés pour ces trois années. Si la réussite de l'opération PSI (Private Sector Involvment) devrait lui permettre d'effacer 107 milliards de sa dette, le Trésor grec, selon ce document, aura sur cette période besoin de 178,6 milliards d'euros pour rester sur la trajectoire d'une dette ramenée à 117% du PIB en 2020. C'est à Athènes qu'il incombera de trouver les fonds manquant. Ils devront provenir pour l'essentiel de privatisations, dont la Commission prévoit qu'elles rapporteront 11,8 milliards d'euros.

Palestine: Tsahal doit rendre l'antenne

15 mars 2012

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Les forces de sécurité israéliennes doivent immédiatement restituer les équipements de deux télévisions palestiniennes, saisis en violation des accords d'Oslo, jugent les eurodéputés.

Les doubles comptes du programme d'aide à la Grèce

17 mars 2012

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Chiffré à 130 milliards d'euros et approuvé par l'Eurogroupe mercredi, le second plan d'aide à la Grèce sera en fait d'un montant sensiblement supérieur, selon un rapport de la Commission europénne.

Evelyne Gebhardt est membre de la SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschland) et Axel Voss, membre de la CDU (Christlich Demokratische Partei Deutschlands), section locale de Bonn..

Liaisons dangereuses au Pays Bas

15 mars 2012

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Le Parlement condamne le site Internet du Parti de la Liberté (PVV) néerlandais, "contraire aux valeurs européennes fondamentales". Le gouvernement doit prendre les sanctions qui s'imposent contre cette composante de ...

Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen, mercredi 14 mars, dans l'hémicycle.

                             Photo : Baptiste Cogitore/Cuej

Un statut plein de ressources

Ils sont treize à pouvoir se targuer du statut d' europarti en 2012. À ce titre, ils se partageront 18 900 000 € de subventions du Parlement européen – une aide versée depuis 2004. Selon le règlement qui encadre leur statut, 15% de ces crédits sont dsitribués également entre tous les partis. Les 85% restants sont répartis proportionnellement aux nombres d'élus au Parlement européen.

Pour avoir accès à ce statut, les « partis politiques au niveau européen » doivent prouver leur représentativité dans au moins un quart des Etats membres, leur respect des principes communautaires fondamentaux, et leur participation aux élections européennes. Ils ont également une obligation de transparence : ils doivent publier leurs recettes et dépenses chaque année, et déclarer leurs sources de financement.

Le Parlement couvre ainsi jusqu'à 85 % de leurs dépenses, essentiellement des de fonctionnement : réunions, publications, études, frais administratifs, de personnel et de déplacement. Lors des campagnes électorales européennes, ces fonds  ne peuvent servir à financer des partis ou candidats nationaux. Ils doivent uniquement être affectés à des dépenses liées à un programme politique européen.

Depuis 2008, le Parlement subventionne aussi les fondations politiques, laboratoires d'idées et instruments de propagande des europartis. Leur fonction est de nourrir le débat politique, et d'effectuer des activités de recherche et de communication. Cette année, douze fondations européennes se répartissent ainsi 12 000 000 € supplémentaires.

 

L'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), présidée par Bruno Gollnisch, est devenue le 13 février 2012 un « parti politique au niveau européen ». À la clef : 289 266 € de subventions communautaires pour 2012. Cette décision a déclenché une bronca de protestations chez les eurodéputés. Le britannique Claude Moraes (S&D)  a notamment appelé à son « boycott ».

« J'ai voté contre ces financements »

« C'est leur conception de la démocratie ? », réagit Bruno Gollnisch, en mettant en avant le caractère européen de sa formation politique. « Nous ne sommes pas les barbares que nos adversaires dépeignent, ni des nationalistes au sens étroit du terme. Nous avons des parlementaires légalement élus et nous sommes plus fidèles aux valeurs européennes que nos adversaires », a-t-il déclaré à Cuej.info.

Quant aux subventions, il juge certaines « scandaleuses », pointant du doigt les plus de six millions d'euros accordés au Parti populaire européen – l'europarti, à ne pas confondre avec le groupe politique. L'ex-candidat à la présidence du Front national affirme même  avoir voté « contre ces financements ». Son opposition se fondait alors sur les écarts d'allocations produits par la règle de répartition choisie – 6 482 715 € au PPE contre 241 807 € pour les EUDemocrats –, mais aussi sur une résistance idéologique : « Pourquoi des électeurs-contribuables devraient financer des partis contraires à leurs idées ? »

Pas question pour autant de faire une croix sur la somme qu'il s'est vu attribuer : « Ces crédits – 300 000 € pour 2012 – serviront à faire connaître nos opinions et notre combat ». Preuve de l'activité européenne qu'on lui conteste, l'AEMN a même tenu il y a quelques jours une réunion pour planifier ce budget.

Une réserve cependant:  lorsqu'on lui demande si l'AEMN est bien un « parti politique européen », Bruno Gollnisch préfère répondre que ce n'est qu'une « alliance » .
Un europarti ? « À l'intérieur d'un mauvais système, c'est ce qui permet de rassembler des armes. »

Clément Lacaton et Chloé Mahier

La répartition des subventions du Parlement entre les europartis pour l'année 2012 a été arrêtée
le 13 février. Une nouvelle formation, présidée par le Français Bruno Gollnisch,
fait son entrée dans le club.
Certains députés appellent à son boycott.

 

L'Alliance européenne des mouvements nationaux

Fondée en Hongrie en 2009, elle regroupe une dizaine de partis nationalistes de l'Union – en particulier le Front national français, le Jobbik hongrois, et le British national party. Jusqu'en 2011, elle ne remplissait pas les critères nécessaires à la reconnaissance du statut officiel de parti politique au niveau européen. Ce n'est qu'avec l'adhésion d'un député lituanien que l'AEMN a pu répondre à l'un des principaux critères – avoir des élus dans au moins sept Etats membres. Deux autres formations européennes d'extrême droite, l'Alliance libre européenne et l'Alliance européenne pour les libertés, sont reconnues et subventionnées par le Parlement européen.

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