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Ce quotidien paisible est déjà menacé par le stationnement sauvage, un phénomène - inévitable les jours de match - qui pourrait encore s’accentuer, malgré la campagne de verbalisation menée dans le secteur depuis le début de l’année. "On avait 18 000 places autour du stade, il y en aura moins", confirme Frédéric Thommen, directeur de l’architecture et du patrimoine à l’Eurométropole de Strasbourg.

Les collectivités misent sur l’augmentation de la fréquence des tramways, une meilleure accessibilité piétonne et cyclable au stade et la redynamisation de la gare Krimmeri-Meinau pour diminuer la part de spectateurs venant en voiture, qui s’élève à 71 %. "On fait ce pari parce qu’on est sûr de le gagner", garantit Frédéric Thommen.

Depuis 2017, la pasteure d’origine allemande Ulrike Richard-Molard est à la tête de l’église protestante de la Meinau. Derrière l’image froide qu’elle renvoie se cache une ecclésiastique extrêmement active, prête à défendre les causes qui lui tiennent à cœur. 

Camille Fraioli et Clara Gross

La partie nord des Villas en 2026, après la restructuration du stade et l'apparition de la fanzone. © François Bertrand et Aryel Camus

"La Ville nous dit qu’elle va essayer de réfléchir à conserver la mixité sociale dans notre école. On est forcément un peu inquiet, mais on attend de voir le résultat", confie Emmanuel Schmitt.

Arthur Guillamo
Kenza Lalouni

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Francis Fischer épaule son fils Florent dans leur agence immobilière, rue du Général-Offenstein. © Louisa Chausse-Dumont

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De jour, Mehdi Belabassi a l'habitude de servir des travailleurs. De nuit, ce sont plutôt des gens de passage. © Abel Berthomier

Le statut prioritaire présente cependant des avantages aux yeux de certains parents : depuis 2019, les classes de grande section, de CP et de CE1 sont dédoublées. "À l’école privée, ils sont 30 dans les classes, nous, on est au maximum à 16", note Stéphanie Maurer, directrice par intérim de l’école élémentaire de la Meinau. Ces effectifs réduits en inciteraient certains à maintenir leurs enfants à l’école de la Meinau, en raison de meilleures conditions d’apprentissage.

 

L’horizon du collège pousse des familles à partir dans le privé dès le CM1 ou le CM2. L’établissement de secteur Lezay-Marnésia étant victime d’une mauvaise réputation, des parents souhaitent y échapper coûte que coûte. Même si "c’est cher", Olivia, qui habite rue de la Canardière, compte mettre ses quatre enfants à l’école privée. C’est aussi le cas de Khalide, domicilié sur l’avenue de Colmar, qui souhaite y inscrire son fils "peut-être une année avant" la fin de l’école élémentaire, afin de lui assurer une place à l’entrée en sixième.

Jusqu’au début des années 2010, l’école de la Meinau était une école d’application. Autrement dit, ses enseignants étaient des maîtres formateurs. Même si aujourd’hui elle a perdu cette fonction, elle conserve un certain prestige aux yeux des parents.

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