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Y aura-t-il de l’eau demain ?

Quand certains pays commencent seulement à se poser la question, la Jordanie est presque à sec. Dans un pays déjà désertique, les ressources s’amenuisent. La mer Morte disparaît, le Jourdain s’assèche, les nappes phréatiques se vident et les Jordaniens scrutent le robinet.

L’eau est un gage de stabilité régionale. La Jordanie doit composer avec ses voisins, notamment Israël dont dépend son approvisionnement en eau. 

Mais c’est aussi un enjeu national. Le gouvernement rationne l’eau, délègue une partie au privé et les inégalités se creusent.

Des terres agricoles d’Irbid à la station balnéaire d’Aqaba, en passant par la bruyante capitale Amman, le royaume cherche des solutions. Projet après projet, échec après échec, immersion en 4 épisodes en Jordanie où chaque goutte compte. 

Un podcast des étudiants du CUEJ, en partenariat avec les étudiants jordaniens de l’Institut des Médias de Jordanie, Roya Académie et l’Université de Jordanie.

 

La nappe d'Al-Disi au sud de la Jordanie, alimente un habitant sur deux à Amman, la capitale, grâce à des usines de pompage.

© Salomé Martin 

Le fleuve Jourdain marque la frontière entre la Jordanie et Israël, depuis la signature du traité de paix de Wadi Araba en 1994. 

© Robin Schmidt

La Jordanie a la gorge de plus en plus sèche. Sur le podium des pays les plus pauvres en eau, elle partage ses maigres ressources avec les États frontaliers, notamment Israël dont elle est aujourd’hui dépendante. Mais le puissant voisin tient le robinet d’une main ferme. Entre ses besoins en eau et son soutien fraternel à la Palestine, la Jordanie est tiraillée.

Nadeen ALSHAER, Salomé MARTIN et Robin SCHMIDT

C’est le dernier grand blockbuster tourné en Jordanie après Star Wars et John Wick. Avec pour l’instant deux films, l’aventure Dune n’est pas encore finie. Un troisième volet est attendu. Des projets qui sont une bonne nouvelle pour l’économie du pays et particulièrement le secteur du tourisme. Après la sortie de Seul sur Mars en 2015, l’office du tourisme jordanien a créé des camps reproduisant ceux du film dans le désert.

Malgré les difficultés financières, les réalisateurs jordaniens se fraient un chemin dans les grands festivals cinématographiques internationaux comme la Mostra de Venise et plus récemment le festival de Cannes. En 2023, Inchallah un fils signe la première sélection cannoise pour un film jordanien. Mais attention c’est bien dans une sélection parallèle que le film a été présenté : la Semaine de la Critique, créé par le Syndicat français de la critique de cinéma.

La saga Dune, réalisée par Denis Villeneuve, musique composée par Hans Zimmer

Le film du réalisateur britannico-jordanien raconte l’histoire d’un petit garçon bédouin de huit ans grandissant dans le désert du Wadi Rum pendant la Première Guerre mondiale. Tourné en grande partie avec des acteurs non-professionnels, il s’agit d’une co-production entre quatre pays : le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis, le Qatar et la Jordanie. Les fonds étant souvent insuffisants pour financer les films locaux. Le film devient, en 2016, le premier film jordanien à être nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. 

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